La semaine passée, j’ai voulu faire un virement banquaire sur ma pause de midi, au self. Je déteste utiliser le PC banking: c’est insupportablement inutilement compliqué. Comment un terminal de paiement dans un magasin quelconque peut-il être si simple à utiliser, et le PC banking si alambiqué? Mais je voulais parler d’autre chose.

J’entre, j’attends mon tour, puis je me dépèche: j’introduis ma carte, je fais mon code, et dans mon élan je touche l’écran. L’écran tactile. Juste sur le bouton pour imprimer les extraits de compte. Et là, mon calvaire s’enclenche. Il fut une époque lointaine où je sortais mes extraits de compte régulièrement à la machine prévue à cet effet, mais ça m’a lassé. Après tout: pourquoi se faire ch*** à les imprimer, quand ils vous arrivent de toute façon par la poste pour des frais dérisoires? Et bien, ce jour-là, j’ai compris. L’imprimante du self est la plus lente de toutes. Et ça faisait un moment que je n’avais plus reçu de courrier avec mes extraits de comptes. Dans la seconde qui a suivit le déclenchement accidentel de l’impression, j’ai estimé que ça allait durer longtemps. J’ai cru qu’il devait y avoir un moyen d’interrompre le processus, un bouton stop quelque part, une éjection d’urgence de ma carte… Mais non. Une fois lancé, c’est pire que la procédure d’auto-destruction du vaisseau spatial dans les films de science-fiction: il n’y a aucun moyen de l’arrêter. Je suis devenu écarlate et je me suis excusé au monsieur qui attendait son tour en expliquant que je n’avais pas fait exprès. Il a paru compréhensif, mais à mesure que les dizaines de feuillets arrivaient avec toute la célérité dont est capable un escargot namurois, je n’ai pu qu’imaginer l’étendue de son agacement. Je ne saurais pas dire exactement combien de temps ça a pris, mais sur le moment, j’ai eu le sentiment que ça durait des heures. En prenant chaque feuillet (ils sortent un par un), je priais pour que ce soit le dernier. Je suais, j’avais chaud, j’étais rouge comme une pivoine. Traumatisant. Je ne négligerai plus jamais l’impression de mes extraits de compte.

L’image est La Persistance de la mémoire de Salvadore Dali, depuis Wikimedia Commons.

Le 17 mai, c’est la Journée Mondiale de Lutte contre l’Homophobie. En cette journée toute particulière, un soulagement concernant l’Ouganda 🙂 (depuis Aavaz.org)

Chers amis,

Frank Mugisha et d’autres courageux défenseurs des droits humains en train de remettre notre pétition au Parlement ougandais, quelques heures avant la décision d’abandonner la loi instaurant la peine de mort pour les gays.

La loi anti-gays en Ouganda n’est pas passée! Elle semblait sur le point d’être adoptée la semaine dernière, mais après 1,6 million de signatures de pétition remises au Parlement, des dizaines de milliers d’appels téléphoniques à nos gouvernements, des centaines d’articles de presse sur notre campagne et un gigantesque tollé mondial, les responsables politiques ougandais ont retiré le projet de loi!

Le combat aura été intense jusqu’à la dernière minute. Les extrémistes religieux ont tenté de faire voter la loi le mercredi, puis ont convoqué une session extraordinaire d’urgence du Parlement le vendredi. Mais à chaque fois, et en quelques heures, nous avons réagi. Un immense bravo à toutes celles et tous ceux qui ont signé, téléphoné, diffusé le message et fait un don pour cette campagne. Avec notre aide, des milliers d’innocents au sein de la communauté gay en Ouganda se réveillent ce matin sans craindre d’être exécutés pour la personne qu’ils ont choisi d’aimer.

