A couple of years ago, as I was studying in order to obtain my master’s degree in ecumenism, I was writing one of my essays about the steps the different Churches should take in order to achieve a worldwide full-communion agreement. One of my six key points was the episcopate. I was squeezing my brain to find a solution that would be acceptable to both episcopal and non-episcopal denominations. The solution I proposed seemed to work in the ecumenical context, and I dare put it again on the table, in the context of the financial crisis that the Churches are going through.

Il y a quelque temps, dans le cadre de mes études de master en œcuménisme, j’ai écrit un travail de fin d’année, dans lequel j’identifiais six points de discorde entre les différentes Églises, ainsi que des solutions concrètes pour les résoudre, et pour pouvoir arriver ainsi à la pleine communion. L’un des six points, c’était l’épiscopat. Je me suis efforcé à trouver une solution sur l’épiscopat qui soit acceptable à la fois aux Églises épiscopales et non-épiscopales. Je reviens avec mon idée, non plus dans le cadre de l’œcuménisme, mais dans le contexte de la crise financière des Églises.

There should be put in place very small dioceses, of 3 to 10 congregations. The bishop of the diocese should be the parochial pastor of one of the parishes. As the parochial pastor, one should stay in the parish as long as desired, but as a bishop of the diocese, only for a limited mandate.

Tout devrait être réorganisé en des diocèses minuscules, avec 3 à 10 communautés paroissiales chacun. L’évêque de chaque diocèse devrait être également le curé de l’une de ses paroisses. Le mandat d’évêque devrait être limité, mais après son mandat l’évêque devrait rester curé de sa paroisse.

Let’s say there is a diocese of ten congregations, organised as five parishes: A, B, C, D, E. The parish church of A is the cathedral, because it is the most central. Nevertheless, Bishop Dana is the rector of parish D. Well, Bishop Dana will continue hir ministry in hir parish D, while, in addition, Dana would also be the bishop of the whole diocese of five parishes. Seven years later (cf. the biblical concept of “week of years”), Dana retires as diocesan bishop, but continues hir ministry in the parish.

Supposons un diocèse de dix communautés, organisées en cinq paroisses A, B, C, D, E. La cathédrale, c’est l’église paroissiale A, qui est la plus centrale. Néanmoins, l’évêque Machin est également curé de la paroisse D. Mgr Machin continue son ministère de curé, tout en étant évêque du diocèse minuscule. Après sept ans (cf. le concept biblique de « semaine d’années »), Mgr Machin se retire en tant qu’évêque, mais continue à être curé dans sa paroisse.

Bishoply tourism should be forbidden. The first condition for someone to apply for the episcopal office should be to have been active, or at least present, in the diocese some time prior to the application.

L’épiscopat-tourisme devrait être interdit. Lorsque quelqu’un dépose sa candidature pour devenir évêque, la première condition serait d’avoir servi dans le diocèse un certain temps, ou au moins d’y avoir vécu pendant une période requise.

Bivocational/non-stipendiary priesthood and deaconate should also increase, having in each congregation a high percentage of priests and deacons. The training for the holy orders should be much more accessible, so that many lay people who are involved in the parish may at the same time continue their family life and jobs, and train for presbyterate or deaconate.

Il faudrait privilégier et augmenter la prêtrise et le diaconat bivocationnels, non-stipendiaires, pour qu’il y ait dans chaque congrégation un pourcentage important de tels prêtres et diacres. La préparation aux saints-ordres devrait être démocratisée, pour que les laïcs impliqués puissent être formés pour les saints ordres, sans devoir quitter leur famille, leur job, leur domicile etc.

In our example, let’s say that the parish B is made up of three tiny congregations of twenty regular persons apiece, which add up as about sixty regular attendees. Of these sixty, twenty should be ordained as priests or deacons, and besides, ten others should be subdeacons (lay Eucharistic ministers), ten other lay readers, cantors etc. The whole pastoral work and care should be divided among those twenty non-stipendiary clergy persons, and none would have to tread on anyone’s toes. Some work on night shifts and/or on weekend schedules, which means that the whole parish activity would get reorganised.

Pour reprendre notre exemple, disons que la paroisse B est formée de trois congrégations d’une vingtaine de pratiquants chacune. De ces soixante personnes environ, vingts devraient devenir prêtres ou diacres, ensuite une dizaine seraient sous-diacres (ministres laïcs de l’Eucharistie), dix autres seraient lecteurs, chantres etc. L’ensemble du travail pastoral serait reparti entre les vingt prêtres et diacres non-stipendiaires, et les gens ne se marcheraient pas sur les pieds. Certains travailleraient forcément les fins de semaine et/ou en horaire décalé, donc toute la vie paroissiale deviendrait plus souple.

Let’s say the parish A is wealthy enough to pay a full-time priest. This should not hinder regular parishioners from training and ordination as bivocational priests for the same parish. They would do less for the parish, and the paid priest would do more, but the latter would do a great help to the former.

Supposons que la paroisse A a assez d’argent pour se permettre un prêtre à temps plein. Cela ne devrait pas freiner les paroissiens qui veulent devenir des prêtres bivocationnels pour la même paroisse. Au contraire, ils seraient une aide précieuse pour le curé.

