L’histoire commence au moment où l’Église d’Angleterre a stipulé que l’évêque de Rome n’avait pas de juridiction sur son territoire. L’Église locale devait se gouverner elle-même. Puisqu’Église nationale, l’Église anglicane est la seule en Angleterre à pouvoir officier des mariages civils. Si vous êtes cathos-romains, presbytériens, hindous… vous devez passer d’abord à la commune, avant de passer dans les lieux de culte. Néanmoins, vous pouvez être de quelle confession que vous voulez, ou athée, mais un prêtre anglican aura toujours le pouvoir de vous marier civilement, pour autant que ce soit un mariage entre deux célibataires (non-divorcés) ou veufs homme et femme. Toutefois, concernant les divorcés, les prêtres sont laissés à leur discrétion: les uns refusent de marier les divorcés, les autres l’acceptent, et ainsi, et l’État et l’Église anglicane sont contents, tous les deux.
L’État vient de rendre le mariage sexuellement neutre. Il y a bon nombre de prêtres qui sont d’accord avec. Ils sont disposés à marier des couples h-h et f-f. D’autres prêtres ne sont pas d’accord, et le font déjà, plus ou moins dans la clandestinité. La chose la plus logique serait qu’on laisse les prêtres agir à leur discrétion, comme on le fait pour le remariage des divorcés. Mais non! Car l’archevêque de Cantorbéry a parlé au nom de toute son Église: c’est NON! Les couples gais et lesbiens qui veulent se marier à l’Église, ils ne les accepte pas, et les prêtres qui voudraient les marier, il les en empêche. Autrement dit, l’archevêque de Cantorbéry s’auto-proclame pape d’Angleterre.
Suite à cela, la famille Drewitt-Barlow est en train de traîner en justice l’Église d’Angleterre. Tony et Barrie Drewitt-Barlow sont non seulement en couple depuis 26 ans, mais ils sont les parents de cinq enfants. Et ce sont des anglicans pratiquants. Bien entendu, les deux époux pourraient solliciter à un prêtre ‘‘désobéissant’’ de les marier plus ou moins en cachette. Ou ils pourraient se marier dans une paroisse scandinave. Mais non; eux veulent pouvoir se marier au grand jour, dans leur propre paroisse. Et je pense qu’ils ont raison.
Car, en tenant les propos homophobes, l’archevêque de Cantorbéry s’attaque indirectement aux enfants du couple Drewitt-Barlow, en les traitant, indirectement, de bâtards.
Plus tôt, la première fois que cet archevêque a tenu des propos discriminatoires, un prêtre-ouvrier de Wilberfoss l’a traité de branleur. Bien entendu, l’archevêque s’est senti vexé. Genre: «si quelqu’un me traite de branleur, c’est vexant; mais si moi, je traite ces enfants de bâtards, c’est ok.»
Bon, pour la petite histoire, au niveau de ses diplômes de théologie, l’archevêque de Cantorbéry n’a qu’un certificat de théologie pastorale. Même pas de licence en théologie! Mais il a le toupet de poser des interdictions à des prêtres qui ont, eux, des doctorats en théologie. Apparemment, le sacre épiscopal serait magique: on vous impose les mains, et pouf! l’Esprit Saint vous assure de dire la vérité. L’infaillibilité papale, quoi.
Beaucoup de calendriers contiennent aujourd’hui une fête mariale. De quoi s’agit-il? On parle de l’ «Εἴσοδος τῆς Παναγίας Θεοτόκου ἐν τῷ Ναῷ» (entrée de la très sainte Déipare au temple), ou «Hierosolymis Praesentatio beatæ Dei Genitricis Virginis Mariæ in Templo».

Dans le rite romain (traditionnel, bien entendu), il y a «le 24ème ou dernier dimanche après la Pentecôte», qui précède immédiatement l’Avent. L’évangile de ce dimanche parle du jugement dernier et du second avénement du Christ; c’est pourquoi, en scandinave on appelle ce dimanche-là 
Avec l’Église, c’est pareille. Certaines Églises, quoique contenant des ‘‘éléments’’ de l’Église primitive, quoique se nommant avec des paroles tirées du symbole nicéno-constantinopolitain ou de certains conciles œcuméniques, quoiqu’en gardant, en outre, par le biais du conservatisme, certaines tares de forme, ne sauraient être la même chose que l’Église primitive. D’autre part, d’autres Églises se font nommer différemment, elles ont mis à jour certaines formes, mais au niveau du dépôt de la foi, elles se situent tout à fait dans la continuité de l’Église primitive.
Ce soir, nous commençons la fête de saint Willibrord.






Je voudrais vous présenter un groupe: Sleeping Giant. Le groupe états-unien se caractérise non seulement comme faisant du métal chrétien, mais ils vont plus loin. Car, contrairement à la plupart des bandes de métal chrétien, qui chantent à propos de Dieu ou de sa bonté, les gars de Sleeping Giant ont également l’habitude de prier pendant les concerts.
J’apprécie particulièrement le chanteur du groupe, Tommy Green, qui voudrait également s’engager dans le ministère ordonné, et dont la théologie me paraît saine. Non, vous n’y trouverez pas du Karl Barth, mais bien du Wesley. Et c’est déjà pas mal.
Je vous laisse lire deux articles de Heavy Metal Magazine: le