This endris night.

Voici ma traduction-adaptation de ce chant de Noël.

Avant-hier soir, je regardais
Un astre très brillant,
Et une Vierge ainsi chantait:
Dors bien, dors, mon enfant!

2. La dame assise fredonnait
Disant à son gamin:
« Pourquoi dors-tu, mon garçonnet,
Sur la paille et le foin?

3. Tu es un roi; t’est-il requis
De t’abaisser autant?
Quoiqu’il en soit, moi, je te dis:
Dors bien, dors, mon enfant.

4. L’enfant répondit à Marie:
Il est vrai que je suis
Le roi des cieux, pourtant je gis
Dans la mangeoire ici.

5. Les anges au-dessus de moi
Rayonnent maintenant,
Tu peux en tressaillir de joie,
Chantant « Dors, mon enfant. »

6. « Mon chou, puisque tu es un roi,
Pourquoi nais-tu ici?
Tu aurais pu, vêtu de soie,
Avoir un royal lit.

7. Maman Marie, ne t’en fais pas
Pour cette pauvreté;
Je serai adoré des rois,
Les rois vont m’exalter.

8. Dans douze jours, vous allez voir
Trois rois; en attendant,
Redonne-moi le sein ce soir,
Chantant « Dors, mon enfant. »

9. Je veux te faire, ô fils, plaisir,
Crois-moi, mon cher enfant.
Que faire pour te réjouir,
Pour que tu sois content?

10. Car je ferai ce que tu veux,
Car je suis ta maman;
Tu le sais bien; ferme les yeux,
Dors bien, dors, mon enfant!

11. Tu sais, Maman, un jour viendra
Où tu me chaufferas;
Quand je serai mort sur la croix,
Reprends-moi dans tes bras.

12. Et ce jour-là, tiens-moi au chaud,
Ton sein me réchauffant,
Pour que je trouve le repos,
Chante « Dors, mon enfant. »

13. Mon fils, cela arrivera
Puisque c’est ton dessein;
Je te demande une faveur,
Jésus, si tu veux bien.

14. Aux gens qui veulent me fêter,
Mes jours de fête grands,
Octroie-leur la félicité!
Dors bien, dors, mon enfant!

It came upon the midnight clear.

La chalende peut être écoutée ici. Je l’ai traduite poétiquement, et j’ai rajoutée une doxologie:

On entendit en pleine nuit
Chanter un chant ancien:
Des anges sont venus ici
Jouer pour Dieu soudain:
« Paix sur la terre, gloire à Lui!
Bienveillance aux terriens! »
Le monde écoute sans souci;
Les anges chantent bien.

2. Les anges passent par les nues,
Dans la paix, la fraîcheur,
Et leur musique est entendue
Dans ce monde pécheur.
Il souffre triste, et au-dessus
Le chœur des anges vient.
Malgré tout le bruit de nos rues,
Les anges chantent bien.

3. Les guerres et tous les péchés,
D’un monde bien violent
La paix du ciel, ils l’ont gâchée
Ces derniers deux mille ans.
Le chant des anges ne s’entend
Dans les conflits humains.
Arrêtez-vous, ô combattants:
Les anges chantent bien.

4. Vous, qui ployez sous le fardeau
Des peines de la vie,
Qui connaissez des bas, des hauts,
Dont les chemins dévient,
Levez la tête en dignité:
Dieu secourra les siens;
Écartez-vous et écoutez:
Les anges chantent bien.

5. Voici venir des jours jolis,
Prophétisés d’abord,
Où les temps étant accomplis,
Viendra un âge d’or,
Et la paix sainte fleurira,
Plus vraie qu’aux temps anciens,
La création aura la joie:
Les anges chantent bien.

6. Louange et gloire à Jésus-Christ,
Notre Dieu incarné!
C’est lui qui a créé la vie,
Et pour nous il est né!
Le Père et l’Esprit-Saint aussi
Consubstantiels, en lien,
Reçoivent le culte infini:
Les anges chantent bien.

Lettre à l’échevine Charlotte Mouget.

Chère Mme l’Échevine Charlotte Mouget,

Binamêye Madame li Scabene,

Je vous écris en tant que citoyen, pour vous suggérer la création d’une piscine naturelle, et/ou de thermes communaux parfaitement accessibles en transport en commun.

Dji vs sicri come ene djin di nosse ban, po vos cåzer di comint k’on såreut mete so pî ene laetche ou ene bagnasse mwaistrifwaite po les djins naivyî et/ou des tchôdès aiwes po les djins bagnî, ewou k’ons avénreut sins rujhes avou les banåves tcheriyaedjes.

Connaissez-vous l’étang de Naninne ? Il est utilisé pour la pêche.