As in the early Celtic monachism, the abbots should also be bishops. It would not be difficult to create monastic tiny dioceses, with one abbey and two or three convents.

Conformément au monachisme celtique, les abbés devraient être en même temps évêques. À la limite, des diocèses monastiques pourraient être facilement créés, avec une abbaye et deux-trois couvents y rattachés.

A couple of times every year, there should be only one Mass for the whole tiny diocese, in the cathedral church, namely for the Easter vigil, Whitsun vigil, Epiphany vigil, Maundy Thursday, and ordination Eucharists. As a rule, baptisms and confirmations together with the first communion would be easily celebrated only in the cathedral on the first three. For the lay people who do not wish to go to the cathedral after their baptism-confirmation-first-communion day, they would still have in their respective parishes the non-vigil Mass for Easter day and Pentecost day.

Quelques fois par an, il ne devrait y avoir qu’une seule Messe pour le mini-diocèse tout-entier, à la cathédrale, à savoir une seule vigile pascale, une seule vigile de la Pentecôte, une seule de l’Épiphanie, une seule Messe du Jeudi-Saint, ainsi qu’une seule pour les ordinations. Les trois vigiles précitées devraient être les seules occasions régulières pour la célébration des baptêmes & confirmations & premières communions. Si les laïcs n’ont pas envie d’aller à la cathédrale en dehors du soir de leur propre baptême-confirmation-première-communion, ils auraient quand même la Messe du jour pour ces mêmes fêtes.

The early Church only had the diocese-parish in the city, with one bishop and many clergy serving at the one altar. Most of the people got baptised & confirmed & communed for the first time at the Easter vigil, on the same night, under one bishop. When Christianity expanded to the countryside, the priests went to serve the villages as “rectors” or “vicars” of the bishop, but this situation created many anomalies of which we still suffer today. On the one side, both in all the Churches of the whole East and in some parts of the West, the priest – and not regularly the bishop – presides at those three sacraments of initiation. On the other side, in most Churches of the West, the three sacraments of initiation are torn apart: the priests baptise, then the bishop confirms many years later, and the first communion takes place in between, according to the local custom. The Presbyterians and other protestants tried to go back to the early Church model, but their result is not entirely satisfactory everywhere.

L’Église primitive ne connaissait que la paroisse-diocèse urbaine, avec un seul évêque entouré de son clergé à un seul autel. La plupart des gens recevaient le baptême imédiatement suivi de leur confirmation et de leur première communion, lors de la vigile pascale présidée par l’évêque. Lorsque le christianisme s’est répandu à la campagne, les prêtres allaient dans les villages, pour les desservir au nom de l’évêque, mais cette situation a créé beaucoup d’anomalies, dont nous souffrons encore aujourd’hui. D’une part, dans toutes les Églises orientales et quelques Églises occidentales, c’est le prêtre – et non plus l’évêque – qui préside aux trois sacrements de l’initiation. D’autre part, dans la plupart des Églises occidentales, les trois sacrements d’initiation ont été disjoints: les prêtres baptisent, puis l’évêque donne la confirmation des années plus tard, et la première communion a lieu à un moment donné, comme un électron libre. Les réformés et autres protestants ont essayé de retourner au modèle de l’Église primitive, mais leurs résultats sont tout à fait discutables.

When I saw, a couple of days ago, the difficult situation in which the Churches were financially, and read on internet the idea – that some viewed as a solution – to drastically reduce the number of the dioceses, I realised that what I had proposed in an ecumenical context should work even in isolation. If we cannot afford salaries for 120 bishops, the best solution – even if we exclude the sacramental side, which we may not do – is to divide the work, and have 2000 bishops without a bishop’s wage. Today we have deans, sub-deans, rural deans, assistant rural deans and the like. All these and many others should just be consecrated into the episcopacy.

Il y a quelques jours, j’ai vu la situation difficile dans laquelle se trouvaient certaines Églises, et j’ai lu sur internet que certains voudraient y rémédier en réduisant le nombre des diocèses. Je me suis rendu compte que ce que je n’envisageais que du point de vue de l’unité des chrétiens pourrait être la vraie solution, en dehors de tout contexte œcuménique. Si nous ne nous permettons plus de payer des salaires d’évêques à 120 fonctionnaires, la meilleure solution – même en mettant de côté le côté sacramentel de l’épiscopat, chose inconcevable – serait de diviser la charge de travail, et avoir 2000 évêques qui gagneraient la même chose que tout le monde. Aujourd’hui on a des doyens, sous-doyens, sous-sous-doyens, ruraux et urbains etc. Tous ces gens et d’autres comme eux devraient pouvoir être sacrés évêques.

