70939487_2211f2f1ca_bL’eau potable est un trésor précaire, en quantité et en disponibilité. Le photographe Ashley Gilbertson a réalisé un reportage pour UNICEF afin de documenter la consommation d’eau des familles à travers le monde:
https://www.unicef.be/fr/leau-une-affaire-de-famille/?utm_source=Houselist&utm_medium=Email&utm_campaign=Newsletter2016#

Si certaines familles doivent se contenter de 100 l par jour et par personne (voire moins), dans nos pays développés, cela peut atteindre dix fois plus.

Il est toujours surprenant de parler de préserver les ressources en eau potable en Belgique… Avec tout ce qu’il pleut. Et pourtant, l’exemple de la nappe des calcaires carbonifères du Tournaisis nous fait prendre conscience que notre drache nationale n’est pas une garantie de recharge suffisante des aquifères. Et si ce n’était que cela… Mais encore faut-il que nous parvenions à éviter de trop polluer nos ressources!

Si la Belgique n’est clairement pas en état de précarité hydrique, il est important de conscientiser à quel point la protection et l’usage raisonné de cette ressource est important.

L’image vient du profil de Shai Barzilay sur Flickr.

Enluminure d’un antiphonaire, XVème siècle, signé Dominicus Boñ.

Le Christ est ressuscité! Alléluia!

bassin_bio_clarif_ligne1Les Journées Wallonnes de l’Eau, c’est (notamment) l’occasion de visiter plein de stations d’épuration! Alors cette année, j’ai jeté mon dévolu sur… Herve!

Herve s’est en effet dotée il y a quelques années d’une station flambant neuve (AIDE), remplaçant l’ancienne qui datait des années 80. Avec ses 36.500 équivalent-habitants, elle a une capacité double de l’ancienne. Sur deux lignes parallèles, le traitement biologique s’opère dans un bassin annulaire entourant un clarificateur. D’après le guide lors de la visite, d’ici le moi de mai, les boues produites par la station pourront être valorisées en agriculture.

Sur le sujet de la valorisation des boues, lisez aussi mon article d’octobre 2015: http://geocolas.be/Nicolas/2015/10/25/les-boues-de-station-depuration-dechet-ou-ressource/

La photo illustre le traitement biologique et, au centre, un clarificateur, pour l’une des deux lignes de la station d’épuration de Herve.

Le numéro de mars 2016 de Test-Achat se penche en trois pages sur l’eau potable, et donne son verdict: elle est très bonne à boire!

Le contenu de l’article semble pourtant mi-figue mi-raisin, avec un discourt du style: « l’eau du robinet est d’excellente qualité, mais elle peut contenir plein de saloperies et les femmes enceintes ne devraient pas en boire ». Une chose est sûre pourtant: ils ont analysé 44 prélèvements d’eau potable, mais pas une seule eau en bouteille! C’est donc à se demander sur quelle base on estime la qualité de l’eau du robinet (par rapport à quelle autre eau, donc) …

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Depuis cette semaines, nous sommes tontons! Félicitations aux heureux parents!

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L’image vient du portofolio de Enokson sur Flickr.

AoEDSAge of Empires II est un excellent jeu vidéo. Quel rapport avec le titre de l’article? Et bien, j’ai récemment joué à la version DS, et la campagne de tutorat est basée sur (la partie militaire de) la vie de Jeanne d’Arc. Du coup, ma curiosité à été piquée, tant les faits historiques sont déjà si sensationnels… Alors quand on ajoute la légende dorée en guise de glaçage, quel régal!

Pour mon anniversaire, mon tendre époux m’a offert un ouvrage d’anthologie sur le sujet.

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Oui, enfin… Au moins avec ça, je ne vais pas me perdre. Et c’est d’ailleurs une excellente base pour un projet que nous avons dans les fourneaux!

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C’est enfin cet événement tant attendu de l’année : la facture de régularisation pour la consommation d’eau ! C’est en effet à cette occasion que la société qui vous approvisionne en eau potable (dans mon cas la SWDE) vous explique le fractionnement des coûts.