Conoxhoz vs li laetche di Naninne ? Les djins î vont po cwere des pexhons.

Un étang semblable sur le territoire de notre commune, agrémenté d’une plage de sable exogène, serait idéal comme lieu de baignade.

I nos fåreut ene sacwè come citlale, e nosse ban, po les djins naivyî, avou ene sitrande, et do såvlon ki vénreut d’ôte pårt.

Prenez, par exemple, le lac artificiel de Conchibois à Laint-Léger en Gaume1 :

Waitîz ene miete li mwaistrifwaite laetche da Sint-Ldjî e Gåme2 :

À l’heure actuelle, la plage d’Amée est, depuis plusieurs années, interdite de baignade, car la Meuse n’est pas propre, ni ne le sera, sans doute, à l’avenir. Il nous reste, évidemment, la Mer du Nord, mais les conditions d’accès deviennent de plus en plus difficiles.

Asteure, ça fwait bråmint des anêyes ki li strande d’Amêye est serêye, vêyanmint ki l’aiwe di Mouze est måssire, et i m’shonne ki ça va esse li minme po l’avni. On n’a pus ki l’Mer del Bijhe, mins c’est todi pus malåjhey po-z î aller ; on mete å djins des xhames el voye.

La ville de Gand a créé des conditions de baignade dans les Blaersmeerschen.1 Même si Gand est a une heure de trajet en train de la mer, leurs élus n’ont pas hésité à favoriser un lieu de baignade local.

Li veye di Gant håynêye ås djins ene laetche po zels naivyî. Minme si Gant n’est nén lon del mer (ene d’eure å trin), les electés d’la-djus ont yeu ptchî k’les djins dimorénxhe so plaece po bagnî.

Namur est à deux heures et demie voire trois heures de trajet en train jusqu’à la mer, donc une piscine naturelle se justifierait à Namur plus qu’à Gand.

Nameur est a deus eures et dmeye, minme troes eures å trin disk’al Coisse bedje, adon ene mwaistrifwaite bagnasse sereut bråmint pus ahessåve a Nameur.

De plus, depuis la crise sanitaire du coronavirus, il devient de plus en plus difficile d’aller à la Mer du Nord. Les voyages sont déconseillés. Certains bourgmestres de la Côte n’autorisent plus les touristes d’un jour sur leurs plages. De ce fait, la commune de Namur a vraiment besoin d’une vraie plage avec baignade en plein air, aujourd’hui plus qu’hier.

Parlons maintenant des thermes. Les sources chaudes et la géothermie sont exploitées comme il faut partout en Flandre. En Wallonie, il n’y a que les minuscules thermes de Dinant.

Et co, dispoy li crijhe del Covite, il est foirt malåjhey d’aler al Mer del Bijhe. On nos dit di n’nein trop î aler. Sacwants mayeurs del Coisse ont rseré les strandes, et xhover evoye tos les toûrisses d’onk di djoû. Adon ene vraiye sitrande avou on vraiy difoûtrin bagn e ban d’Nameur, c’est ene sacwè k’i nos fåt pus ç’ki dins l’passé.

Cåzans asteure des tchôdès aiwes. E Flande, gn a bråmint des bagnasses k’ons a metou so pî tchaeke côp k’ons a trové des tchôdès aiwes. E Waloreye, gn a fok les tchôdès aiwes di Dinant k’on nd a profité po ndè fé ene tote pitite måjhinete di bagn po les djins.

À Vedrin, al Tchôde aiwe, il me semble que Vivaqua n’utilise l’eau thermale que comme eau potable. À l’instar d’une multitude de communes de la Plaine Pannonienne (autant en Hongrie qu’en Roumanie), notre commune pourrait se servir de cette eau chaude qui sourd de la terre pour en faire des thermes communaux.

Al tchôde aiwe da Vedrén, i m’shonne ki l’aiwe ni sieve ki po l’Vivaqua l’diner a boere. Come el Plinne di Panoneye (e Hongreye et Roumaneye), nosse ban pôreut prinde li tchôde aiwe, ki rexhe sifwaite foû del tére, po fé ene måjhon d’bagn oficire do ban d’Nameur.

On me répondra, peut-être, que la commune n’a plus d’argent. Or, si elle arrêtait de payer les 21 000 euros par an en frais d’entretien de la tortue de la Citadelle, il y aurait sans doute un peu d’argent pour les choses utiles.

On m’respondrè, dandjreus, ki l’ban n’a pus d’cwårs. Tolminme, on paye 21 000 uros tos les ans po fé rblinki li rinne-a-schågne del Citadele. I våreut mia k’on mete les cwårs, motoit bén, dins des afwaires ki sievnut a åk.