“Ézéchias envoya en tout Israël et en Juda, et il écrivit des lettres à Ephraïm et à Manassé, pour qu’ils vinssent au temple du Seigneur à Jérusalem, faire la Pâque du Seigneur Dieu d’Israël […], résolurent de faire la Pâque le second mois. […] Une grande multitude se réunit donc à Jérusalem pour faire la fête des azymes le second mois.” (2 Chroniques 30)

Nous avons ici un cas où, chez les Hébreux, la Pâque a été ajournée d’un mois. En effet, la date normale de la Pâque hébraïque est le 14ème jour du premier mois, ce qui correspond à la pleine lune de l’équinoxe de printemps. La base de la fête pascale hébraïque a été le début du printemps; l’exode d’Égypte s’est greffé sur cela, puis notre Pâque chrétienne s’est greffée sur les éléments hébraïques qui l’ont précédée. Néanmoins, dans Nombres 9:9-11, nous avons deux circonstances spéciales où la Pâque peut être ajournée d’un mois: l’impureté rituelle, ou sinon le fait d’être en voyage au temps de la date correcte. Et nous voyons une circonstance spéciale dans le livre des Chroniques, que j’ai cité plus haut, pour deux raisons: le sacrificateurs n’avaient pas eu assez de temps pour “se sanctifier” à temps pour la date correcte; beaucoup de gens étaient encore en voyage, avec une haute probabilité qu’ils n’arrivent pas à temps à Jérusalem pour la date correcte. Certes, si l’on ajourne la Pâque d’un mois, ce n’est plus le début du printemps. Oui, mais il paraît, selon l’Ancien Testament, qu’il vaut mieux la célébrer correctement en retard, que de la bâcler à la date correcte.

Mais vous allez me dire que toutes ces choses ne s’appliquent qu’à l’Ancien Testament, et que nous autres, chrétiens, nous devons quand même observer la date correcte, quelles que soient les circonstances.

Toutefois, comme je l’ai montré par la passé, en 2019, nous avons fêté la Pâque presque un mois après la date correcte d’un point de vue astronomique. La plupart du temps, notre calendrier grégorien calcule la date de la Pâque correctement, mais de temps en temps, comme l’année passée, nous avons eu, en Occident même, une Pâque à une date conventionnelle (21 avril), alors que le premier dimanche après la pleine lune de l’équinoxe de printemps était le 24 mars! (Plus d’infos ici. C’est aussi pourquoi je suis un adepte fervent de la date de la Pâque astronomique, plutôt que conventionnelle. La Communion Anglicane a ratifier cela en théorie, mais n’a rien fait dans la pratique.)

Donc, si l’année passée, nous avons fêté la Pâque un mois après la date correcte, pour une raison de routine, pourquoi ne pas fêter en 2020 la Pâque avec un mois de retard, pour raison de Coronavirus?

Dans la pratique, voilà ce qui va se passer. Le monde sera encore en confinement dans une semaine. Il y aura, au mieux, des Messes diffusées par vidéoconférence. Mais la plupart des chrétiens n’auront même pas la possibilité de communier, réellement et matériellement, au corps et au sang du Christ.

Postposer la Pâque jusqu’au dimanche 10 mai aurait été la chose la plus raisonnable à faire, d’après moi. Bien sûr, la Pentecôte aurait été ajournée d’un mois, et ainsi de suite. Au besoin, si le confinement devait être prolonger encore davantage, ce n’est pas grave; nous aurions eu la possibilité de postposer la Pâque encore et encore. En réalité, entre la Pentecôte et l’Avent, il y a une vingtaine de semaines “libres”. Même si nous n’avions plus que dix voire cinq semaines entre la Pentecôte et l’Avent, cela n’aurait rien changé en fin de compte. Mieux aurait valu, d’après mois, une Pâque presque parfaite à une date erronée qu’une Pâque bâclée par le Coronavirus à une date correcte.

“And Hezekiah sent to all Israel and Judah, and wrote letters also to Ephraim and Manasseh, that they should come to the house of the LORD at Jerusalem, to keep the passover unto the LORD God of Israel […],  to keep the passover in the second month. […] And there assembled at Jerusalem much people to keep the feast of unleavened bread in the second month.” (2 Chronicles 30).

Here we have a case in which the Hebrews’ Passover was postponed one month later. In fact, the normal date of the Hebrews’ Passover is the 14th day of the first month, which is the full moon after the vernal equinox. This festival was at first a celebration of the spring season and of the new year; the Exodus event was grafted on the more ancient festival, and the Christian Passover (Easter) was grafted on the Hebrew one. However, in Numbers 9:9-11, we have two special circumstances of the Passover being transferred one month later: either the ritual impurity, or travelling on the correct date. The case we have seen in Chronicles is a special circumstance, because the priests had not had enough time to get “sanctified”, while, on the other hand, some people were still on the way, unable to reach Jerusalem on time.  Of course, if one postpones Easter for one month, it’s not the beginning of the spring any more. Yes, but it seems that, in the Old Testament, it is better to celebrate the Passover properly at a later date than to celebrate it unfittingly on the proper date.

But you could tell me that those special circumstances only apply to the Old Testament, and that we, Christians, should always observe Easter on the right date, whichever be the circumstances.