  • Comme vous pouvez le voir, la fraction la plus large correspond au CVD (coût-vérité distribution), qui peut varier en fonction de votre localité. Selon la SWDE, ce coût ne devrait pas augmenter avant 2017.
  • Vient ensuite le CVA (coût-vérité assainissement), qui couvre le prix de l’épuration des eaux usées. Dans la pratique, les installations nécessaires à l’épuration ont été financées par de grand emprunts, qui sont remboursés par le CVA.
  • La TVA est de 6 % de la somme des autres parts, soit 5,66 % de ma facture.
  • Le fifrelin qui reste est la participation au Fond Social de l’Eau, qui intervient dans le paiement de la facture d’eau des personnes qui n’ont pas les moyens de la payer (et qui en font la demande).

72820497_9dce572471_bHeureusement que Noël a duré 12 jours! Cette période heureuse de l’année nous a aidé à affronter la lettre de refus que nous avons reçu de l’agence d’adoption Emmanuel Adoption. Pour quels motifs?

  1. Nous serions trop intellectuels que pour pouvoir nous occuper d’un enfant avec une déficience mentale. Cherchez l’erreur.
  2. Nous ne serions pas assez différents l’un de l’autre. Sachant que Georges est d’origine roumaine et moi né en Belgique, qu’il a étudié la théologie et moi les sciences, qu’il s’amuse en lisant des dictionnaires et moi en jouant,… Quand nous nous sommes rencontré (il y a 10 ans!), tous ceux qui nous connaissaient étaient tout étonnés que deux hommes si différents se mettent ensemble.
  3. On reproche à Georges d’avoir eu une enfance difficile avec ses parents. Alors qu’ils sont venus ensemble à notre mariage, que ma belle-mère vient depuis la Roumanie jusqu’à Saint-Servais plusieurs fois par ans, que Georges n’en est pas mois un homme équilibré,…

Certains nous reprocheront peut-être de nous être jetés dans la gueule du loup lorsque nous nous sommes adressé à un agence qui affiche son appartenance catho romaine, et où l’on nous a expliqué, dès le premier rendez-vous, qu’ils avaient des réticences par rapport à l’adoption par des couples de même sexe. Comment donc ne pas voir ces insensés arguments de refus comme de maladroites excuses pour refuser la candidature d’un couple gay? Seulement voilà: nous croyons en l’utilité des lois belges de lutte contre les discriminations, et nous pensons qu’elles s’appliquent à tout le monde, indépendamment de leurs convictions personnelles.

L’image vient de la page de midiman sur Flickr.

3009300486_3ddb556466_zOn a tant et si bien chanté que la Walonnie était « riche en eau » que beaucoup de gens ont fini par croire que nous disposions de réserves inépuisables en eau potable. C’est pourtant loin d’être le cas, comme l’illustre le cas de la nappe des calcaires carbonifères du Tournaisis : son niveau a tant chuté depuis la dernière guerre (atteignant un baisse de 1 à 2 m par an au plus fort de la crise), que des mesures ont du être mises en place pour l’épargner. Car, en effet, si l’on pompe plus vite qu’elle ne se recharge, un nappe aquifère se vide ! Pour répondre au besoin grandissant en eau potable, des stations de potabilisation des eaux de surface (lacs et rivières) apparaissent partout dans le monde depuis des décennies, et notamment chez nous. Un cas des plus impressionnants est celui de la station de Lustin, opérée par Vivaqua, qui alimente Bruxelles et la Flandre depuis les années 70. Et pourtant, bien des gens ont tendance à voir l’eau potabilisée en station comme une eau de moindre qualité, voire même de qualité douteuse… Alors qu’elle est sujette à des normes bien plus strictes que l’eau en bouteille !

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Et que dire alors de ce projet Californien de potabiliser l’eau des égouts, rapportée dans le Los Angeles Times ?