Frank Mugisha, un leader courageux de la communauté gay en Ouganda, nous a envoyé ce message:

« Les braves militants LGBT en Ouganda et des millions de gens autour du monde se sont levés pour renverser cet épouvantable projet de loi anti-homosexualité. Le soutien du mouvement mondial Avaaz a fait penché la balance et empêché le texte d’aller plus loin. La solidarité mondiale a joué un rôle essentiel. »

Le Bureau de la Haute Représentante de l’UE pour les Affaires Etrangères a également écrit à Avaaz:

« Merci beaucoup. Comme vous le savez, c’est en très grande partie grâce au lobbying intense et aux efforts combinés fournis par vous, les autres représentants de la société civile, l’UE et d’autres gouvernements, notre délégation et nos ambassades sur place, que le projet de loi n’a pas été présenté au Parlement ce matin. »

Ce combat n’est pas terminé. Les extrémistes à l’origine de ce texte pourraient faire une nouvelle tentative en seulement 18 mois. Mais c’est la deuxième fois que nous avons contribué à faire échouer le projet, et nous continuerons jusqu’à ce que les instigateurs de haine abandonnent.

Traiter les causes profondes qui font l’homophobie et que sont l’ignorance et la haine, est une lutte historique et de longue haleine, l’une des grandes causes de notre génération. Mais l’Ouganda est à présent en première ligne dans cette lutte et représente un symbole fort. La victoire là-bas résonne dans beaucoup d’autres endroits où les gens ont vraiment besoin d’espoir. Elle montre que la bonté, l’amour, la tolérance et le respect peuvent vaincre la haine et l’ignorance. Encore une fois, un grand merci à toutes celles et tous ceux qui ont contribué à cette victoire.

Avec une gratitude et une admiration immenses pour ce mouvement extraordinaire,

Ricken, Emma, Iain, Alice, Giulia, Saloni et toute l’équipe d’Avaaz.

Couverture médiatique:

La loi homophobe ougandaise écartée après un tollé international, RFI:
http://avaaz.org/rfi_ouganda

Ouganda: débat parlementaire sur la loi anti-homosexualité repoussé sine die, France 24:
http://avaaz.org/france24_ouganda

Ouganda: pas de débat au parlement sur la loi homophobe finalement, Libération:
http://avaaz.org/liberation_ouganda

Avaaz cité dans les articles relatant le retrait de la loi (en anglais ci-dessous):

Impact de la mobilisation des défenseurs des droits humains contre la loi anti-gays, AP:
http://avaaz.org/ap_ouganda

Le projet de loi anti-gays abandonné, BBC:
http://www.bbc.co.uk/news/world-africa-13392723

La suite de l’affaire… Ce n’est pas finit! Voici le nouveau courrier d’Aavaz.org.

Chers amis,

Le Parlement a repoussé à vendredi le vote sur la loi prévoyant la peine de mort pour les gays en Ouganda. Mais le Président Museveni peut la stopper. Notre mobilisation citoyenne massive se fait entendre. Si à présent nous appelons les dirigeants mondiaux à envoyer un message urgent lui demandant de stopper la loi, elle pourrait être enterrée. Il ne nous reste que 24 heures — téléphonez!

Téléphonez!

La loi instaurant la peine de mort pour les gays en Ouganda n’a pas été adoptée ce mercredi. Mais suite à une manoeuvre inédite, le Parlement a obtenu plus de temps et va débattre la loi en session d’urgence ce vendredi.

Le Président Museveni peut bloquer cette loi et nous avons une occasion unique de faire pression sur lui — c’est aujourd’hui qu’il est investi pour un nouveau mandat et dans les prochaines 24 heures les dirigeants mondiaux vont lui adresser des messages de félicitations. Museveni est très sensible aux opinions sur sa stature de chef d’Etat, et dépend largement du soutien de nombreux gouvernements. Si nos dirigeants lui font savoir qu’ils rejettent cette loi haineuse et attendent de lui qu’il agisse — la loi pourrait être enterrée.

Nous l’avons déjà fait — l’an dernier la loi a été retirée après une mobilisation mondiale qui a conduit le Président Obama à qualifier le texte d’ « odieux ». Aujourd’hui, envoyons un déluge d’appels téléphoniques aux chefs d’Etat et de gouvernement, leur demandent d’adresser un message clair à l’Ouganda pour rejeter cette loi et protéger les droits humains. C’est une question de vie ou de mort pour les courageux militants gays sur le terrain, et ils méritent notre soutien plein et entier. Nous n’avons que 24 heures — cliquez ci-dessous pour agir:

http://www.avaaz.org/fr/uganda_call_to_stop_homophobia/?vl

Le combat aura été intense jusqu’à la dernière minute. Mercredi devait être le dernier jour du Parlement ougandais dans sa composition actuelle, et toute la journée le texte de loi a été mis à l’ordre du jour puis retiré. Quand les extrémistes religieux sont parvenus à le réintroduire, les défenseurs des droits humains ont riposté et l’ont fait retirer. La pétition d’Avaaz contre cette loi a grandi à une vitesse incroyable de près de 3000 signatures par minute et a été relayée dans les médias du monde entier, et nos courageux amis sur le terrain ont régulièrement informé les Parlementaires de cette progression.