The truth is, as I was saying in the past, that in 2019 we celebrated the Easter almost one month after its astronomical date. Most of the time, the Gregorian calendar that we use agrees with astronomy in the calculation of the Easter date, but sometimes – like the last year – we celebrated the Easter at a conventional date, 21st April, while the first Sunday after the full moon of the vernal equinox was the 24th March! (Details here. This is why I support the astronomic way of calculating the Easter date, rather than the conventional one. The Anglican Communion has ratified it in theory, but never put it into practice.)

Therefore, if the last year have we celebrated the Easter one month after its right date, for a reason of habit, why not celebrate it in 2020 one month after its right date, for a Coronavirus reason?

In practice, this is what is going to happen. Next week, we shall still be in lockdown. There will be streamed Masses at best. Most of the Christians will not even have the possibility to partake, really and physically, the body and blood of Christ.

The best thing to do, from my point of view, would have been to postpone Easter to Sunday the 10th of May. Of course, Whitsunday would also be postponed etc. If the lockdown were to be stretched any longer, we would be able to postpone our Easter further and further. Any way, between Pentecost and Advent, there are about twenty “ordinary” weeks. The worst thing we could get is only ten or only five “ordinary” Sundays, which seems totally acceptable to me. I believe it would have been better for us to have an almost perfect Easter on a wrong date, than an imperfect Easter at the right date.

Here is a personal story, to show you a symptomatic trend in our churches.

On Whitsunday, or Pentecost day, my husband had to fly to Edinburgh. As his flight took place before noon, we had checked to see where he could attend the Mass in one of the Episcopal churches in and around Edinburgh.

We first sent an e-mail to the diocese, but they were unable to answer, saying that we had to look for ourselves on the web. So we did, and we found Saint Philip’s church, as the one and only having an evening Mass on Sundays.

But once he got there, my husband found a closed door. In short, in the whole area of Edinburgh, there is no Sunday evening Mass (either on Saturday evenings, or on Sunday evenings).

In Belgium, 22,6% of the active population works on Sundays, and 34,1% of the Belgian population works on night shifts (source). Even if we consider that for many people, these two categories overlap, we still have one-third of the active population that is not available on the « traditional » Sunday Mass schedule of 10:30 or 11 AM. I do not know the situation in Scotland or in the rest of the countries of the Anglican Communion, but the health services, the water supply and treatment, the electricity and gas distribution, the public transportation, the hospitality industry, the mailing services, journalism, and many more industries operate on Sundays too, day and night, whichever be the country. That was probably not a concern of the pre-modern society, which gave us the « traditional » Sunday Mass schedule, but today, the Church is completely ignorant of the Sunday-working and night-life « minority » of the Church’s fold.

Here I am not blaming the Scottish Episcopal Church alone, but the Churches in general. The problem is not of today. Several decades ago, when many people were already working on Sunday and night shifts, there were still many people going to church; therefore the Church could ignore the « minority. » But today, it is probably the 12th hour, and the Church could recover some of those she has ignored for the past decades.

As a night and Sunday worker myself for the past 13 years, I can testify of the high perseverance I needed, of the many sleepless hours and days, just because the Church was ignoring those of my « minority » made up of 1/3 of the active population! When I used to finish my shift at 7 AM, and had to wait long hours until Mass, the priest’s greeting, « Good morning everyone », and the sermon beginning with the words « this morning » seemed an insult rather than good news.

But besides that third of the active population, there are other: students that have to study or do their long homework, and who cannot afford a whole forenoon out of their study. There are also families, the members whereof do not see each other during the week, and for whom a quarter of the weekend is too much time outside the family. There are people having to travel on Sunday forenoon, like the case presented at the beginning of this article. There are tourists that would not lose a whole forenoon of their journey because of a one-hour Mass. We must not push the faithful to chose between Mass and beach, between Eucharist and study, between Holy Communion and travel, between Church and work. The former must always be compatible with the latter. And this is only possible through evening Masses of the Lord’s Day.

For all these reasons, Saturday vigil Masses and Sunday evening Masses should become much more available.

Both Saturday and Sunday evenings are fit for the night workers and Sunday workers. The most tourist-friendly schedule is Saturday evening. If people go somewhere for the weekend, they would attend Mass without stress on Saturday evening before having supper. If people plan a Sunday city trip, they would first have Mass on Saturday evening before the journey, then have the whole Sunday time for tourism. For those who party on Saturday nights, a Sunday evening Mass is the fittest, for obvious reasons.

Every Mass of Saturday evening is a small Easter vigil. The primitive Church used to have her weekly Eucharist on Saturday night (Acts 20:6-11). As for Sunday evenings, we should remember our Lord: he only celebrated himself the Eucharist twice: first on the night before he was betrayed, and on Easter Sunday evening in Emmaus. Both were evening celebrations. So, finally, our « traditional » schedule of 10:30 or 11 AM has nothing really « traditional », but was a convenience for an agrarian society long gone.

