In escam transfert mentium.

Aujourd’hui, en la Fête-Dieu, je vais essayer de détruire deux mythes.

Le premier mythe est le suivant. Des catholiques-romains (et parfois des protestants aussi) regardent les 39 articles de religion des anglicans, les lisent superficiellement, puis ils déduisent erronément que la doctrine anglicane sur l’Eucharistie serait protestante. En effet, l’article 28 dit: «The body of Christ is given, taken, and eaten in the Supper, only after an heavenly and spiritual manner. And the mean whereby the body of Christ is received and eaten in the Supper is Faith.» Comment faut-il interpréter cet article?

Voici l’invitatoire de la Fête-Dieu dans le manuscrit de Tongres (NL-DHk 70 E 4): «Christum regum regem adoremus dominum qui carnem suam et sanguinem in escam transfert mentium (source) Dans le même, l’antienne au Benedictus est la suivante: «Dominus Iesus Christus […] caritatis arte provida pigmenta composuit, quibus lethargicam mentem renovatam cottidie suæ salutis memoria propelleret, qui edentulam plebem, quæ verbum antiquam et æternum principium quasi solidum cibum ruminare non poterat, hoc prædulcissimo confecto liquamine in panis et vini sacramento consuefecit sorbilare» (source), c’est-à-dire «Le Seigneur Jésus Christ, par l’art de la charité, a institué pour la postériorité les signes par lesquels, en vue de soigner l’intelligence léthargique, on perpétuerait quotidiennement la mémoire de son salut, et que le peuple édenté, qui ne peut pas mâcher le Verbe antique, principe éternel, en tant que nourriture solide, absorberait fréquemment, dans le mélange très doux du sacrement du pain et de vin.» Cette antienne, dérivée du traité d’Innocent III sur le sacrement de l’autel, ainsi que l’invitatoire parlent de mens dans son acception tardive d’esprit ou âme. L’hyperbole du peuple édenté indique notre incapacité de communier au Christ, à part à travers les espèces du pain et du vin. L’article anglican, tout en rejetant le mot “transsubstantiation”, qui se trouve dans le traité d’Innocent III, en adopte néanmoins le langage. Autant Innocent III (et l’antienne liégeoise-tongrienne) que les articles anglicans disent la même chose: dans l’Eucharistie, il ne s’agit pas d’une manducation “de boucherie”; la manducation «spirituelle» est opposée non pas à la présence réelle, mais à une manducation charnelle, “de boucherie”.

Le deuxième mythe concerne la Fête-Dieu. On dit, en général, que Thomas d’Aquin en a composé l’office, et du coup, ce serait un premier exemple d’évolution liturgique non spontané. Or les exemples démontrent le contraire. Pour la Fête-Dieu, à part l’invitatoire attribué à Thomas d’Aquin, celui dont je parle plus haut y compris, on en recense d’autres:

  • Omnes_devotiChristum regum regem adoremus dominum, qui carnem suam et sanguinem in escam transfert mentium (source);
  • Venite, comedite panem meum, et bibite vinum quod miscui vobis (souce);
  • Venite ad me, omnes qui laboratis, et ego reficiam vos (source);
  • Omnes devoti pariter iubilare venite Christo, qui toti mundi dat pascua vitæ (source).

Donc, rien que pour l’invitatoire, on a quatre invitatoires différents, spontanés, en plus de celui supposé de Thomas d’Aquin. Si l’on devait prendre en compte toutes les antiennes, ça donnerait beaucoup de résultats. Ceci démontre également que la Fête-Dieu est une fête spontanée, officialisée seulement par la papauté, plutôt qu’une création d’en haut.

Pour la petite histoire, un article démontre que Thomas d’Aquin n’a rien à voir avec ce qu’on lui attribue par rapport à la Fête-Dieu. Au contraire, l’office romain est le résultat, par évolution, d’usages cisterciens, qui semblent avoir eu comme point de départ l’Abbaye des Dunes à Coxyde, qui, elle aussi, a eu comme source la fête liégeoise, ainsi que des dévotions italiennes.

De ce fait, très schématiquement, on devrait voir les choses de la façon suivante. Point de départ absolu: miracle eucharistique de Lancien vers 740, qui a inspiré des dévotions, dont l’apogée a été la Fête-Dieu de Liége en 1246, répandue très vite de Liége à Tongres (et ailleurs dans la région), puis à Coxyde, et enfin de Liége à Rome, en empruntant le matériel liturgique de Coxyde. Bref, la Fête-Dieu avec la fête de la Trinité, qui la précède immédiatement, et avec la fête brugeoise du Saint-Sang, c’est du belge!

 

Spes nostra.

Aujourd’hui en le jour-octave de la Pentecôte, pendant lequel on se penche sur le mystère de la triunité de Dieu, je veux continuer mes digressions sur les emprunts transrituels et interrégionaux, d’un rite à l’autre, dans la liturgie, à travers un cas concret lié à la Trinité.

