L’autre jour, nous avons été regarder Le Premier qui l’a dit au cinéma.

Le réalisateur Ferzan Özpetek, qui a eu également des difficultés d’acceptation de la part de son propre père, lui a dédié ce film. Le personnage de Luciana incarne les trois tantes du réalisateur, alors que la trame du film est largement inspirée de l’histoire d’une famille apulienne.

Nicolas ne l’a pas trop aimé. Quant à moi, j’ai adoré ce film.

En voici quelques extraits.

Pour la petite histoire, il me semble que Riccardo Scamarcio ressemble à Jan Smit; et le titre germanophone Männer al dente me semble plus approprié.

Come out…

Je voudrais vous partager une phrase que j’aime bien, écrite par l’évêque Gene Robinson:

«Come out as a person of faith to your gay friends, which may be harder than coming out as a gay person to your straight friends!».

«Fais ton coming-out de croyant devant tes potes gais, ce qui pourrait être plus dur que de faire ton coming-out de gai devant tes potes hétéros!»

Et je viens de découvrir un site intéressant: www.paedocommunion.com

Je surfe et je découvre deux liens: J’ai décidé de fuguer et Questions sur les familles d’accueil.

Je me pose des questions: que motive toutes ces fugues? Comment faut-il réagir?

Le cas de l’égoïste qui s’emmerde parce qu’il pète dans la soie de l’État me fait flipper. Et lorsque croise l’autre, qui est encore en fugue en prétendant que sa dernière famille d’accueil, c’étaient toujours des ivrognes qui le frappaient, je ne peux plus le croire.

Ce mois-ci j’avais déjà demandé congé un week-end, donc je ne pouvais pas en demander un deuxième. Du coup, pour la gay pride, on comptait faire ainsi: aller au travail la nuit de vendredi à samedi, puis à la célébration religieuse samedi matin, puis rentrer à la maison pour dormir. Finalement, à cause de la grève, je n’ai même pas su aller travailler vendredi soir. Du coup, nous sommes allés samedi matin à Bruxelles pour la célébration religieuse, et après la célébration nous sommes rentrés à la maison. Autrement dit, notre participation cette année-ci s’est résumée à la célébration et nous n’avons pas été au cortège.

Le plaisir de la célébration, c’était d’avoir rencontré des amis et des connaissances. Mais quant à la célébration, ça m’a de nouveau laissé un goût pas très frais. Il n’y a pas eu d’eucharistie. Ensuite, les prêtres ne portaient même pas d’étole. (Genre: on n’est pas là officiellement.) Déroulement chaotique, juste par plaisir pour faire « plus protestant ». À la fin, beaucoup de bla bla autour de la pompe électrique qui agitait les fonts baptismaux. Le point positif: des chants bilingues.

Pour l’année prochaine, les participants sont invités à la préparation. Du coup, on y sera.

Samedi soir, nous avons été à une vigile pascale qui avait commencé à 17h30. Ainsi, après la célébration, nous avons eu le temps de rompre le jeûne avec un bon souper. (Ça m’aurait fait très mal d’aller au travail avec le ventre vide, et sans avoir fêté la Pâque également par un bon repas.)

Donc nous sommes allés manger au restaurant végétarien Dolma, situé à Ixelles, en bas de la chaussée d’Ixelles. Ce restaurant, tenu par des hindous, nous a impressionnés. Ils ont une certaine variété dans les plats, et la grande majorité de leurs recettes sont végétaliennes.

Il est curieux de voir que les employés sont des Flamands, et que la clientelle semble majoritairement anglophone. C’est que, donc, les questions éthiques n’intéressent pas une certaine catégorie de Belges, et c’est bien dommage. Un resto végé fait faillite à Namur, un autre à Liége, tandis qu’à Charleroi il n’y en a jamais eu un.

Prochainement j’ai envie d’essayer le resto Slurps, toujours à Ixelles, dans la rue Dautzenberg. Et le prochain magasin végétalien où je voudrais faire du magasinage, c’est La Saga, à Etterbeek, dans l’avenue de la Chevalerie.

Comme quoi, une fois de plus, les fils de ce monde sont plus habiles que les fils de la lumière!

Et à ce propos, je viens de découvrir le film LoveMEATender, un film belge de Manu Coeman (le jeu de mots est une coïncidence).

