Lettre à l’échevine Charlotte Mouget.

Chère Mme l’Échevine Charlotte Mouget,

Binamêye Madame li Scabene,

Je vous écris en tant que citoyen, pour vous suggérer la création d’une piscine naturelle, et/ou de thermes communaux parfaitement accessibles en transport en commun.

Dji vs sicri come ene djin di nosse ban, po vos cåzer di comint k’on såreut mete so pî ene laetche ou ene bagnasse mwaistrifwaite po les djins naivyî et/ou des tchôdès aiwes po les djins bagnî, ewou k’ons avénreut sins rujhes avou les banåves tcheriyaedjes.

Connaissez-vous l’étang de Naninne ? Il est utilisé pour la pêche.

Conoxhoz vs li laetche di Naninne ? Les djins î vont po cwere des pexhons.

Un étang semblable sur le territoire de notre commune, agrémenté d’une plage de sable exogène, serait idéal comme lieu de baignade.

I nos fåreut ene sacwè come citlale, e nosse ban, po les djins naivyî, avou ene sitrande, et do såvlon ki vénreut d’ôte pårt.

Prenez, par exemple, le lac artificiel de Conchibois à Laint-Léger en Gaume1 :

Waitîz ene miete li mwaistrifwaite laetche da Sint-Ldjî e Gåme2 :

À l’heure actuelle, la plage d’Amée est, depuis plusieurs années, interdite de baignade, car la Meuse n’est pas propre, ni ne le sera, sans doute, à l’avenir. Il nous reste, évidemment, la Mer du Nord, mais les conditions d’accès deviennent de plus en plus difficiles.

Asteure, ça fwait bråmint des anêyes ki li strande d’Amêye est serêye, vêyanmint ki l’aiwe di Mouze est måssire, et i m’shonne ki ça va esse li minme po l’avni. On n’a pus ki l’Mer del Bijhe, mins c’est todi pus malåjhey po-z î aller ; on mete å djins des xhames el voye.

La ville de Gand a créé des conditions de baignade dans les Blaersmeerschen.1 Même si Gand est a une heure de trajet en train de la mer, leurs élus n’ont pas hésité à favoriser un lieu de baignade local.

Li veye di Gant håynêye ås djins ene laetche po zels naivyî. Minme si Gant n’est nén lon del mer (ene d’eure å trin), les electés d’la-djus ont yeu ptchî k’les djins dimorénxhe so plaece po bagnî.

Namur est à deux heures et demie voire trois heures de trajet en train jusqu’à la mer, donc une piscine naturelle se justifierait à Namur plus qu’à Gand.

Nameur est a deus eures et dmeye, minme troes eures å trin disk’al Coisse bedje, adon ene mwaistrifwaite bagnasse sereut bråmint pus ahessåve a Nameur.

De plus, depuis la crise sanitaire du coronavirus, il devient de plus en plus difficile d’aller à la Mer du Nord. Les voyages sont déconseillés. Certains bourgmestres de la Côte n’autorisent plus les touristes d’un jour sur leurs plages. De ce fait, la commune de Namur a vraiment besoin d’une vraie plage avec baignade en plein air, aujourd’hui plus qu’hier.

Parlons maintenant des thermes. Les sources chaudes et la géothermie sont exploitées comme il faut partout en Flandre. En Wallonie, il n’y a que les minuscules thermes de Dinant.

Et co, dispoy li crijhe del Covite, il est foirt malåjhey d’aler al Mer del Bijhe. On nos dit di n’nein trop î aler. Sacwants mayeurs del Coisse ont rseré les strandes, et xhover evoye tos les toûrisses d’onk di djoû. Adon ene vraiye sitrande avou on vraiy difoûtrin bagn e ban d’Nameur, c’est ene sacwè k’i nos fåt pus ç’ki dins l’passé.