Some may object, saying that in their congregation they have one Mass on Sunday forenoon, and choral evensong (eventually with adoration and benediction) on Sunday evening. To this, I reply that accommodation may be done in the following manner. If there be choral evensong, you may easily hook an offertory and the rest of a low Mass, in which case the service will not last very long. By the way, there are people who only attend evensong, and by this mechanism, they could also have Holy Communion. Now if your specificity is to have Mass in the forenoon, and evensong with adoration and benediction in the evening, here’s a tip. At Mass, consecrate a second large host, as usual, and place it in the ostensory, as usual, with the rest of the Eucharistic reserve. However, instead of purifying the chalices, keep in the tabernacle one of them with the remaining Eucharistic wine. In the evening, as your evensong draws to its end, spread the corporal on the altar, as usual. After the people have adored the Lord who is present in the presanctified species, you can distribute the Holy Communion thereof. When the people have received the body and blood, the priest can bless them not with the ostensory (which by now would be empty), but with the chalice. Then you would purify the vessels, as usual. Such a liturgy of the presanctified gifts would also have the merit not to sunder the adoration and benediction from the real purpose of the Eucharistic reserve, that is, the Holy Communion.

Last but not least, the nowadays situation is very clericalist. First, the Mass schedule is set in accordance with the stipendiary priests, and not focused on the needs of the flock. Secondly, stipendiary clergy of all levels have their day off, during the week, and they are expected to do nothing of church things during their sacred resting day. On the other side, the rest of us use to work the whole week, but when we finally have our sacred resting day, we are expected to give away half of it for the sake of the Church. In fact, most of the Masses that are scheduled on Sunday evenings (except in universities) are done so, not because somebody cared for the constraints of the flock but just because the priest cannot be there in the forenoon, and thus, as a plan B.

Voici une histoire personnelle, pour vous montrer une tendance symptomatique dans nos églises.

Le dimanche de la Pentecôte, mon époux a dû prendre l’avion vers Édimbourg. Comme il devait voyager en matinée, nous avons dû voir s’il y avait moyen qu’il aille à la Messe à l’une des nombreuses églises épiscopaliennes (anglicanes) sur Édimbourg.

D’abord, nous avons envoyé un courriel au diocèse, qui nous a répondu de chercher par nous-mêmes. En épluchant la toile, nous avons trouvé la que l’Église Saint-Philippe était la seule qui avait la Messe les dimanches soir.

Une fois sur place, mon mari s’est retrouvé devant une porte fermée. En gros, sur Édimbourg, il n’y a aucune Messe vespérale (que ce soit le samedi soir ou le dimanche soir).

En Belgique, 22,6% de la population active travaille les dimanches, et 34,1% des Belges actifs travaillent la nuit (source). Même si l’on considère que certaines personnes se trouvent simultanément dans les deux groupes, il y a quand même un tiers des travailleurs et travailleuses pour qui la Messe à 10h30 ou 11h, selon l’horaire « traditionnel », ne convient pas. Je ne sais pas comment ça va en Écosse et ailleurs, mais quel que soit le pays, beaucoup d’activités ne s’interrompent ni le dimanche, ni la nuit: hôpitaux, services de l’eau (épuration, potabilisation, distribution), transports, hôtels, journaux, la poste etc. La société pré-moderne n’avait pas tout ça. Donc l’horaire « traditionnel » de la Messe dominicale convenait à tout le monde. Mais aujourd’hui, l’Église ignore complètement la « minorité » qui travaille les nuits et les dimanches, alors qu’elle a des membres appartenant à ces catégories.

Je ne jette pas la pierre à l’Église épiscopale écossaise seule, mais aux Églises en général. Le problème ne date pas d’aujourd’hui ni d’hier. Il y a plusieurs décennies, des gens bossaient déjà les dimanches et en horaires de nuit. Mais à l’époque il y avait quand même beaucoup de gens diurnes qui remplissaient les églises. L’Église pouvait ignorer la « minorité » invisible. Mais aujourd’hui, on est à la 12ème heure, et l’Église pourrait récupérer au moins une partie de ceux et celles qu’elle a ignoré-e-s par le passé.

Je suis moi-même un travailleur de dimanche et de nuit depuis 13 ans, et je peux vous raconter à quel point il faut être motivé pour aller encore à la Messe le dimanche après le taf. Je fais partie de ce tiers de la population active, une « minorité ». Il y a quelques années, je devais rester éveillé après mon service de nuit, pour pouvoir aller à la Messe, et quand le prêtre faisait référence à « ce matin », je trouvais que ce n’était pas drôle. Souhaiter un bon matin en plein milieu du jour ressemblait à une insulte.

Mais au-delà de ce tiers de la population active, il y a d’autres gens: des étudiants qui doivent faire leurs devoirs ou étudier, et qui ne peuvent pas allouer une demi-journée de leur temps précieux pour aller à la Messe. Il y a des familles qui ne se voient pas pendant la semaine, pour qui une demi-journée signifie beaucoup. Il y a celles et ceux qui doivent voyager le dimanche dans la matinée, comme le cas évoqué plus haut. Il y a des touristes qui ne peuvent pas gâcher toute une matinée pour une Messe d’une heure. Nous devons arrêter de pousser les gens à choisir entre la Messe et la plage, entre l’Eucharistie et le temps d’étude, entre l’église et le travail, entre voyager et reçevoir la communion. La Messe devrait être toujours compatible avec toutes ces activités. La solution, c’est de célébrer des Messes vespérales le jour du Seigneur.