He_elpis_mouDans la légende dorée de saint Joannice ou Jeannice, il est dit que ce saint récitait l’antienne suivante: Ἡ ἐλπίς μου ὁ Πατὴρ, καταφυγή μου ὁ Υἱός, σκέπη μου τὸ Πνεῦμα τὸ Ἅγιον, Τριὰς Ἁγία, δόξα σοι. («Mon espérance est le Père, mon salut est le Fils, mon refuge est l’Esprit Saint; Sainte Trinité, gloire à toi.») Bien entendu, l’auteur de la légende dorée a mis dans la bouche de son personnage une antienne qu’il avait entendue auparavant. Mais, grâce aux lecteurs de la légende, cette antienne a pénétré dans l’octoèque mineur, livre liturgique byzantin (chanté comme ici).

spes_nostraMais quelle est l’origine de cette antienne? On trouve dans les livres occidentaux l’antienne suivante: «Spes nostra, salus noster, honor noster, o beata Trinitas!» Dans celle-ci, spes fait implicitement référence au Père, salus au Fils, honor au Saint-Esprit. Donc, le transmetteur populaire a ajouté des gloses, pour que la référence à la Trinité soit explicite. Pour finir, beaucoup d’antiennes des fêtes finissent soit par «alléluia», soit pas «gloire à toi», chose qu’on a aisément ajoutée ici.

Et c’est ainsi que l’antienne se retrouvée sous la plume du rédacteur de la légende de saint Jeannice, où le pluriel a été réduit au singulier, comme cela arrive souvent dans des petites prières récitée par les moines.

Ma seule interrogation concerne la mutation de honor, «honneur», à σκέπη, «refuge, abri.» J’ai deux hypothèses, qui, d’ailleurs, ne s’excluent pas mutuellement. Soit les Byzantins ont été sceptiques à la notion romaine de honor (cf. les critiques byzantines à l’adresse de saint Anselme), et ont donc dû la remplacer par quelque chose d’autre (cf. dans le canon romain, les «mérites» des saints sont devenus «intercessions» dans les versions byzantines); soit honor, pour autant qu’il fût admissible par les Byzantins, n’est rendu en grec que par πίστις, «foi», que l’on a peut-être voulu éviter ici.

Alternativement, l’antienne aurait pu exister en grec d’abord (mais pas dans le rite byzantin, car autrement elle se trouverait dans le rite byzantin dans une forme plus primitive). Dans ce cas, le traducteur latin a eu du mal à traduire σκέπη, en comprenant «regard», et à cause de la difficulté de la traduction d’une telle notion, ce qui expliquerait aussi καταφυγή → salus. Ou encore, entre le latin et le grec il y a dû y avoir une langue intermédiaire, où les notions de refuge et d’honneur sont proches.

Adesto sancta Trinitas & Pater sancte.

En ce jour-octave (clôture) de la Pentecôte, en lequel on médite sur le mystère de la triunité de Dieu, je vous propose la traduction de deux hymnes que je n’ai pas traduites précédemment, à savoir Adesto sancta Trinitas et Pater sancte.

Adesto sancta Trinitas


Sois avec nous, ô Trinité,
Divine essence en unité,
Distincte de ta création,
Principe sans interruption.

Dieu saint, le chœur des cieux te loue;
Au ciel, sur terre et en-dessous,
Tes créatures réunies
Te prêchent, Trinité bénie.

Et nous, devant toi assemblés,
Tes serviteurs, de dons comblés,
Joignons nos hymnes et nos vœux
À ceux qui chantent dans les cieux.

Lumière trine en un rayon,
Dieu triunique te croyons,
En confession d’unique foi,
Unique Oméga et Alpha.

Au Père inengendré honneur;
Au Fils seul-engendré grandeur;
Au Saint-Esprit louange due:
Un Dieu aux siècles absolus. Amen.

Pater sancte


Ô Père très saint, qui d’amour abondes,
Ô Fils Jésus Christ, qui créas le monde,
Ô très saint Esprit, qui les âmes sondes,
Un Dieu immortel,

Sainte Trinité, unité intense,
Vraie divinité, ô bonté immense,
De tout orphelin tu es la défense,
Et l’espoir du ciel.

De tes serviteurs, de tes créatures
Monte vers les cieux la louange pure;
Reçois de nos voix gloire sans mesure,
Devant ton autel.

Au Père très bon, lui qui nous anime,
Au Verbe fait chair, vers qui vont nos rimes,
Et à l’Esprit Saint, gloire et toute estime:
Dieu trine éternel.

L’Église épiscopale écossaise et le mariage pour tous.

Je viens d’apprendre que l’Église épiscopale écossaise (membre de la Communion Anglicane) vient de se prononcer en faveur du mariage pour tous.

Plus exactement, c’est le synode ou assemblée générale de cette Église-là qui s’est prononcé en faveur, et la décision sera implémentée l’année prochaine. Bref, tous les prêtres pourront solenniser des mariages à l’église même pour des couples de deux hommes ou deux femmes, mais aucun prêtre n’y sera contraint par motif de conscience.

Depuis quelque temps déjà, dans l’Église épiscopale écossaise, les prêtres peuvent être mariés avec quelqu’un du même sexe.

(Détails ici.)

Odonymie namuroise.

