Cette année-ci, il n’y a que deux dimanches après l’Épiphanie, car dès la semaine prochaine, on entre dans le temps du pré-carême ou septuagésime.
Toutefois, en théorie, il peut y avoir jusqu’à six dimanches après l’Épiphanie. Ce fut le cas en 2011, et sera le cas notamment en 2038. Par contre, lorsqu’il n’y a que peu de dimanches après l’Épiphanie, comme cette année-ci, et qu’il reste trop de dimanches après la Pentecôte, ces dimanches-là de novembre deviennent des “dimanches après l’Épiphanie”. Concrètement, cette année-ci, il resteront deux dimanches entre la “fin” des dimanches après la Pentecôte et l’avent. Du coup, on aura en automne le 5e et le 6e dimanche après l’Épiphanie.
Cependant, il y a un petit problème. Car, au niveau des “chants” (je veux dire: au niveau des parties cantorales, ou portions bibliques destinées à être chantées par les laïcs), les 4e, 5e et 6e dimanches après l’Épiphanie n’ont pas de propres. Alors, pour combler les vides, on applique la stratégie suivante:
– si ces dimanches-là ont lieu en hiver, on emprunte les “chants” du 3e dimanche après l’Épiphanie: introït Adorate Deum, graduel Timebunt, verset alléluiatique Dominus regnavit exultet, offertoire Dextera Domini, communion Mirabantur omnes;
– si ces dimanches-là ont lieu en automne, on emprunte les “chants” du 23e dimanche après la Pentecôte: introït Dicit Dominus, graduel Liberasti nos, verset alléluiatique: De profundis, offertoire De profundis, communion Amen dico vobis quidquid.
Or il me semble que le trésor de la tradition liturgique du rite romain est assez riche que pour ne pas devoir répéter tout ça plusieurs dimanches d’affilée.
Ainsi, le 4e dimanche après l’Épiphanie, on pourrait prendre: introït Exclamaverunt, graduel Aquæ multæ, alléluia Concaluit, offertoire Si ambulavero, communion Domine salva nos.
Le 5e dimanche après l’Épiphanie: introït Caritas Domini diffusa, graduel Spera in Domino, alléluia Surrexit quasi ignis, offertoire Benedixisti Domine, communion Narrabo omnia ou Ego vos elegi ou Simile factum est regnum.
Le 6e dimanche après l’Épiphanie: introït In sermonibus Domini opera, graduel Probasti Domine, alléluia Laudem Domini, offertoire Ecce dedi verba mea, communion Simile est regnum cælorum.
D’autres alléluias pourraient être pris: Sapientia huius mundi; Qui posuit; Regnavit Dominus.
Le ménée byzantin a des rubriques très méticuleuses sur la journée de demain. Plus exactement, les rubriques – composées aux VIIIe-IXe siècles au Couvent du Studion près de Constantinople – expliquent qu’entre Noël et l’Épiphanie il peut y avoir un ou deux dimanches; du coup, il y a des règles pour chaque cas en partie, en fonction des jours de la semaine où tombent Noël et l’Épiphanie.
Certains d’entre vous savez que Nicolas et moi-même avons commencé, il y a un an et demi, la procédure d’adoption.
Domine Iesu Christe, lux vera, qui illuminas omnem hominem venientem in hunc mundum: da nobis, exemplo beatæ virginis et martyris tuæ Luciæ, ut te sequamur, et ad lumen æternæ vitæ pervenire mereamur; qui vivis et regnas…
Chaque année, il y a des noëls qui me touchent. Mais cette année-ci, j’ai trouvé
Tout le monde parle de la conférence des partis sur le climat (ou COP), qui est en train de se passer au Bourget. Le week-end passé, des foules ont défilé dans les capitales du monde occidental; les foules réclamaient des actions pour stopper le changement climatique.
Tout le temps, les ecclésiastiques organisent des célébrations contre le changement climatique…