Mais à 19h en Ouganda, le Parlement s’est mis d’accord sur un recours extraordinaire — ils ont repoussé l’examen de la loi à une session d’urgence ce vendredi. C’est donc maintenant l’heure de vérité. Si la loi n’est pas soumise au vote ce vendredi, le Parlement ferme et tous les travaux inachevés sont enterrés. Mais si Museveni donne son accord pour un vote, les homosexuels ougandais pourraient encourir la prison à vie et les « multirécidivistes » pourraient être exécutés. Le Président Museveni est la seule personne qui puisse empêcher cela, soit en mettant son veto à la loi, soit en faisant pression sur le Parlement pour que le vote n’ait pas lieu.

Notre proche ami Frank Mugisha, militant des droits des gays en Ouganda, vient de nous envoyer ce message: « Si la loi passe, il y aura encore plus de harcèlement, encore plus d’exactions et de violence dans les rues. Cette loi anti-gay fera de l’Ouganda un Etat policier où nous ne pourrons même plus vivre sans être mis en prison ou pendu. Aidez-nous! »

Cette semaine, plus d’1,5 million d’entre nous ont signé la pétition appelant l’Ouganda à rejeter cette loi. Nous ne pouvons pas nous arrêter maintenant — notre meilleure chance de bloquer la loi est de pousser de toute urgence les dirigeants mondiaux à condamner fermement ce texte et à persuader Museveni d’agir. Soutenons Frank, Téléphonons maintenant!

http://www.avaaz.org/fr/uganda_call_to_stop_homophobia/?vl

Toute vie humaine, quelles que soient nos croyances, nationalité ou orientation sexuelle, est aussi précieuse qu’une autre vie, et le mouvement Avaaz a constamment soutenu les militants du monde entier se battant contre les injustices. Nous avons montré que lorsque des centaines de milliers d’entre nous agissent ensemble avec solidarité et conviction, nous avons le pouvoir de rendre le monde meilleur. Alors que le combat en Ouganda entre dans sa phase finale, continuons à nous battre pour l’égalité et à soutenir nos courageux amis sur le terrain.

Avec espoir et détermination,

Alice, Iain, Emma, Morgan, Brianna et le reste de l’équipe d’Avaaz

SOURCES:

Ouganda: le débat sur le projet de loi anti-gay repoussé… pour l’instant:
http://avaaz.org/ouganda_tetu

Ouganda: AllOut interpelle Alain Juppé:
http://yagg.com/2011/05/12/ouganda-allout-interpelle-alain-juppe/

Ouganda: Le Parlement tient une nouvelle audience sur le projet de loi anti-gay:
http://avaaz.org/ap_uganda

Le texte original de la loi anti-homosexualité (en anglais):
http://wthrockmorton.com/wp-content/uploads/2009/10/anti-homosexuality-bill-2009.pdf

Je transmets un courrier de Aavaz.org. Faites entendre votre voix!

Chers amis,

Dans 24 heures, l’Ouganda pourrait adopter une loi instaurant la peine de mort pour homosexualité. Une mobilisation mondiale a permis de suspendre le projet l’an dernier — il est urgent de faire monter la pression pourappeler le Président Museveni à défendre les droits humains et stopper cette loi brutale.

Dans 24 heures, le Parlement ougandais pourrait voter une nouvelle loi brutale qui prévoit la peine de mort pour homosexualité. Des milliers d’Ougandais pourraient être exécutés – au simple motif d’être gays.