Pour toutes ces raisons, il devrait y avoir davantage de Messes les samedis soir et dimanches soir.

Autant les samedis que les dimanches soir conviennent aux travailleurs de dimanche et de nuit, selon les cas. Les samedis soir sont les plus propices pour les touristes. Si les gens passent leur fin de semaine quelque part, ils pourront aller à la Messe là-bas, sans stress, le samedi avant de souper. Si les gens planifient de passer leur dimanche en visitant une ville, ils sont susceptibles d’aller à la Messe samedi soir avant d’entamer leur voyage. Les Messes du dimanche soir conviennent particulièrement à ceux qui font la fête vingt-quatre heures plus tôt.

Toute Messe du samedi soir est une miniature de la vigile pascale. L’Église des premiers siècles célébrait son Eucharistie hebdomadaire le samedi soir (Actes 20:6-11). Pour ce qui est des dimanches soir, rappelons-nous la vie du Seigneur sur terre: il n’a célébré l’Eucharistie que deux fois: d’abord la nuit où il fut livré, ensuite le soir du dimanche de sa résurrection, à Emmaüs. Les deux fois, c’était le soir. C’est-à-dire que notre horaire « traditionnel », 10h30 ou 11 h avant midi n’a rien de « traditionnel », mais il était conçu pour une société agraire, déjà révolue.

Certains pourraient objecter en disant que chez eux on célèbre une Messe dimanche avant midi, ensuite le soir les vêpres (éventuellement avec adoration et bénédiction du Saint-Sacrement). Je réponds que l’on peut adapter cela, de la façon suivante. Si vous avez les vêpres, on peut enchaîner facilement l’offertoire et le reste d’une Messe basse, pour pas que l’office soit trop long. D’ailleurs, il y a des gens qui ne vont qu’aux vêpres, et à qui vous pourrez donner la communion par ce mécanisme. Maintenant si vous avez la Messe avant midi, suivie le dimanche soir par les vêpres avec adoration et bénédiction du Saint-Sacrement, vous pouvez faire ceci. À la Messe, consacrez une seconde grande hostie, comme d’habitude, la mettant dans l’ostensoir. Mais au lieu de purifier tous les calices, gardez-en un avec le reste du précieux sang, dans le tabernacle. Le soir, à la fin des vêpres, ouvrez le corporal comme d’habitude. À la fin de l’adoration, on pourrait donner la communion à partir de la seconde grande hostie et de la réserve de vin eucharistique. Une fois que les gens ont communié, le prêtre pourra leur donner la bénédiction, non plus avec l’ostensoir (qui est vide maintenant), mais avec le calice. Puis on peut purifier les vases liturgiques, comme de coutume. Cette liturgie des présanctifiés aurait le mérite de prévoir l’adoration, sans que les espèces eucharistiques soient séparés du fait de communier, qui est leur raison d’être.

En fin de compte, la situation actuelle est très cléricaliste. L’horaire des Messes ne correspond qu’aux besoins des prêtres non-ouvriers, sans prendre en considération les besoins réels des ouailles. Deuxièmement, les évêques, prêtres et diacres qui gagnent leur pain du travail ecclésiastique ont leur jour de congé en semaine, sans qu’on attende d’eux de faire des « trucs d’église » pendant leur repos sacrosaint. Par contre, on s’attend à ce que le reste d’entre nous, qui sommes au taf toute la semaine, allouions à la Messe dominicale une demi-journée de notre repos. Au fait, quand il y a quelque part des Messes les dimanches soir, c’est dans chaque cas (universités exceptées) parce que le prêtre ne sait pas être là le matin, donc par second choix.

after

Tentations.

En ce premier dimanche du carême, on lit toujours les trois tentation du Christ, au début de son ministère public. L’une des choses les plus surprenantes, c’est que le diable cite de travers les Écritures, hors contexte, en demandant à Jésus de se jeter dans le vide. Le mécanisme est le même que dans la toute première tentation, dans la Genèse, où le diable fait dire à Dieu ce que Dieu n’a pas dit.

Nous utilisons beaucoup cet épisode pour parler des fondamentalistes. Tels le démon, les fondamentalistes ont l’habitude de citer de travers les Écritures, hors contexte, afin de casser les pieds aux uns et aux autres.

Mais on ne doit pas s’arrêter à la Bible seule. Un mécanisme que j’ai beaucoup rencontré chez les théologiens orthodoxes de rite byzantin, c’est de présenter leur opinion privée comme étant l’enseignement officiel de leur dénomination. Et, avec le temps, la personne change d’avis, considérant aussi que la dénomination ait également changé avec (grâce à?) lui. Par exemple, dans la première édition de son livre, Kallistos Ware déclare que la contraception est totalement interdite dans son Église; vingt ans plus tard, il dit que les fidèles peuvent choisir pour eux-mêmes; vingt ans après, il présente sa dénomination comme une Église libératrice, où l’on peut user de la contraception sans scrupules.