Voici la lettre que je viens d’envoyer à l’échevin Luc Gennart de la commune de Namur, à la Commission royale de toponymie et au Service des langues endogènes:

Mr l’Échevin, Mesdames et Messieurs,

L’écrivaine gembloutoise Chantal Denis, dans son roman Quî ç’ qu’ a touwé JFK ? pose la réflexion suivante : le boulevard Ad Aquam à Namur a été renommé Baron Huart, alors que quasi personne ne sait qui était le personnage en question – et cet hommage ne l’a en rien rendu plus illustre ou mieux connu. Les réflexions suivantes me sont venues en rentrant de la Fête aux langues de Wallonie.

Nos rues se sont progressivement encombrées de références à toutes sortes d’hommes et de femmes illustres à des degrés divers et variés. Outre le manque d’efficacité de ces hommages, ils peuvent parfois conduire à des confusions, à la façon des deux rues Dandoy (un nom si courant dans la région) à Flawinne. Mais le plus problématique est que cette avalanche de personnages s’est souvent faite au détriment des noms originaux des rues. Et lorsqu’il s’agit de nouvelles rues, on peut s’estimer chanceux si personne n’a cru nécessaire d’y coller le nom de quelqu’un. Mon courrier, vous l’aurez compris, est un plaidoyer pour le retour à une odonymie en lien avec les lieux, plutôt qu’avec les semi-célébrités plus ou moins locales.

La commune de Durbuy est pionnière en matière d’odonymie wallonne. Un simple coup d’œil sur la carte papier ou sur la carte Google suffit pour le démontrer. Dans la commune fusionnée de Namur, il y a déjà une odonymie wallonophone : Rue des Pitteurs, Rue des Tautis1 – mais dans ces cas, le mot wallon a été “francisé” de force, en devenant une forme “bâtarde”, qui fait plus de mal que de bien au trésor culturel qu’est la langue wallonne. Par exemple, plutôt que d’avoir une « rue des Tautis », on devrait avoir soit le tout en wallon, sitrålete des Tåtîs (Sitraulète dès Tautîs), soit le tout en français, « rue des Pâtissiers. » Pour le reste, la rue des Rèlîs Namurwès et la Place du Bia Bouquet, si elles rendent hommage à la langue wallonne, n’en n’ont pas pour autant de lien avec l’histoire de la rue.

Pour nommer une rue en wallon, il ne faut surtout pas calquer le français « rue » en tant que rûwe ou rowe. En wallon, il existe quatre types d’odonymie traditionnels :

1 Avec un locatif : Ås Tchôdès Aiwes ou Al Tchôde Aiwe2 ; Åzès Bos/Bwès3. À partir de ces exemples, on pourrait poursuivre : Å[zè]s Viyès Djins4, Ås Ospitås (Aus Ospitaus)5, Al Vindince6, Al Handele A Môde di Djin7, Al Aite8, Ås Moxhes A Låme9 ou plus court Al Låme10 ; de même Å Grand Botike11 ; Al Haitire Aiwe12, Å Rapuroe (Rapurwès)13 etc.

2 Avec des mots typiquement wallons pour désigner les voiries : sitrêye (estrêye)14, qui forme des constructions de type germanique. Ainsi, on pourrait avoir : Walonstrêye, Mitanstrêye15, Cronstrêye16, Londjinstrêye17, Avionstrêye18 etc.

3 Avec d’autres mots typiquement wallons pour désigner les voiries, en formant des constructions de type roman au génitif : voye (vôye) et balwér, ainsi que sitrålete (èstrôlète, sitraulète), diminutif de strêye, sans oublier plaece (place, plèce) et scwére ainsi que bate pour les places publiques. Ainsi, on pourrait avoir : Voye del Tuzance19, Voye des Syinceuzès Dames20, Voye des Doctoresses, Voye des Médes21, Sitrålete des Penleuses22, Balwér des Manaedjresses23, Plaece des Pipsakeus24, Plaece del Mayoresse25, Voye des Parolîs26, Scwére des Rcwereus27, Voye del Sicrijheuse28, Bate del Tchantreye29, Plaece do Bén-Mougnî30, Bate do Bea-Moussî (Bia-Moussî)31, Pîssinte des Afuyîs32 etc.

4 En laissant l’élément humain de côté, il y a déjà des cas d’odonymie où l’on se focalise sur l’endroit : Tcheråvoye33, Hierdåvoye34. Sur ce modèle, on pourrait avoir des noms plus modernes : Rotåvoye35, Pirvoye (Pîrevôye)36, Påjhire Voye37, E Påjhir38, Pîssinte des Tchets39, Vete Voye, Martchandvoye.

Bref, plutôt que de mettre à l’honneur des individus, l’odonymie de notre commune pourrait mettre à l’honneur des métiers (et, en-dehors des exemples que j’ai déjà donnés, il y en a tant d’autres : bussîs, « chauffeurs de bus », naivieus, « personnel de navigation [aérienne] », watmanes, « conducteurs de tram », feutîs, « pompiers », sicabins, « échevins », machinisses…), mots qui peuvent être mis au féminin ; des réalités contemporaines comme la gastronomie, la mode, les réfugiés, dont j’ai parlé plus haut, ou encore les immigrés (abagants) ; des arbres, selon les rues, dont les noms diffèrent du français (melêye, « pommier », biokî, « mirabellier », fåw/fauw, « hêtre », mesplî, « néflier », petchalî…) ; des réalités concernant les voiries elles-mêmes ; et le tout, non seulement avec une nostalgie du passé, mais avec un encrage dans le présent et un regard vers l’avenir.