Nous avions déjà contribué à stopper cette loi, et nous pouvons encore le faire. Après une mobilisation mondiale massive l’an dernier, le Président Museveni a bloqué toute avancée sur la loi. Mais la crise politique s’intensifie en Ouganda, et les extrémistes religieux au Parlement espèrent que la confusion et la violence dans les rues détournera l’attention de la communauté internationale pendant qu’ils tenterons pour la deuxième fois de faire adopter cette loi haineuse. Nous pouvons leur montrer que le monde a toujours les yeux rivés sur eux. Si nous bloquons le vote pour un jour de plus jusqu’à la fermeture du Parlement, la loi sera enterrée pour toujours.

Nous n’avons pas de temps à perdre. Nous sommes déjà un demi-million à avoir soutenu cet appel — allons jusqu’à un million de voix contre la peine de mort pour les gays en Ouganda dans les 24 prochaines heures — cliquez ci-dessous pour agir, puis faites suivre le message à tous:

http://www.avaaz.org/fr/uganda_stop_homophobia_petition_fr/?vl

Être gay en Ouganda est déjà dangereux et terrifiant. Les homosexuels sont régulièrement harcelés et battus, et il y a à peine quelques mois, le militant des droits des gays David Kato (photo ci-dessus) a été sauvagement assassiné dans sa propre maison. A présent tous les personnes LGBT ougandaises sont menacées par cette loi draconienne qui impose la prison à vie pour toute personne ayant eu des relations sexuelles avec un autre individu du même sexe et la peine de mort pour les « multirécidivistes ». Même les ONG luttant contre la propagation du sida risquent la prison pour « promotion de l’homosexualité », selon les termes de cette loi haineuse.

L’Ouganda est en pleine tourmente politique — à la suite du printemps arabe, les gens descendent dans la rue dans tout le pays pour protester contre les prix élevés de la nourriture et de l’essence. Le Président Museveni a répondu en réprimant violemment l’opposition. Cette agitation a donné aux extrémistes religieux au Parlement l’occasion parfaite de ressortir discrètement le projet de loi anti-gays à quelques jours à peine de la fin de la session parlementaire qui effacera toutes les propositions de loi non votées.

Le Président Museveni a pris ses distances par rapport à cette loi l’an dernier, lorsque la pression internationale menaçait l’aide et le soutien dont bénéficie l’Ouganda. Les violentes manifestations dans la rue rendent son gouvernement plus que jamais vulnérable. Allons jusqu’à un million de signatures pour stopper la loi condamnant à mort les gays et sauver des vies. Nous n’avons que 24 heures — signez ci-dessous, puis parlez-en à vos proches:

http://www.avaaz.org/fr/uganda_stop_homophobia_petition_fr/?vl

Un peu plus tôt dans l’année, nous avons soutenu le mouvement ougandais pour l’égalité pour montrer que chaque vie humaine – quelque soit les croyances, la nationalité ou l’orientation sexuelle – est tout aussi précieuse qu’une autre. Notre pétition mondiale condamnant la peine de mort pour les gays a été remise au Parlement – déclenchant une large couverture médiatique mondiale et assez de pression pour bloquer la loi pendant des mois. Lorsqu’un journal à sensation a publié 100 noms, photos et adresses d’individus présumés gays et que les personnes ainsi identifiées ont été menacées, Avaaz a soutenu un recours en justice contre le journal et nous avons gagné! Ensemble, nous avons constamment soutenu la communauté gay en Ouganda — ils ont aujourd’hui plus que jamais besoin de nous.

Avec espoir et détermination,

Emma, Iain, Alice, Morgan, Brianna et le reste de l’équipe d’Avaaz

SOURCES:

Ouganda: Le Parlement tient une nouvelle audience sur le projet de loi anti-gay, Associated Press:
http://avaaz.org/ap_uganda

Le texte original de la loi anti-homosexualité (en anglais):
http://wthrockmorton.com/wp-content/uploads/2009/10/anti-homosexuality-bill-2009.pdf

L’opposition ougandaise réprimée à Kampala, Libération:
http://www.liberation.fr/monde/01012334605-l-opposition-ougandaise-reprimee-a-kampala

Etats-Unis et UE condamnent le meurtre d’un homosexuel ougandais, Le Monde:
http://avaaz.org/lemonde_uganda

Une militante ougandaise remporte un prestigieux prix des droits humains, Amnesty:
http://avaaz.org/amnesty_uganda

Homosexuels en Ouganda- Fugitifs dans leur propre pays, AllAfrica.com:
http://fr.allafrica.com/stories/201002020912.html