En attendant une réponse de votre part, j’espère que vous prendrez en considération cette proposition.

Ği tådjrè, tot ratindant k’vos frîz ene sacwè por ça, et k’vos m’dirîz cwè.

Je me permets d’envoyer une copie de cette proposition mienne aux conseillèr‧e‧s communau‧ale‧s de la Commission développement touristique et de la Commission Bien-être, étant donné qu’une piscine naturelle et/ou des thermes communaux toucheraient à la fois au tourisme local et aux bien-être des Namurois‧e‧s.

Dji m’permete d’evoyî ene copeye di m’lete ås consyî‧re‧s do ban, ki sont el Comussion po l’toûrisse si diswalper ey el Comussion po l’Awè-Bon, veyanmint k’ene mwaistrifwaite laetche et/ou ene måjhon-tchôdès-aiwes do ban, ça a a vey avou l’court-toûrisse et avou nozôtes awè bon.

D’avance merci ! Passez de joyeuses fêtes !

Gråce bråmint des côps ! Passez des bounès fiesses !

2On ôte ripoirtaedje, ki mostére ki l’laetche da Sint-Ldjî ére todi drovou so les etrevéns del Covite, adon k’les piscines estént serêyes : www.tvlux.be/video/info/tourisme/saint-leger-une-reprise-discrete-pour-le-lac-de-conchibois_34941.html

Sainte Lucie, chant.

Voici ma traduction-adaptation du chant en question. Str. 1-2 traduites-adaptées sur le suédois; str. 3-5 sur le napolitain.

Sainte Lucie,
Douce lumière,
Dans notre hiver de nuit,
Couleurs bien claires,
Ailes de rêverie,
De prophétie,
Allume tes bougies,
Sainte Lucie!

Viens dans tes ornements,
Et nous exhorte,
Compagne de l’Avent,
Noël apportes.
Ailes de rêverie,
De prophétie,
Allume tes bougies,
Sainte Lucie!

Comme scintille
La lune pleine!
La mer rit, brille!
Brise sereine!
Ma barque est prête là,
Dans l’éclaircie.
Sainte Lucie!
Sainte Lucie!

Sous le vent fade
Les gens respirent.
Qui se balade
Dans mon navire?
Et vous, que faites là,
Tous de sortie?
Sainte Lucie!
Sainte Lucie!

La table est mise
Pour que l’on soupe,
La gent assise,
On boit la coupe.
Qu’est-ce que nous prend là?
Mélancolie!
Sainte Lucie!
Sainte Lucie!

Maria durch ein’ Dornwald ging

Voici ma traduction-adaptation de cette chalende allemande:

Marie marchait dans l’épinaie
Kyrie, eleison,
Qui nulle feuille ne donnait
Depuis sept ans ; s’y promenaient
Jésus et Marie.

2. Mais que portait-elle en son sein ?
Kyrie, eleison,
Elle tenait l’enfant très saint,
Né sans douleur, de force ceint,
Jésus et Marie.

3. Et ces rosiers vite ont produit
Kyrie, eleison,
Des roses, quand ils ont saisi
Que là passaient le saint Messie,
Jésus, et Marie.

In the bleak midwinter

Voici ma traduction-adaptation de cette chalende:

Oh, quel vent de glace
À la mi-hiver!
Tout gelait sur place,
Le sol tel le fer!
La bordée de neige,
Le vent s’agitant,
Sous la lune beige,
Dans le temps!

Dieu, que tout l’espace
Ne sait contenir
Ni scruter en face,
Devra revenir.
Mais la grotte-stable
Contenir le sut,
Lui, le Dieu affable,
Christ Jésus.

Lui dont les célestes
Sont le marchepied,
Dans le foin se leste,
En suçant du lait.
Lui, dont la cohorte
D’anges vit aux cieux,
Dort là, sous l’escorte
De ces bœufs.

Anges et archanges
Et les séraphins
Chantent ses louanges
Dans les airs très fins,
Mais seule une Mère
A su l’embrasser
Ici, sur la terre:
C’est assez.

Que veux-tu qu’on t’offre?
Car les mages bons,
En ouvrant leurs coffres,
T’ont fait plein de dons.
Les bergers, sans doute,
T’ont offert les leurs.
Avec toi en route,
Prends nos cœurs.

While shepherds watched their flocks by night

J’ai traduit poétiquement ce chant de Noël vers le français. Il y a une mélodie, ainsi qu’une seconde.

Quand les bergers, assis, la nuit,
Veillaient sur leurs brebis,
Chez eux un ange descendit,
Et la gloire y luisit.

Il leur a dit : « Ne craignez pas »,
Car ils étaient tremblants,
« Je vous apporte ici la joie,
Bonne nouvelle aux gens !

