Dans le temps, certains musulmans, pour expliquer aux Occidentaux ce qu’est leur ramadan, ils le qualifiaient de « carême musulman ». Aujourd’hui, c’est le contraire qu’il faudrait faire: rappeler aux chrétiens que leur carême est (ou devrait être) un « ramadan chrétien ».
La différence entre les jeûnes chrétien et musulman n’est pas liée à la qualité, ni à la quantité, mais au but. Les musulmans veulent – entre autres – expier leurs péchés par le jeûne, et rompent le soir non seulement le jeûne, mais aussi toute abstinence. Pour les chrétiens, le jeûne est non pas expiatoire (car c’est le Christ seul qui a expié pour nous), mais pénitentiel, et lorsque nous rompons le jeûne pendant le carême, la sobriété reste en vigueur jusqu’à la vigile pascale.
Entre énormément d’autres choses, lorsque nous jeûnons, nous partageons la condition de ceux qui n’ont pas assez à manger. Nous prenons conscience que notre existence n’est pas liée qu’à la consommation.
Les chrétiens – même les plus pratiquants et les plus obèses – aiment bien trouver des excuses et excusettes pour ne pas jeûner. Ils donneraient tout, pour qu’on ne les prive pas de nourriture.
À l’heure où beaucoup de personnes sont en surpoids, et où certains mangent une seule fois par jour, je trouve honteux que la majorité des chrétiens ne veuillent pas jeûner, ne fût-ce que quelques journées incomplètes pas an.
Bien entendu, je suis conscient du fait que certains métiers sont presque incompatibles avec le jeûne. Par exemple, les conducteurs de locomotive et les chauffeurs de bus, ainsi que les chirurgiens, et tant d’autres, ont besoin d’une attention pointue, et ne peuvent pas risquer les vies des autres. Mais les exceptions ne devraient pas restreindre le jeûne aux autres.






Dans une grande paroisse, avec un prêtre payé par le ministère de la justice, il y a moyen de faire mieux. Puisque le prêtre ne doit pas s’occuper à gagner sa propre subsistance, il a le temps de s’occuper d’une pastorale directe. Visiter ou appeler des paroissiens malades et à la retraite peut être une priorité. Grâce à des laïcs bénévoles, la paperasse peut être réduite. Être le pouvoir organisateur des écoles, ça, c’est pas le truc le plus koel à gérer. Mais la vie sacramentelle ne devrait pas y manquer. Le curé subventionné pourrait passer une demi-heure par jour dans la ‘‘chapelle à confesse’’ avant la Messe. Deux offices liturgiques par jour ne serait pas de trop, afin que les paroissiens puissent s’y rendre, une fois ou l’autre, s’ils en ont envie. Par contre, les réunions interminables le soir pourraient être réduites, et le curé devrait être exempt de tels supplices. Souvent ceux et celles qui adorent ce genre de réunions sont des célibataires/divorcés/veufs qui s’em****ent chez eux, et ont envie de faire club le soir.
Dans les saintes écritures, on trouve, comme comparaison, le mariage hétérosexuel, pour parler de la relation entre Dieu et son peuple: entre Yahvé et Israël dans l’Ancien Testament, ou entre le Christ et son Église dans le Nouveau Testament.
À cette occasion, je voudrais réfléchir avec vous, à nouveau et d’une nouvelle manière, sur l’histoire entourant le fameux passage du Lévitique 11:22. Au début de mon cheminement vers l’auto-acceptation, je ne remettais pas en cause les traductions habituelles de ce verset. Je pensais, tout simplement, qu’il entrait dans le même sac que les autres prescriptions dont on ne devait pas tenir compte aujourd’hui. Par exemple, l’Ancien Testament tout entier est plein de condamnations envers ceux qui travaillent le samedi et/ou mangent du porc, et la plupart des chrétiens considèrent, à raison ou à tort, que ces choses de l’Ancien Testament ne sont plus valables dans le Nouveau, aussi essentielles et capitales qu’elles puissent être.


En Angleterre, où le mariage civil sera sexuellement neutre à partir du mois prochain, les évêques ont sorti un document ‘‘de compromis’’: ils disent qu’après le mariage civil, les prêtres pourront faire des prières pour les couples gais et lesbiens, mais sans bénédiction! Pire encore, les prêtres gais et lesbiennes sont invités à rester célibataires et abstinents.