Congrès vieux-catholique à Utrecht 2014.

En rentrant d’Utrecht, du 31ème congrès international, je voudrais vous faire part de mes impressions.

Le père Mark et moi sommes arrivés jeudi soir. L’ouverture du congres, avec les évêques présents, s’est faite dans la Cour sainte-Marie, près de la cathédrale Sainte-Gertrude. De là, la procession s’est rendue à la cathédrale Sainte-Gertrude, où les évêques ont béni l’eau et l’on a chanté les vêpres.

Vendredi nous avons regardé une pièce de théâtre, très bien préparée par les hôtes hollandais. Des ateliers ont eu lieu, le matin et l’après-midi, sans compter les matines et les vêpres. Une visite du musée-ancien couvent Sainte-Catherine nous a été offerte, ainsi que le souper là-bas sur place.

Hier, samedi, on a eu la grand’messe en la cathédrale Saint-Martin, le Dôme. Malheureusement, je n’ai pas pu photographier ni filmer la célébration. Parmi le clergé à l’autel il y a eu non seulement les évêques vieux-catholiques, mais également Mgr David Hamid de chez les anglicans, ainsi qu’un évêque de l’Église Mar Thomas (Église orientale d’Inde). À la messe ont participé également l’ancienne reine Beatrix et le bourgmestre d’Utrecht.

Je pense que la chose qui m’a marqué le plus, c’était le fait de rencontrer des gens. Bien entendu, j’ai pu revoir des amis catholiques-chrétiens (vieux-catholiques) de Belgique, Suisse, France et Pays-Bas et des connaissances d’Angleterre et des États-Unis, mais également rencontrer pour la première fois des gens de partout, et tisser des liens avec des vieux-catholiques de Pologne, Croatie et Belgique!

Il est important, me semble-t-il, de constater qu’une paroisse n’est pas une île. Les deux premiers jours du congrès, nous avons été ± 400 personnes; hier soir à la grand’messe ± 900 personnes. Si j’ai un petit regret, c’est de ne pas avoir pu le temps d’échanges plus longs et plus profonds. Mais comme on a gardé les adresses, cela pourra continuer. Comme quoi, le congrès n’est, tout compte fait, qu’un début.

Les photos: 1. l’ouverture du congrès; 2. vêpres à Sainte-Gertrude; 3. présentation thématique.

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Pines, patates, panaches.

Je suis tous les jours, et de plus en plus, irrité par les gens qui s’efforcent de parler parisien, alors que le patois de Paris est plein de fautes de langue. Dans cet article, je vais en illustres quatre.

1.

Tout d’abord, j’entends les gens parler de pommes de pin. Le fruit du pin s’appelle pine (logique). D’ailleurs, ce mot, par son aspect, a fait penser à autre chose, d’où le verbe «piner».

Quant aux épinettes, sapins et autres conifères, ils produisent des quedettes ou cocottes.

2.

Le nahuatl a donné en français deux mots: tomate (de tomatl) et patate (de patatl). Utilisons-les, donc. Par contre, pomme de terre n’est pas correct du tout. Les patates sont des tubercules, alors que les pommes sont des fruits.

3.

J’entends parler de bois de cerf. Mais les cornes de tous les animaux n’ont rien à voir avec le bois. Le cerf a des panaches.

4.

Comment s’appelle le téléphone de poche? Les Suisses disent «natel», les Belges disent «GSM», où le mot «téléphone» est sous-entendu («téléphone NaTel», «téléphone GSM»), ce qui reste correct. Les Canadiens parlent de cellulaire, ce qui est l’appellation la plus correcte. Les Français disent téléphone portable. Faux. Ce téléphone n’est pas portable, mais portatif.Le téléphone portable existe, mais c’est un téléphone fixe, que l’on peut porter d’une chambre à l’autre. Un ordinateur est portable, car on peut le porter, sans l’utiliser pendant qu’on le porte. Un GSM est un téléphone portatif, parce qu’on le porte pendant l’utilisation. Dites, donc, «GSM», «natel» ou «cellulaire», et vous serez compris, sans faire de faute de langue.

Lux ecce surgit.

Voici ma traduction-adaptation en français de l’hymne Lux ecce surgit aurea, qui se chante aux laudes des jeudis. Cette hymne a été tirée du Cathémérinon de Prudence.

La lumière au matin surgit;
Sur la noirté elle régit;
Que ne soyons surpris, dormant,
Loin de tes saints commandements.

Toi, vraie lumière, donne-nous
De nous préserver purs et doux;
Garde-nous de dire du mal,
Sans sombrer dans le noir total.

Ainsi passera la journée,
De bonnes œuvres couronnée;
Les péchés seront désamain
Loin de nos langues et nos mains.

Tu veilles sur nous tous d’en haut
Et tous les jours sur nos travaux,
Sur nos actions et nos devoirs,
Depuis le matin jusqu’au soir.

Et la doxologie Deo Patri sit gloria, commune également à l’hymne O lux beata Trinitas, déjà traduite par Georges Pfalzgraf:

Honneur au Père notre Dieu,
Au Fils unique dans les cieux,
Au Saint-Esprit pareillement,
Toujours et jusqu’en tous les temps. Amen.

Dernier jour d’été 2014.

Si nous n’avons pas pris de vacances cette année, j’ai quand même réussi à convaincre mon Nicolas d’aller ensemble à la mer. Comme d’habitude, pour lui, c’est une véritable pénitence, que de l’emmener sur la plage.

Nouveau job.

Et voilà, après tous ces mois de galère, j’ai enfin un nouveau job!

Tu Trinitatis Unitas.

Voici ma traduction-adaptation en français de l’hymne Tu Trinitatis Unitas, qui se chante les vendredis aux matines.