Cåzans asteure des tchôdès aiwes. E Flande, gn a bråmint des bagnasses k’ons a metou so pî tchaeke côp k’ons a trové des tchôdès aiwes. E Waloreye, gn a fok les tchôdès aiwes di Dinant k’on nd a profité po ndè fé ene tote pitite måjhinete di bagn po les djins.

À Vedrin, al Tchôde aiwe, il me semble que Vivaqua n’utilise l’eau thermale que comme eau potable. À l’instar d’une multitude de communes de la Plaine Pannonienne (autant en Hongrie qu’en Roumanie), notre commune pourrait se servir de cette eau chaude qui sourd de la terre pour en faire des thermes communaux.

Al tchôde aiwe da Vedrén, i m’shonne ki l’aiwe ni sieve ki po l’Vivaqua l’diner a boere. Come el Plinne di Panoneye (e Hongreye et Roumaneye), nosse ban pôreut prinde li tchôde aiwe, ki rexhe sifwaite foû del tére, po fé ene måjhon d’bagn oficire do ban d’Nameur.

On me répondra, peut-être, que la commune n’a plus d’argent. Or, si elle arrêtait de payer les 21 000 euros par an en frais d’entretien de la tortue de la Citadelle, il y aurait sans doute un peu d’argent pour les choses utiles.

On m’respondrè, dandjreus, ki l’ban n’a pus d’cwårs. Tolminme, on paye 21 000 uros tos les ans po fé rblinki li rinne-a-schågne del Citadele. I våreut mia k’on mete les cwårs, motoit bén, dins des afwaires ki sievnut a åk.

En attendant une réponse de votre part, j’espère que vous prendrez en considération cette proposition.

Ği tådjrè, tot ratindant k’vos frîz ene sacwè por ça, et k’vos m’dirîz cwè.

Je me permets d’envoyer une copie de cette proposition mienne aux conseillèr‧e‧s communau‧ale‧s de la Commission développement touristique et de la Commission Bien-être, étant donné qu’une piscine naturelle et/ou des thermes communaux toucheraient à la fois au tourisme local et aux bien-être des Namurois‧e‧s.

Dji m’permete d’evoyî ene copeye di m’lete ås consyî‧re‧s do ban, ki sont el Comussion po l’toûrisse si diswalper ey el Comussion po l’Awè-Bon, veyanmint k’ene mwaistrifwaite laetche et/ou ene måjhon-tchôdès-aiwes do ban, ça a a vey avou l’court-toûrisse et avou nozôtes awè bon.

D’avance merci ! Passez de joyeuses fêtes !

Gråce bråmint des côps ! Passez des bounès fiesses !

2On ôte ripoirtaedje, ki mostére ki l’laetche da Sint-Ldjî ére todi drovou so les etrevéns del Covite, adon k’les piscines estént serêyes : www.tvlux.be/video/info/tourisme/saint-leger-une-reprise-discrete-pour-le-lac-de-conchibois_34941.html

Bonne Année 2021!

Lorsque j’étais enfant, j’étais très superstitieux concernant le Nouvel-An. Le 31 décembre, je clôturais des choses commencées pendant l’année, afin de ne pas les étaler sur deux années. Je croyais aussi que le 1er janvier donnerait l’image de ce que l’année nouvelle tout entière serait. Je ne fais que dalle le 1er janvier? Je serai paresseux toute la nouvelle année.

Or certains Alpins fêtent toujours le 1er mars, Nouvel-An d’antan. (Voir la chalende de mars sur YouTube.) Les Hébreux fêtaient également de début de la nouvelle année le printemps. C’est logique. Le printemps comme début de l’année.

Ohne dich en français.

Ce matin, je me suis réveillé en train de traduire poétiquement la chanson Ohne dich de Rammstein. Voilà ce que ça a donné:

Je cherche après toi dans les bois,
Où tu étais la dernière fois,
Et le soir s’abat sur le pays;
Sur le sentier derrière, c’est la nuit,
Et le bois est vide et noir sans toi.
Malheur à moi!
Les oiseaux ne chantent-ils pas!