Il me serait agréable que mes réflexions soient transmises aux personnes en charge de la nomenclature des voiries, et je vous en remercie !

Cependant, je sais que d’aucuns contesteront l’idée même de l’odonymie wallonophone, sous prétexte que le langue française est la seule langue officielle chez nous. Or, malgré le caractère officiel du français, notre toponymie n’est pas francophone, mais bien wallonophone, voire wallo-flamande, orthographiée parfois de manière fantaisiste : Wallonie, Bomel, Fau[l]x, Malonne, Bas[s]eille, Flawinne, Bricgnot, Beez, Fooz, Transvaal…

Bien à vous,

G. S.

_____________

1En wallon, tåtî/tautî signifie « pâtissier. » Il y a, en effet, une pâtisserie dans cette rue-là, à Belgrade.

2Littéralement « Aux Thermes. »

3Littéralement « Aux Bois. »

4Littéralement « Au Home pour personnes âgées » ; l’expression en wallon n’est pas péjorative.

5Littéralement « Aux Hôpitaux. »

6Littéralement « Au Marketing. »

7Littéralement « Au Commerce Équitable. »

8Littéralement « Au Cimetière. »

9Littéralement « Aux Abeilles. »

10Littéralement « Au Miel. »

11Littéralement « Au Supermarché. »

12Littéralement « À l’Eau Potable », pour une rue menant vers une usine de potabilisation.

13Littéralement « À la Station d’Épuration. »

14Du latin strata, ce vocable existe dans la plupart des langues romanes et germaniques, y compris dans les toponymies Strasbourg et Sitrée.

15Littéralement : « Rue du Centre. »

16Littéralement : « Rue en Courbe. »

17Littéralement : « Rue à vitesse réduite », idéale à proximité des écoles.

18Littéralement : « Rue des Avions », propice à une voirie menant à l’aérodrome/aéroport. À ne pas confondre avec aréyostrêye, « piste de décollage et d’atterrissage. »

19Littéralement : « Rue de la Culture. »

20Littéralement : « Rue des Scientifiques [au féminin]. »

21Littéralement : « Rue des Médecins. »

22Littéralement : « Ruelle des Secrétaires [au féminin]. »

23Littéralement : « Boulevard des Directrices. »

24Littéralement : « Place des Cornemuseurs. »

25Littéralement : « Place de la Bougmestre. »

26Littéralement : « Rue des Avocats. »

27Littéralement : « Place des Chercheurs. »

28Littéralement : « Rue de l’Écrivaine. »

29Littéralement : « Place de la Chorale. »

30Littéralement : « Place de la Gastronomie », nom idéal pour un endroit où il y a des restaurants.

31Littéralement : « Place de la Mode », nom idéal pour un endroit avec des magasins de vêtements.

32Littéralement : « Sentier des Réfugiés. »

33Francisé très maladroitement en « Cherreau » ou « Charreau », le mot composé signifie « rue carrossable. »

34Francisé en « Herdal » ou « Herdeau » ou encore « Yerdal », le mot composé signifie « rue par laquelle passe le troupeau. »

35Littéralement : « Rue Piétonne », nom idéal pour l’une des voiries du centre-ville.

36Ceci signifie tout simplement « chaussée » ou « rue pavée. » Alors que ce mot composé est ancien, il pourrait servir à des constructions modernes du genre : pirvoye del Måjhon Bén-Fonds, pour « rue pavée de l’agence immobilière », par exemple.

37Littéralement : « Rue Paisible. »

38Avec locatif, même signification que le précédent.

39Littéralement : « Sentier des Chats. » Notez qu’il existe déjà un Tienne des Biches, qui, aussi louable qu’il soit pour le mot wallon tiene, n’est pas réaliste quant à la zoologie du lieu.

Eurovision 2017.

Je ne sais pas encore qui gagnera demain soir, mais l’édition de l’Eurovision 2017 me semble la plus médiocre de toutes celles que j’ai déjà regardées.

Le seul qui me semble bon est Jacques Houdek, représentant la Croatie, avec My Friend. Sa voix est cultivée; ses instrumentistes jouent bien; son look est presque soigné; il chante en beaucoup de langues, dont le français et le maori. Petit bémol: le personnage semble un gai dans le placard, qui a du mal à s’assumer.

Les Roumains ont peut-être le mérite d’avoir utilisé la youtse ou tyrolienne, mais à part ça, leur chanson ne vaut pas un sou. Les Ukrainiens ont eu l’idée d’utiliser des guitares, mais malheureusement ils ne savent pas les utiliser.

Le Rêve d’Aby.

Il y a dix jours, mon Nicolas et moi avons visité le Rêve d’Aby, refuge pour animaux, à Beuzet.
resve_d_aby
Nous avons pu voir et caresser toutes sortes d’animaux qui avaient servi à l’exploitation, et qui ont été récupérés.

www.lerevedaby.com

Je ne suis pas un homme.