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Que l’on ne se leurre pas : c’est déjà en application dans certaines villes du Texas. Ces régions font face à des sécheresse telles qu’il ne reste plus d’autre solution pour assurer une provision suffisante en eau potable. À cette approche, se heurte ce que les américains appellent le « yuck factor », ou « facteur beurk » en français. On aura beau expliquer que les eaux usées sont d’abord traitées en station dépuration, avant de passer par une station de potabilisation, beaucoup de gens gardent une réaction de rejet qui tient plus du réflexe hygiéniste que de la réflexion sensée. Pourtant, l’article du Los Angeles Times fait remarquer que, déjà à l’heure actuelle, on potabilise de l’eau des rivières qui reçoivent, en amont, des effluents d’eaux traitées en station d’épuration. Et oui : on n’appelle pas ça « le cycle de l’eau » pour rien… Tiens, justement : la station d’épuration de Godinne (9800 équivalents-habitant) rejette ses effluents dans la Meuse, à 4 km à vol d’oiseau en amont de la station de potabilisation de Lustin.

En 1995, le film Waterworld s’ouvrait sur une scène où Kevin Costner faisait pipi dans un récipient, puis utilisait un filtre sommaire pour en faire de l’eau potable qu’il buvait directement. D’aucun ont alors demandé : mais s’il est sur l’océan, pourquoi ne potabilise-t-il pas plutôt l’eau de mer ? Et bien tout simplement parce qu’il est bien plus efficace, techniquement aisé, et meilleur marché de potabiliser de l’urine (ou des eaux de surface, ou des effluents de station d’épuration), que d’essayer de désaler de l’eau de mer. Oh, et pour éviter toute confusion : la potabilisation en usine a un niveau technologique vertigineusement plus élevé que la méthode Waterworld.

L’image du chat vient du profil de ju5ti sur Flickr.

Mon mari et moi-même sommes végétaliens.
My husband and I are vegan.

Contrairement à ce que certains vandales de la langue française prétendent, ces deux phrases ont strictement la même signification. Certains voudraient, en effet, introduire en français une distinction entre les termes « végétalien » et « vegan ». Ces personnes s’imaginent que le mot français « végétalien » ne concerne qu’un régime alimentaire excluant tout produit d’origine animale, alors que le terme anglais « vegan » comprend aussi le refus de tous les autres produits d’origine animale tels que le cuir, la fourrure, etc, dans une optique de lutte pour les droits des animaux.

Voyons donc ce qu’en disent les dictionnaires que nous avons à la maison :

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La définition en français provient du Petit Robert, et semble donner raison à ceux que j’attaque. Mais soudain, oh surprise ! La définition de « vegan » en anglais, provenant du Concise Oxford Dictionary, ne couvre que la question du régime alimentaire !

La réalité, c’est que ces définitions et ces dictionnaires sont conçus par des carnistes, pour qui tous les aspects de défense des droits des animaux semblent accessoires. « Végétalien » et « vegan » signifient bel et bien la même chose, peut importe comment on tourne la chose. Idéalement, la définition de ces deux mots dans les dictionnaires devrait donc inclure le refus des produits d’origine animale même en dehors de l’alimentation, et surtout: la défense des droits des animaux.

En revanche, il est très dangereux d’aller inventer une nouvelle classe de personnes (inexistante en anglais, le terme « vegetalian » n’existe pas), qui auraient un régime excluant tout produit d’origine animale, mais qui se ficheraient bien des droits des animaux, et pourraient tout aussi bien porter de la fourrure. Il faut bien être conscient que certaines choses ne commencent à exister qu’à partir du moment où on les nomme, et aucun végétalien ne voudrait voir débarquer ce genre d’extraterrestre, à la façon des « végétariens qui mangent du poisson ».

Une petite anecdote à ce sujet : des prêtres missionnaire, il y a bien longtemps, évangélisaient une tribu. Ils leur apprennent à grand-peine les dix commandements. L’un des articles semble beaucoup poser problème : « tu ne voleras point ». En effet, cette tribu ignorait le concept de vol : pourquoi prendrais-je ce qui n’est pas à moi ? Mais tel un serpent dans le jardin d’Eden, une fois que le concept a été assimilé, le vol est apparu dans cette tribu…