Sans toi, je n’existe pas,
Seul sans toi;
Je suis seul, même avec toi,
Seul sans toi;
Longues heures tant je compte,
Seul sans toi;
Quand s’arrêtent les secondes,
T’es pas là.

Sur les branches chues par terre
Tout est sans vie, dans la misère.
J’ai du mal à respirer si bas.
Malheur à moi!
Les oiseaux ne chantent-ils pas!

Sans toi, je n’existe pas…

J’ai du mal à respirer si bas.
Malheur à moi!
Les oiseaux ne chantent-ils pas!

Sans toi, je n’existe pas…

Nicolas 36 ans.

Nicolas_jbMon Nicolas fête ses 36 ans. Félicitations, mon amour!

Musique byzantine symphonique.

Je me rappelle l’apparition du métal symphonique, genre musical qui est né grâce à des métalleux qui, loin de ce contenter de l’amateurisme, avaient suivi des études de musique.

D’autre part, le chant liturgique byzantin est réputé de se chanter toujours a cappella. Or je viens de tomber sur un truc assez inouï: dans cette vidéo, on voit une chorale byzantine, Tronos, chanter le psaume 140 (141) des vêpres, accompagnée de l’Orchestre métropolitain de Bucarest. Quoiqu’il s’agît d’un concert, cela devrait avoir sa place dans les églises.

Bien sûr, je me rappelle les vêpres à la cathédrale Saint-Paul de Londres, qui ressemblaient plus à un concert qu’à un office, où l’on avait quasi peur de chanter avec la chorale. Peut-être qu’on arriverait à trouver le juste milieux, où les vêpres dominicales pourraient attirer plus de monde, grâce à la beauté.

«La beauté sauvera le monde.» (Dostoïevski)

Nicolas_&_GeorgesAujourd’hui, mon Nicolas et moi fêtons 8 ans de mariage.

Mon Nicolas, je t’aime comme au premier jour, et encore davantage!

Oer yw’r gŵr sy’n methu caru / Deck the Hall.

Grâce aux media, tout le monde connaît, même dans le monde francophone, l’air un noël avec «La la la.» On en trouve même une blague dans Le Cœur a ses raisons. À partir d’une traduction littérale du texte gallois (l’original ici), et en atténuant les idées matérialistes, je me suis proposé d’en faire une traduction poétique vers le français, avec une certaine adaptation toponymique. La mélodie peut être écoutée ici.

Il est froid, qui a en haine – Fla la la la la, la la la la
La montagne et notre plaine, (*)
Mais qui aime la rivière
A des fêtes de lumière. (**)

Froides sont les longues lettres
Qu’on reçoit, sans rien omettre;
Chauffe-toi lisant un livre;
Garde bien ton équilibre.

Tout est froid et sous la neige,
S’il n’y a rien qui protège;
La chaleur humaine en tête,
Bonne année, joyeuses fêtes!

______
(*) Changer, selon le cas: La forêt de notre Ardenne, Le pays de la Famenne / de l’eau de Haine / de Calestienne / de la Lorraine / Les polders de notre plaine etc.
(**) Alternativement: Mais qui aime notre Meuse | A les fêtes chaleureuses.

Joyeux anniversaire, mon amour!

Cyprien – je suis roumain.

Cyprien Iov, le cyberhumoriste: « Je suis roumain« . À regarder absolument.

Reno erat Rudolphus.

Je suis sûr que vous connaissez tous le chant gnangnan de Noël américain Rudolf the red-nosed reindeer. Vous l’avez entendu ne fut-ce que dans les supermarchés, avant les fêtes.

Eh bien, certains musiciens d’église scandinaves se sont amusés à le traduire en latin, en composant une mélodie de chant grégorien, tout en y ajoutant un «Alléluia» à la fin.

Pour écouter ce que ça donne, cliquez ici.

Détails ici.