Non, je ne suis pas un homme. Les hommes sont homophobes, misogynes, sexistes. Moi, je suis a man. Et ma city est Namur. Ah non, je n’habite pas dans une ville, encore moins dans un village; les villes sont pleines de barakîs, les villages sont moches; moi, pour me distinguer, je vis dans la city. Et j’ai beaucoup de friends et de buddies. Parce que, bon, vous savez, les amis disent du mal de leurs amis, donc je ne veux pas avoir d’amis. Et j’adore mon husband. Parce que non, un mari, ça frappe sa femme ou son homme, alors que le mien ne me frappe pas, donc c’est forcément un husband. Et je suis vegan

Vous avez compris l’ironie.

Homophobie américaine en Roumanie.

« Ce jour-là Hérode et Pilate devinrent amis, eux qui auparavant étaient ennemis. » (Luc 23:12)

Vous avez déjà peut-être déjà entendu parler de Scott Lovely, le « pasteur » de la soi-disant « American Family Association » (association reconnue comme groupe de haine par la loi), a exporté l’homophobie en Ouganda et Russie, où des lois homophobes ont été instituées grâce à sa pression.

Récemment, l’organisation roumaine Coaliția pentru Familie a lutté pour modifier la constitution roumaine, afin que dans son article 48, premier paragraphe, ne dise plus « les époux », mais « l’homme et la femme ». Ils ont peur que, devant l’expression « les époux », la mariage sexuellement neutre soit possible un jour en Roumanie, même si, de fait, il ne l’est pas. Coaliția pentru Familie a ramassé plus de 3 millions de signatures, et a organisé et organise encore des manifs répétitives, avec icônes, croix, drapeaux et pancartes d’homophobie très basse.

Ces 3 millions de signatures ont été ramassées par l’Église orthodoxe-roumaine. Le fils d’un prêtre témoigne de la façon dont cela s’est fait: si son père n’avait pas envoyé des « bénévoles » dans les maisons des gens pour ramasser des signatures, ce prêtre aurait risqué de se faire éjecter de la prêtrise, et de perdre son job.

Mais qui est derrière Coaliția pentru Familie? Sur leur site web, cela était précisé dans un document, aujourd’hui enlevé, car cité par la blogosphère roumaine. Mais dans le document en question, on pouvait lire: Alliance Defending Freedom, groupe néoprotestant américaine avec un chiffre d’affaires de 61,9 millions de dollars selon Vice.com; Liberty Counsel, autre groupe néoprotestant américain avec un revenu de 5,5 millions de dollars, selon la même source.

Or, en Roumanie, Coaliția pentru Familie a réussi de mettre ensemble l’Église orthodoxe-roumaine, la papauté, et les néoprotestants. Ces Églises se sont tellement chamaillées tout au long de l’histoire. L’homophobie s’est avérées plus œcuméniste que n’importe quel vrai débat théologique. Les trois institutions religieuses peuvent aujourd’hui marcher dans des manifs ensemble, peuvent signer des papiers communs ensemble, en sous-entendant qu’ils sont tous en train de prêcher le même évangile. La sotériologie, la culte des icônes, les sacrements… tout ça n’est plus un problème. On se tolère ensemble, on se reconnait enfin comme chrétiens frères dans la foi, et l’on se s’anathématise plus réciproquement. Car maintenant on a trouvé un ennemi commun: les gais et en particulier leurs familles.

Peu importe que battre sa femme est une monnaie courante dans les familles hétéroparentales roumaines; on ne va quand même pas essayer de résoudre ça. Peu importe qu’en Roumanie 60.000 enfants vivent dans des orphelinats; on a d’autres priorités.

 

 

 

Marc d’Otrante pour les rites occidentaux.

Marc_OtranteQuiconque connaît un peu le rite byzantin a déjà entendu parler des « chapitres de Marc », qui se trouvent à la fin du livre de Triode. Il ne s’agit pas des chapitres de l’évangile de saint Marc, mais plutôt des chapitres écrits par Marc d’Otrante. En effet, la fête de l’Annonciation (considérée à la base comme le jour fixe de la passion du Christ; genre: le Christ devait être conçu et mourir le même jour) tombe toujours le 25 mars, et cette fête ne peut pas être transférée. Du coup, elle doit toujours être combinée avec les saisons et jours liturgiques du calendrier mobile (qui varie en fonction de la date de la Pâque). Marc d’Otrante a consigné par écrit les pratiques connues par lui, pour le rite byzantin. Notez, néanmoins, qu’Otrante se trouve dans les Pouilles, en Italie, non loin du rite latin.

Le BCP anglais de 1662 a prévu le transfert de l’Annonciation, si elle tombait pendant la semaine sainte, mais le poète John Donne témoigne de l’usage antique de combiner Annonciation et Vendredi-Saint. Dans les Églises de rite latin, avant le concile Vatican I, personne n’osait transférer l’Annonciation. L’erreur de Matthew Parker a été embrassée par Rome, et elle continue jusqu’à ce jour, même chez ceux qui s’autoproclament « tradi ».

Les chapitres de Marc d’Otrante restent en vigueur dans les Églises byzantines qui ont soit le calendrier julien pour toutes les fêtes (nord-Slaves), soit le calendrier grégorien pour toutes les fêtes (Finnois), mais ils ont dû être adaptés par les Églises byzantines qui ont le calendrier julien pour les fêtes mobiles, mais le calendrier grégorien pour les fêtes fixes.