Toi, Trinité dans l’Unité,
Tenant avec vitalité
Le monde, écoute hymnes et tons
Qu’en nous levant nous te chantons.

En paix nous nous dématinons
Louant la gloire de ton nom;
Donne-nous, Seigneur, s’il te plaît,
Remède pour toutes nos plaies.

Si le démon s’est garroché
Sur nous et nous avons péché,
Efface-le par ton glorieux
Pouvoir, nous t’en prions, ô Dieu.

Que rien ne magane nos corps;
Que nos cœurs fuient ce qui est ord;
Que des jugements sur autrui
N’éteignent l’ardeur de l’esprit.

Confiants, du cœur te demandons:
De ta lumière fais-nous don,
Pour que, dans la suite des jours,
Nos actes portent sur l’amour.

Et la doxologie, commune à d’autres hymnes:

Exauce-nous, Papa chéri,
Et toi, son égal, Jésus-Christ,
Et toi, Esprit de vérité:
Un pour toute l’éternité. Amen.

Ou, selon la traduction de Georges Pfalzgraf:

Exauce-nous, Père éternel,
Par Christ, qui vit et règne au ciel,
Avec toi et le Saint-Esprit:
Dieu pour les siècles infinis. Amen.

Pour la fête de la Trinité, on chante la première strophe de cette hymne, suivie de la troisième strophe de l’hymne Æterna cæli gloria, et en finissant avec la doxologie Deo Patri sit gloria.

Æterna cæli gloria.

Voici ma traduction-adaptation en français de l’hymne Æterna cæli gloria – orthographié aussi Æterna cœli gloria – et qui se chante les vendredis aux laudes (fin des matines). La mélodie est la même que pour O Lux beata Trinitas.

Gloire des cieux, ô Éternel,
Sainte espérance des mortels,
Du Père seul-engendré Fils
Né de la Vierge, Jésus Christ:

À qui se lève étends ton bras;
L’intelligence émergera,
Vers ta louange disposée,
Te rendant grâce, reposée.

L’étoile du berger reluit;
Vient le soleil, fin de la nuit;
Les ténèbres, viens-en à bout;
Toi, vraie lumière, éclaire-nous.

Éclairant nos sens, tiens-nous loin
Des courants ténébreux, mondains;
Avec ta lumière poursuis
Dans nos sentiments dès-méshui.

Que notre foi premièrement
Élève haut les sentiments;
Que l’espérance donne joie;
Et que l’amour soit notre loi.

Et la doxologie Sit, Christe, rex, commune également à d’autres hymnes:

Gloire à toi, Christ, roi éternel,
Qui vis et règnes dans le ciel,
Avec notre Père et l’Esprit:
Dieu pour les siècles infinis. Amen.

Magnæ Deus potentiæ.



Voici ma traduction-adaptation en français de l’hymne Magnæ Deus potentiæ. Comme je le disais ailleurs, il s’agit d’une série de poèmes de la création, par saint Grégoire le Grand, et ces poèmes ont été insérés – quelques siècles plus tard – dans l’office divin. Le bréviaire, postérieur au concile de Trente, place cette hymne jeudi soir. Étant donné qu’elle décrit le cinquième jour de la création, et que je jour commence mercredi soir, cette hymne devrait se chanter mercredi aux vêpres.

Dieu de la puissance d’en haut,
Tu as fait naître dans les eaux
Une partie des animaux
Et dans les airs tous les oiseaux:

L’un dans l’eau, où il fut créé,
Et l’autre de plumes gréé,
Tous deux d’une souche sortis
Sont en divers lieux repartis.

Donne à tes humbles ouvriers
Que ton saint sang a purifiés
De n’être point dans le péché,
Ni par male mort abrégés.

Que nul ne soit du mal vaincu;
Nul ne soit d’orgueil convaincu;
Que l’intelligence et l’action
Ne soient privées de la raison.

Exauce-nous, Papa chéri,
Et toi, son égal, Jésus-Christ,
Et toi, Esprit de vérité:
Un pour toute l’éternité. Amen.

Cette doxologie, commune à plusieurs hymnes, a été traduite autrement par Georges Pfalzgraf:

Exauce-nous, Père éternel,
Par Christ, qui vit et règne au ciel,
Avec toi et le Saint-Esprit:
Dieu pour les siècles infinis. Amen.

Pride le film.

Voilà un film que j’aimerais aller voir.

Le bon côté, c’est qu’il est inspiré des faits réels qui se sont vraiment passés…

Le mauvais côté, ce sont les côtés pas très moraux qu’on met trop souvent en avant, lorsqu’on parle des LGBT.

Rerum creator optime.


Voici ma traduction-adaptation en français de l’hymne Rerum creator optime, qui se chante les mercredis aux matines:

Ô très bon créateur de tout,
Notre enseignant, écoute-nous:
De l’état somnolent et mou
Libère-nous, Seigneur très doux.

Toi qui es saint, Christ, te prions:
Laisse tomber nos transgressions
Que nous te confessons depuis
Que nous avons rompu la nuit.

De nuit, les cœurs vers toi, selon
L’écrit du prophète, élevons;
Nous levons les mains pour prier,
Comme Paul nous l’a conseillé.

Tu vois, Seigneur, notre fardeau,
Les choses cachées, tous ces maux;
Te prions, sans nous relâcher,
En pleurs: pardonne nos péchés.

Et la doxologie Sit, Christe, rex, commune également à d’autres hymnes:

Gloire à toi, Christ, roi éternel,
Qui vis et règnes dans le ciel,
Avec notre Père et l’Esprit:
Dieu pour les siècles infinis. Amen.