David aura un successeur,
Puisque dans sa cité
Vient de vous naître le sauveur ;
Allez le visiter.

Pour le reconnaître, un détail
Vous ne sauriez louper :
Il dort dans l’auge du bétail,
De draps enveloppé. »

Le séraphin ayant parlé,
La troupe d’angelots
Chanta en chœur inégalé
Pour Dieu ces fameux laus :

« Gloire à Dieu au plus haut des cieux,
Et sur la terre paix !
La bonne volonté de Dieu
Soit avec ses sujets ! »

Noël wendat-huron.

Sur base de la traduction littérale de Paul Œil-de-Vautour Picard, j’ai versifié le noël wendant-huron:

Bon courage à vous, les gens! Jésus est né ici.
Maintenant que le règne du diable est bien détruit,
N’écoutez plus ce qu’il dit rusé à vos esprits, bas.
Iesȣs ahatönia’.

2. Écoutez les anges du ciel, et ne rejetez
Maintenant tout ce qu’ils vous ont si bien raconté.
Marie mit au monde le Grand Esprit, qu’elle enfanta.
Iesȣs ahatönia’.

3. Et trois chefs cette parole entre eux se sont donnée,
En voyant au firmament l’étoile illuminer :
Ils sont convenus de suivre l’astre beau, pas à pas.
Iesȣs ahatönia’.

4. Qu’ils aillent le voir, c’est ce que suggéra Jésus ;
L’astre allait les conduire à lui, c’est ce qu’ils ont su ;
Ils se dirent donc qu’ils iraient vers l’étoile, déjà.
Iesȣs ahatönia’.

5. Ces chefs firent des cadeaux, lorsqu’ils ont vu Jésus,
Ils lui racontèrent de grandes choses, émus.
Ils le saluèrent, lui parlant du cœur, pleins de joie.
Iesȣs ahatönia’.

6. À présent venez tous le prier et l’honorer.
Il a exaucé nos vœux ; veuillez, donc, l’adorer.
Écoutez-le. Il veut que vous soyez saints par la foi.
Iesȣs ahatönia’.

Wonderful Counselor

Voici ma traduction-adaptation du noël Wonderful Counselor en français:

Les gens qui dans le noir marchaient
Ont vu bien crépiter
La lumière et clarté,
L’étoile en majesté.
Eux que l’ombre de mort gâchait
Ont eu beaucoup de joie!
Que leur devise soit:
Roi de paix, réjouis-toi!

Refrain:
Conseiller Merveilleux
Père éternel des siècles,
Prince de paix, Dieu!

2. Comme on partage le butin,
Et que l’on se réjouit,
Il en sera ainsi
Quand le Christ nous délie.
Il nous donne un salut certain,
Et brisera le joug
Qui pèse sur nos cous,
Pour triompher partout. – R.

3. Un petit enfant nous est né,
Un fils nous est donné,
Son règne est destiné
À être pérenné.
Comme David il va trôner
Pour à jamais régner,
Et tous vont se plier,
Du cœur s’agenouiller. – R.

Bereden väg för Herran

Voici ma traduction-adaptation du chant aventier suédois Bereden väg för Herran:

Que les vallées se dressent
Traçant la voie pour Dieu;
Il vient! les monts s’abaissent!
Christ, l’espoir des aïeux,
De la maison du père
David, juste et sincère.

Refrain:
Béni soit-il, qui bien
Au nom du Seigneur vient!

2. C’est pour nous qu’il arrive,
C’est le roi éternel,
Ayez branches festives,
Habits, processionnels.
Dieu tient bien ses promesses.
Hosanna, Christ, sans cesse! – R.

3. Ouvre, Sion, tes portes,
Pour qu’entre le Seigneur!
Ici viendront de fortes
Nations voir ton bonheur.
Les peuples de la terre
Acclament ta lumière: – R.

4. Il ne vient pas en gloire,
Ni avec des soldats.
Le diable, peste rare
D’orgueil, le précéda.
Christ, par l’Esprit, démarre;
Par sa passion: victoire! – R.

5. Ô peuple élu, déteste,
Rejette le péché!
Le royaume céleste
N’est ni mondain marché,
Ni invention magique,
Ni un gain héroïque. – R.

6. Dans la maison du Père
On va croyant en lui.
Le prix qu’il nous confère
Est pur amour qui luit.
Sa grâce libre est sûre,
Prêchée des lèvres pures. – R.

7. Jérusalem déserte,
Sans sacerdoce en vie,
Demeure nue, sans sceptre;
Son temple est bien détruit.
Mais le Christ règne et gère
Son royaume prospère. – R.