En Occident, des usages existaient, mais ils n’étaient pas mis par écrit. Parfois, ces usages étaient bizarres. Par exemple, on sait que, dans le temps, lorsque le Jeudi-Saint coïncidait avec l’Annonciation, on célébrait la Messe de l’Annonciation après tierce, puis la Messe du Jeudi-Saint après nonne, ce qui est, liturgiquement, une belle aberration.

En Occident, on peut dire que les usages cathédral et monastique sont tombés en désuétude. Donc, pour ces deux usages, il faudrait que de nouvelles règles soient compilées, lorsque ces deux usages seront repris au sérieux. Par contre, pour ce qui est de l’usage paroissial occidental, j’ose compiler des règles liturgiques, dans l’esprit des chapitres de Marc d’Otrante. Les voici:

I. Les Premières vêpres de l’Annonciation

A. En carême, de lundi à vendredi. Les psaumes ordinaires, avec leurs antiennes ordinaires. Hymne de l’Annonciation Hæc illa solemnis dies. Lectures du carême. Magnificat avec antienne du carême. Hymne des complies du carême Christe qui lux es et dies.

B. En carême, les samedis soir. Les psaumes ordinaires, avec les antiennes de la résurrection prévues pour les dimanches du carême. Hymne de l’Annonciation Hæc illa solemnis dies. Lectures du carême. Magnificat avec antienne du carême. Hymne des complies du carême Christe qui lux es et dies.

C. En carême, les dimanches soir. Les psaumes ordinaires, avec les antiennes de la résurrection prévues pour les dimanches du carême. Hymne de l’Annonciation Hæc illa solemnis dies. Lectures de l’Annonciation. Magnificat avec antienne de l’Annonciation Hæc est dies quam fecit Dominus. Hymne des complies du carême Christe qui lux es et dies.

D. Le samedi avant le dimanche de la Passion. Psaumes ordinaires, avec les antiennes de la résurrection prévues pour les dimanches du carême. Hymne de l’Annonciation Hæc illa solemnis dies. Lectures de la passion. Magnificat avec antienne de la passion. Hymne des complies de la passion Cultor Dei.

E. Le dimanche de la Passion. Psaumes ordinaires, avec les antiennes de la passion. Hymne de l’Annonciation Hæc illa solemnis dies. Lectures de l’Annonciation. Magnificat avec antienne de l’Annonciation Hæc est dies quam fecit Dominus. Hymne des complies de la passion Cultor Dei.

F. Le temps de la passion, de lundi à vendredi, ainsi que le samedi, vigile des Rameaux. Psaumes ordinaires, avec les antiennes de la passion. Hymne de l’Annonciation Hæc illa solemnis dies. Lectures de la passion. Magnificat avec antienne de la passion. Hymne des complies de la passion Cultor Dei.

G. Le dimanche des Rameaux. Psaumes ordinaires, avec les antiennes de la passion. Hymne de l’Annonciation Hæc illa solemnis dies. Lecture vétérotestamentaire de l’Annonciation. Magnificat avec antienne de l’Annonciation Hæc est dies quam fecit Dominus. Évangile des Rameaux. Hymne des complies de la passion Cultor Dei.

H. Le Jeudi-Saint au soir. S’il n’y a pas de Messe, on prend ceci: psaumes et antiennes du Jeudi-Saint. Hymne de l’Annonciation Hæc illa solemnis dies. Lectures du Jeudi-Saint. Magnificat avec antienne du Jeudi-Saint. Hymne des complies de la passion Cultor Dei. Collecte du Jeudi-Saint, puis de l’Annonciation. Mais s’il y a Messe, alors on célèbre tout du Jeudi-Saint, avec la collecte de l’Annonciation à la fin.

I. Le Vendredi-Saint au soir. S’il n’y a pas de messe des présanctifiés, on prend ceci: psaumes et antiennes du Vendredi-Saint. Hymne de l’Annonciation Hæc illa solemnis dies. Lectures du Vendredi-Saint. Magnificat avec antienne du Vendredi-Saint. Collectes des deux fêtes. Hymne des complies de la passion Cultor Dei. Mais s’il y a la messe des présanctifiés, alors on célèbre tout du Vendredi-Saint, avec la collecte de l’Annonciation à la fin.

K. Le Samedi-Saint. S’il n’y a pas de vigile pascale, alors on prend le psaume unique avec Alléluia comme antienne, l’hymne Hymne de l’Annonciation Hæc illa solemnis dies, lectures du Samedi-Saint, Magnificat avec l’antienne Vespere autem, cantique de Siméon avec la même antienne Vespere autem, collectes des deux fêtes, hymne des complies pascales Iesu salvator sæculi verbum. Mais s’il y a un prêtre, alors on doit célébrer la vigile pascale. Alors la vigile pascale dans son entièreté, avec la collecte de l’Annonciation à la fin.

L. Le dimanche de la Pâque. Psaumes et antiennes propres de la Pâque. Hymne de l’Annonciation Hæc illa solemnis dies. Lecture vétérotestamentaire de l’Annonciation. Magnificat avec antienne de l’Annonciation Hæc est dies quam fecit Dominus. Évangile de la résurrection. Hymne des complies pascales Iesu salvator sæculi verbum.

M. Lundi & mardi de la Pâque. Psaumes ordinaires, avec antiennes pascales. Hymne de l’Annonciation Hæc illa solemnis dies. Magnificat avec antienne de l’Annonciation Hæc est dies quam fecit Dominus. Évangile de la résurrection. Hymne des complies pascales Iesu salvator sæculi verbum.

II. Les Matines de l’Annonciation

A-B. En carême, de lundi à samedi. Invitatoire de l’Annonciation. Les psaumes ordinaires, avec leurs antiennes ordinaires. Hymne de l’Annonciation Cælestis ales nuntiat. Lectures de l’Annonciation. Te Deum. Benedictus avec antienne du carême. Hymne des laudes de l’Annonciation Pulsum paternis sedibus.

C-D. En carême, les dimanches. Invitatoire de l’Annonciation. Les psaumes ordinaires, avec les antiennes de la résurrection prévues pour les dimanches du carême. Hymne de l’Annonciation Cælestis ales nuntiat. Lectures de l’Annonciation. Te Deum. Benedictus avec antienne du carême. Hymne des laudes de l’Annonciation Pulsum paternis sedibus.

E. Dimanche de la Passion. Invitatoire de l’Annonciation. Les psaumes ordinaires, avec les antiennes de la passion. Hymne de l’Annonciation Cælestis ales nuntiat. Lectures de l’Annonciation. Te Deum. Benedictus avec antienne de la passion. Hymne des laudes de l’Annonciation Pulsum paternis sedibus. Après la collecte de l’Annonciation et celle du dimanche de la Passion, on ajoute une collecte de la résurrection comme mémoire.

F. Le temps de la Passion, en semaine. Invitatoire de l’Annonciation. Les psaumes ordinaires, avec les antiennes de la passion. Hymne de l’Annonciation Cælestis ales nuntiat. Lectures de l’Annonciation. Te Deum. Benedictus avec antienne de la passion. Hymne des laudes de l’Annonciation Pulsum paternis sedibus.

G. Le dimanche des Rameaux. Invitatoire des Rameaux. Les psaumes ordinaires, avec les antiennes de la passion. Hymne de l’Annonciation Cælestis ales nuntiat. Lecture vétérotestamentaire de l’Annonciation. Te Deum. Épître des Rameaux. Benedictus avec antienne de la passion. Hymne des laudes de l’Annonciation Pulsum paternis sedibus.

H. Le Jeudi-Saint. Invitatoire de l’Annonciation. Les psaumes propres au Jeudi-Saint avec leurs antiennes. Hymne de l’Annonciation Cælestis ales nuntiat. Lecture vétérotestamentaire de l’Annonciation. Te Deum. Épître du Jeudi-Saint. Benedictus avec antienne du Jeudi-Saint. Hymne des laudes de l’Annonciation Pulsum paternis sedibus.

I. Le Vendredi-Saint. Invitatoire de l’Annonciation. Les psaumes propres au Vendredi-Saint avec leurs antiennes. Hymne de l’Annonciation Cælestis ales nuntiat. Lecture vétérotestamentaire de l’Annonciation. Te Deum. Épître du Vendredi-Saint. Benedictus avec antienne du Vendredi-Saint. Hymne des laudes de l’Annonciation Pulsum paternis sedibus.

K. Le Samedi-Saint. Invitatoire de l’Annonciation. Les psaumes propres au Samedi-Saint avec leurs antiennes. Hymne de l’Annonciation Cælestis ales nuntiat. Lecture vétérotestamentaire de l’Annonciation. Te Deum. Épître du Samedi-Saint. Benedictus avec antienne du Samedi-Saint. Hymne des laudes de l’Annonciation Pulsum paternis sedibus.

L. Le dimanche de la Pâque. Invitatoire de l’Annonciation. Les psaumes propres au dimanche de la Pâque avec leurs antiennes. Hymne de l’Annonciation Cælestis ales nuntiat. Lecture vétérotestamentaire de l’Annonciation. Te Deum. Épître du dimanche de la Pâque. Benedictus avec antienne de la résurrection. Hymne des laudes de l’Annonciation Pulsum paternis sedibus.

M. Lundi & mardi de la Pâque. Invitatoire de l’Annonciation. Les psaumes ordinaires, avec les antiennes de la résurrection. Hymne de l’Annonciation Cælestis ales nuntiat. Lecture vétérotestamentaire de l’Annonciation. Te Deum. Épître du lundi ou du mardi de la Pâque. Benedictus avec antienne de la résurrection. Hymne des laudes de l’Annonciation Pulsum paternis sedibus.

III. Les Secondes vêpres de l’Annonciation

A. En carême, de lundi à vendredi. Les psaumes ordinaires, avec leurs antiennes ordinaires. Hymne de l’Annonciation Hæc illa solemnis dies. Lectures de l’Annonciation. Magnificat avec antienne de l’Annonciation Hæc est dies quam fecit Dominus. Hymne des complies du carême Christe qui lux es et dies.

B. En carême, les samedis soir. Les psaumes ordinaires, avec les antiennes de la résurrection prévues pour les dimanches du carême. Hymne de l’Annonciation Hæc illa solemnis dies. Lectures de l’Annonciation. Magnificat avec antienne de l’Annonciation Hæc est dies quam fecit Dominus. Hymne des complies du carême Christe qui lux es et dies.

C. En carême, les dimanches soir. Les psaumes ordinaires, avec les antiennes de la résurrection prévues pour les dimanches du carême. Hymne de l’Annonciation Hæc illa solemnis dies. Lectures de l’Annonciation. Magnificat avec antienne de l’Annonciation Hæc est dies quam fecit Dominus. Hymne des complies du carême Christe qui lux es et dies.

D. Le samedi avant le dimanche de la Passion. Psaumes ordinaires, avec les antiennes de la résurrection prévues pour les dimanches du carême. Hymne de l’Annonciation Hæc illa solemnis dies. Lectures de l’Annonciation. Magnificat avec antienne de l’Annonciation Hæc est dies quam fecit Dominus. Hymne des complies de la passion Cultor Dei.

E. Le dimanche de la Passion. Psaumes ordinaires, avec les antiennes de la passion. Hymne de l’Annonciation Hæc illa solemnis dies. Lectures de l’Annonciation. Magnificat avec antienne de l’Annonciation Hæc est dies quam fecit Dominus. Hymne des complies de la passion Cultor Dei.

F. Le temps de la passion, de lundi à vendredi, ainsi que le samedi, vigile des Rameaux. Psaumes ordinaires, avec les antiennes de la passion. Hymne de l’Annonciation Hæc illa solemnis dies. Lectures de l’Annonciation. Magnificat avec antienne de l’Annonciation Hæc est dies quam fecit Dominus. Hymne des complies de la passion Cultor Dei.

G. Le dimanche des Rameaux. Psaumes ordinaires, avec les antiennes de la passion. Hymne de l’Annonciation Hæc illa solemnis dies. Lecture vétérotestamentaire de l’Annonciation. Magnificat avec antienne de l’Annonciation Hæc est dies quam fecit Dominus. Évangile des Rameaux. Hymne des complies de la passion Cultor Dei.

H. Le Jeudi-Saint au soir. S’il n’y a pas de Messe, on prend ceci: psaumes et antiennes du Jeudi-Saint. Hymne de l’Annonciation Hæc illa solemnis dies. Lectures du Jeudi-Saint. Magnificat avec antienne du Jeudi-Saint. Hymne des complies de la passion Cultor Dei. Collecte du Jeudi-Saint, puis de l’Annonciation. Mais s’il y a un prêtre, alors il doit y avoir la Messe le soir. Alors on célèbre tout du Jeudi-Saint, en mettant les premières collecte, secrète et postcommunion du Jeudi-Saint, puis celles de l’Annonciation, et le dernier évangile de l’Annonciation.

I. Le Vendredi-Saint au soir. S’il n’y a pas de messe des présanctifiés, on prend ceci: psaumes et antiennes du Vendredi-Saint. Hymne de l’Annonciation Hæc illa solemnis dies. Lectures du Vendredi-Saint. Magnificat avec antienne du Vendredi-Saint. Collecte de l’Annonciation, puis du Vendredi-Saint. Hymne des complies de la passion Cultor Dei. Mais s’il y a un prêtre, alors il doit y avoir la Messe le soir: c’est la seule occasion où la Messe entière se célèbre le Vendredi-Saint. Alors, on commence par la messe des catéchumènes du Vendredi-Saint, jusqu’à la vénération de la croix. Puis changement d’ornements, et la Messe de l’Annonciation, avec la préface de la croix. À la communion, psaumes du Vendredi-Saint avec leurs antiennes, et Magnificat avec antienne de l’Annonciation Hæc est dies quam fecit Dominus. Bénédiction et renvoi, car on rompt le jeûne, et l’on ne dépouille plus l’autel.

K. Le Samedi-Saint. S’il n’y a pas de vigile pascale, alors on prend le psaume unique avec Alléluia comme antienne, l’hymne Hymne de l’Annonciation Hæc illa solemnis dies, lectures du Samedi-Saint, Magnificat avec l’antienne Vespere autem, cantique de Siméon avec la même antienne Vespere autem, collectes des deux fêtes, hymne des complies pascales Iesu salvator sæculi verbum. Mais s’il y a un prêtre, alors il doit y avoir la Messe le soir. Alors la vigile pascale dans son entièreté, avec la collecte de l’Annonciation en seconde position après le Gloria, ainsi que les secrète et postcommunion de l’Annonciation après celles de la vigile pascale. À la fin, dernier évangile de l’Annonciation.

L. Le dimanche de la Pâque. Psaumes et antiennes propres de la Pâque. Hymne de l’Annonciation Hæc illa solemnis dies. Lecture vétérotestamentaire de l’Annonciation. Magnificat avec antienne de l’Annonciation Hæc est dies quam fecit Dominus. Évangile de la résurrection. Hymne des complies pascales Iesu salvator sæculi verbum.

M. Lundi & mardi de la Pâque. Psaumes ordinaires, avec antiennes pascales. Hymne de l’Annonciation Hæc illa solemnis dies. Magnificat avec antienne de l’Annonciation Hæc est dies quam fecit Dominus. Évangile de la résurrection. Hymne des complies pascales Iesu salvator sæculi verbum.