Mais les Églises orthodoxes byzantines ne sont pas un cas isolé. Des gens de différentes dénominations aimeraient tellement que la dénomination embrasse officiellement leur propre point de vue, qu’ils croient vraiment que c’est le cas. Ceci nous amène à la question de l’officialité d’une chose. Ceux qui se sont battus pour l’abolition de l’esclavage, par exemple, l’ont fait lorsque l’esclavage était “officiel”. Aujourd’hui, les végétaliens se battent pour les droits des animaux, alors que le carnisme est “officiel”.

Dieu n’a rien à kicker de ce qui est “officiel”. On voit cela dans la question de répudiation. Jésus ne répond pas: «La position officielle du sanhédrin à propos de la répudiation, chapitre untel, paragraphe untel, est la suivante.» Jésus va aux sources.

Père Nicolas.

Tout d’abord, je commence cet article en souhaitant une bonne fête à mon Nicolas. Car saint Nicolas a bel et bien existé; c’est l’un des évêques signataires du Ier concile de Nicée.

La “vie” de saint Nicolas, écrite plusieurs siècles après le “transfert” de ses reliques à Bari, raconte que le saint aurait donné des cadeaux à trois filles pauvres, pour les empêcher de se prostituer. De là l’habitude des adultes de donner des cadeaux aux enfants au nom de saint Nicolas. Sauf que la coutume n’est pas présente de la même façon dans la chrétienté. Chez les Catalans, c’est à l’Épiphanie qu’on donne les cadeaux aux enfants, de la part des rois mages. Dans l’Europe centrale et de l’est, c’est pendant le soir de Noël que les enfants reçoivent les cadeaux, de la part de Père Noël. Ce personnage fictif, qui se trouve malheureusement même dans l’icône de la Nativité en train de causer à saint Joseph, est considéré propriétaire de l’étable où est né Jésus, pendant que sa femme, Mère Noëlle, sert de sage-femme, et donne un bain à l’enfant Jésus.

Cependant, dans ce dernier cas, il me semble que c’est le folklore préchrétien qui a été assimilé dans le cadre chrétien. Par exemple, les Islandais ont les 13 lutons de Noël, dont le père est le troisième mari d’une trollesse, et même un chat-luton.

Ce fut d’abord Luther qui trouva qu’on ne devait pas parler d’un personnage mythique comme le Père Noël; donc il offrit des cadeaux à ses filles en cachette, pour leur demander ensuite: «Qu’est-ce qu’il t’a apporté, le Seigneur Christ?» Les régimes de type stalinien, prétendant supprimer la superstition, introduisirent le Père Gélard.

Quant aux saints historiques comme Nicolas de Myre en Lycie et les mages ayant trouvé le Christ, je trouve qu’il est malsain que de leur attribuer les cadeaux du temps de Noël, car une telle croyance usurpe la doctrine chrétienne. En tant que chrétiens, nous croyons que les saints – Nicolas et les mages y compris – sont décédés, séparés de leurs corps, et que leurs âmes attendent consciemment la résurrection finale; même si nous trouvons en eux des exemples précieux, et même si nous sommes unis à eux dans la communion des saints, néanmoins, nous n’avons pas le droit moral de leur attribuer des choses surnaturelles fausses. Et le Christ n’a rien à voir là-dedans non plus. Lorsque j’étais petit, il y avait ces personnages surnaturels: Dieu, que les villageois adoraient à l’église, et le Père Noël/Gélard, qui apportait des cadeaux aux enfants. Quand j’ai découvert que le Père Gélard était la femme de ménage de l’école, déguisée avec une fausse barbe, tout mon univers surnaturel s’est effondré. Nous devons transmettre la foi aux enfants via des bases cohérentes.

pas_de_pere_noelUne autre blogueuse cite la même raison que moi, et en donne quatre autres. Bravo! Et un signe au bord de la route en rajoute une. Encore bravo!

Lorsque nous aurons des enfants, nous leur offrirons sans doute des cadeaux, et les encouragerons de faire de même (un enfant qui offre tel jouet à un autre devient moins matérialiste). Nous leur apprendrons également les vies de quelques saints post-bibliques, bien sûr.

osterkerzenMais, diraient certains, on ne peut pas remplacer quelque chose par du vide. C’est vrai. Cependant, nous ferons ni l’erreur de Luther, ni celle des régimes staliniens. Avant l’avent, nous passerons du temps à tresser une couronne d’avent; avant Noël nous cuisinerons ensemble, se cela les intéresse; avant Pâques, nous peindrons des cierges pascaux. Ils seront, sans doute, davantage fiers de ce genre de bricolage, qui aura une utilité liturgique et/ou culinaire, plutôt que des mochetés que leur institutrice leur demande de faire.

Froment.

Récemment, j’ai eu une controverse à propos de la matière du pain eucharistique. La personne avec qui je discutais affirmait que Jésus eût utilisé du pain d’orge à la sainte Cène. L’argument principal était le suivant: Jésus a multiplié des pains d’orge (Jean 6); ça veut dire que les Juifs n’utilisaient pas de froment; en plus, «moi, j’ai été en Israël, et je n’ai pas vu de blé, mais seulement de l’orge.»