«Vespere autem sabbati, quæ lucescit in prima sabbati, venit Maria Magdalene, et altera Maria, videre sepulchrum.» – Au vêpre du sabbat, qui luit vers le premier jour après le sabbat, Marie Madeleine et l’autre Marie vinrent voir le sépulcre.

C’est ainsi que s’exprime l’Église, dans la proclamation de l’Évangile de la vigile pascale, quel que soit le rite, lecture tirée de Matthieu 28, en grec ou en latin. Et, dans le rite latin traditionnel, également dans l’antienne du Magnificat qui clôture la vigile pascale.

«Il y eut un soir, il y eut un matin. Le premier jour.»

C’est au soir de la veille que le Christ ressuscite, tout comme à la création. Non pas à minuit. Minuit, c’est une légende urbaine qui n’a pas grand’chose avec la liturgie.

Ce premier et huitième jour durera, symboliquement, une semaine, une octave. Chaque jour de cette octave sera comme un dimanche. Comme une suite de huit dimanches.

Joyeuses Pâques à toutes et à tous!

Le Jeudi-Saint, TéléLumière a diffusé le concert de Fairouz. Il s’agit de son concert annuel pour la semaine sainte. Les années précédente elle avait été chez les Byzantins; cette année-ci elle a chanté chez les Maronites, ce qui fait qu’elle a commencé son répertoire par deux très beaux morceaux maronites. Ensuite, comme d’habitude, les trois stances des matines byzantines du Samedi-Saint, et enfin Wa Habibi.

Voici la vidéo.

Tantôt j’ai voyagé avec deux gars, dont un orphelin d’origine albanaise et un Belge de souche, 18 ans, qui étaient en train de fuguer d’un centre d’accueil. Ils m’ont raconté qu’ils avaient été placés dans 16 familles d’accueil, dont seulement 2 s’étaient occupées d’eux.

Et là je me suis posé des questions. D’abord, si 2 ont été comme il faut, pourquoi ont-ils fui même ces deux-là? Ensuite, est-il vraiment possible que 14 familles d’accueil fussent si mauvaises que ça?

D’après eux, certaines leur avaient donné des sous, sans s’occuper d’eux; d’autres se sont occupées d’eux, mais sans leur donner des sous. Les deux garçons disaient également avoir travaillé au noir dans la restauration.

Tout ça me pose que des questions, sans réponses.

Agnès…

Agnès...Aujourd’hui, c’est la fête de sainte Agnès, vierge martyre. Deux variantes régionales de chez nous donnent Nanesse et Lemmeke (Lammeke).

Je pense de nouveau à cette vieille qui s’appelait Agnès, que j’ai connue lorsque j’étais enfant, et qui est décédée à l’âge de 117 ans. C’est le premier mort que j’ai pleuré de ma vie. C’était une pauvre, d’origine ruthène. Quand on la voyait dans la rue, ma mère me donnait une petite pièce, et j’allais la donner à Agnès. Elle me faisaient des baise-mains, en m’embrassant les doigts.

Ses mains toutes vieillies et son visage tout ridé étaient tellement beaux. D’une beauté autre que celle que nous montre la pub, autre également que ce qu’un attend d’un(e) conjoint(e). C’était la beauté de la personne qui a traversé la vie, et qui, à un âge avancé, continuait à se battre au jour le jour.

Les dimanches et les jours de fête, Agnès se tenait à la porte de l’église (à l’intérieur). Sans qu’elle tende la main, les gens lui donnaient des petites pièces, certains en entrant, d’autres en sortant. Les vendredis elle allait se promener au marché. Lorsqu’elle posait la question sur le prix de tel ou tel produit, les femmes lui en donnaient gratuitement.

L’une des choses qu’Agnès disait à ma mère, dans la rue, lorsque je lui donnais la petite pièce, c’était: «Madame, c’est lui qui me pleurera quand je serai morte.»

Jarðböðin il y a un an.

Il y a un an, nous nous baignions dans le Jarðböðin, un lagon en plein milieu du désert aride, alors qu’il faisait très sombre en plein jour. Cette baignade m’a marqué, parce qu’elle correspondait à ce que j’avais lu sur internet avant notre voyage de noces. Et puis, c’était le nord de l’Islande, alors que nous avions passé le reste du temps au sud.

Jusqu’il y a peu, mes souvenirs restaient en Suède. C’est maintenant, après un an, que je commence à me rappeler l’Islande.

Bientôt il faudra qu’on passe aux thermes de Hal!