Lors de la sortie d’Égypte, «le lin et l’orge avaient été frappés, parce que l’orge était en épis, et que c’était la floraison du lin; le froment et l’épeautre n’avaient point été frappés, parce qu’ils sont tardifs» (Exode 9:31-32). Cela veut dire qu’il y a une grande probabilité que les Hébreux aient utilisé du pain de froment (blé). Dans l’AT hébreu, le froment, חטה, pluriel חטים, apparaît 30 fois, même si l’orge, שעורה, pluriel שעורים, le dépasse très légèrement avec 34 occurrences.

Mais quant à Jésus, à part pour la multiplication des pains, l’orge n’apparaît plus. Au contraire, c’est le blé (froment) qui est mentionné. Le Nouveau Testament contient le mot σῖτος 15 fois, quasi chaque fois en utilisant le blé comme figure de l’Église, des sauvés, du Royaume.

La toute dernière occurrence du blé dans le NT apparaît dans Apocalypse 6:6, pour nous dire que le froment est trois fois plus cher que l’orge. Donc la sainte Cène ayant été un repas de fête, on y a utilisé du pain de blé, et non d’orge.

Sur la toile, je salue un article écrit par un prêtre, à ce sujet.

Évêque de Copenhague à la marche des fiertés.

copenhague_marche_fiertesGrâce à notre ami Mark L, je viens de découvrir que Mgr Peter Skov-Jakobsen, évêque de Copenhague, accompagné de deux de ses prêtres, a participé à la marche des fiertés de Copenhague.

Détails ici.

Nos évêques feraient bien de suivre son exemple.

Mariage-pour-tous dans l’Église épiscopale.

Jusque peu, dans l’Église épiscopale (anglicane) des États-Unis, la possibilité de célébrer et/ou bénir un mariage entre des personne d’un même sexe ou un partenariat civil était laissée à la latitude des évêques.

Entre le 25 juin et le 3 juillet passés, il y a eu la convention générale de cette Église, réunie au Grand-Lac-Salé, pour débattre du mariage-pour-tous.

Le mariage pour tous a été approuvé par les deux chambres: la chambre des évêques (82 % pour, 13 % contre, 5 % abstentions) et la chambre des députés (87 % pour, 11 % contre, 2% abstentions).

De ce fait, il n’est plus au gré des diocèses et des évêques, mais c’est pour tous les diocèses de cette Église. Là où les évêques sont opposés en conscience, ils ne pourront pas non plus s’opposer dans la pratique. Tout au plus, les évêques conservateurs pourront s’opposer à l’utilisation des liturgies approuvées, et dans ce cas, c’est au couple et à la communauté locale de fournir d’autres textes liturgiques; lorsqu’un curé de paroisse ne voudra pas célébrer et bénir un mariage, cela pourra être fait par un autre prêtre.

Pour plus de détails, voici comment les canons ont été modifiés: A036 et A054.

 

Homophobes et prostituées.

L’évangile de la Messe de ce soir, dans Jean 11, nous présente l’onction de Béthanie. Cet épisode, présenté un peu différemment dans Luc 7, a été lu la semaine passée.

Dans les milieux LGBT chrétiens, nous avons l’habitude de souligner que Jésus a été gentil avec les prostituées, et sévère avec les pharisiens; on dit souvent qu’il vaut mieux être une prostituée [repentie] qu’un pharisien. Dans une gymnastique des allégories, on aime assimiler les LGBT aux prostituées, et les pharisiens aux homophobes. On aime citer: «Je vous le dis en vérité, les publicains et les prostituées vous devanceront dans le royaume de Dieu.»

Et si on changeait un peu cette gym? De la femme de mauvaise vie qui a oint les pieds de Jésus on sait deux choses: 1. elle aimait Dieu, 2. elle avait de grands péchés. Je vois autour de moi (ou virtuellement autour, car internet est une fenêtre sur les terres lointaines) des homophobes, qui ont les mêmes traits que la femme de mauvaise vie: ils aiment Dieu, mais ils ont beaucoup de péchés (liés à l’homophobie).

Ces chrétiens de mauvaise vie aiment Dieu, et au plus souvent s’attachent fermement à ce qui est de plus précieux dans notre foi: la divinité du Christ, et la tri-unité de Dieu. À côté d’eux, il y a parfois des pharisiens, LGBT ou autres, qui, à l’exemple de Simon le pharisien, refusent de reconnaître Jésus comme Dieu et sauveur. Ces pharisiens refusent tout “dogmatisme”, sauf si quelqu’un les infra-humanise, faute de dogmes clairs.

Qui est le plus proche du royaume de Dieu?

Mariage et Église épiscopale.

La force opérationnelle sur le mariage, de l’Église épiscopale des États-Unis (anglicane), vient de sortir son document de 122 pages. J’en ai lu quelques-unes. Le plus important, c’est qu’elle est très progressiste, sans compromettre l’orthodoxie.

On peut lire le document en entier ici. En voici un extrait: