Patrick Legacé: Pakistan.

Je me permets de transcrire ici un article, attribué à Patrick Lagacé, que j’ai reçu par e-mail. Voilà donc le copier-coller.

Avant de parler de la catastrophe au Pakistan, j’aimerais vous entretenir de cette merveilleuse machine à tuer qu’est le F-16. Vous savez ce qu’est un F-16? C’est un des avions de chasse les plus populaires du monde.
Combien coûte un F-16?

Autour de 40 millions l’unité.

Bien sûr, pendant sa vie utile, l’appareil coûtera une fois et demie le prix d’achat en entretien, en réparations (et en lave-glace, c’est fou le prix du bidon de lave-glace pour ces joujoux).

Donc, parlons de la catastrophe au Pakistan. Terrible. S’il ne s’agissait pas d’un pays musulman, on pourrait parler d’inondations de calibre biblique: 20 millions de sinistrés. Épouvantable.

Et, depuis deux ou trois jours, on entend des voix s’élever contre le manque de générosité de l’Occident envers le Pakistan éprouvé. Au Canada, en France, en Grande-Bretagne: le public se fait tirer l’oreille. Dans La Presse, hier, ma collègue Marie-Claude Malboeuf rapportait qu’à peine 200 000$ avaient été récoltés pour le Pakistan par une coalition humanitaire. Dans les mêmes délais, après le séisme haïtien, on avait récolté 18 fois plus.
Les ONG tapent du pied. S’impatientent. Crient à la catastrophe et au choléra. Le plus tragique, c’est qu’elles ont probablement raison.

À l’échelle internationale, l’ONU n’a récolté que 40% des 460 millions requis pour l’aide d’urgence. Le vice-premier ministre britannique, Nick Clegg, a fustigé la communauté internationale pour sa pingrerie: «La réponse de la communauté internationale a été lamentable.»

Mais je m’éloigne. Je vous parlais de F-16. Tout récemment, un pays s’est doté d’une flotte toute neuve d’une vingtaine de ces merveilleux tueurs de l’air.

Quel pays, donc?

Eh oui, le Pakistan.

Avant d’aller plus loin, je vous préviens: c’est un naïf qui écrit cette chronique. Un naïf qui s’assume. Un naïf qui pose cette question: si le Pakistan avait tout récemment 1,4 milliard pour acheter des avions de chasse à Lockheed, pourquoi le Pakistan n’a-t-il pas 460 millions de dollars à consacrer à ses propres citoyens détrempés?

Je demande pardon à la Croix-Rouge, à CARE, à Oxfam et aux autres ONG, mais je ne donnerai pas une cenne pour les efforts humanitaires au Pakistan.

Je ne donnerai pas une cenne pour le Pakistan parce que le Pakistan n’a jamais de problème à acheter, ou à se faire financer, du matériel militaire.

Je veux bien donner pour Haïti, petit pays qui n’a rien (hormis des dirigeants corrompus). Je veux bien donner à l’Afrique, c’est la moindre des choses.

Je ne donnerai pas pour le Pakistan comme je ne donnerai pas pour les pêcheurs de La Nouvelle-Orléans qui sont privés d’un gagne-pain depuis la fuite de pétrole causée par BP dans le golfe du Mexique.

Le chanteur Zachary Richard est sur le point d’enregistrer, avec plusieurs artistes québécois, un CD dont les profits seront distribués aux pêcheurs de La Nouvelle-Orléans. Il y aura ensuite un concert-bénéfice.

C’est très bien, les concerts-bénéfice. C’est très bien, la charité musicale. Et je sympathise avec les pêcheurs de La Nouvelle-Orléans.

Mais, et c’est encore un naïf qui parle, je me demande pourquoi je devrais donner un sou aux habitants du pays le plus riche de l’histoire de l’humanité, dont le gagne-pain a été saccagé par une giga-multinationale jouissant d’une capitalisation boursière de 120 milliards US au sein d’une des industries – l’énergie – les plus lucratives de la planète.

Il me semble que les États-Unis d’Amérique, que BP, que l’industrie de l’énergie ont assez de fric pour dédommager les pêcheurs de La Nouvelle-Orléans et leurs familles et les descendants de leurs familles jusqu’en 2060, au moins.

Mais revenons au Pakistan. Le 19 juillet, le New York Times a publié un papier absolument dévastateur sur la fiscalité dans ce pays. Une fiscalité de république de bananes, où les riches se sont arrangés pour ne pas payer d’impôts.

Je ne parle pas de payer peu d’impôts. Je parle de ne pas en payer. Je parle d’un pays où 10 millions de personnes devraient payer de l’impôt, mais où seulement 2,5 millions en paient.

Et tout cela est légal. Les riches se sont arrangés, dans ce pays, pour ne pas payer d’impôts. Le Times rapporte que la valeur moyenne – moyenne! – des parlementaires pakistanais est de… 900 000$. Le chef de l’opposition, Nawaz Sharif, un millionnaire, n’a par exemple pas payé d’impôts en 2005, 2006 et 2007.

«C’est un système pour élitistes, pour l’élite et par l’élite, dit Riyaz Hussein Naqvi, fonctionnaire pakistanais à la retraite, qui a travaillé comme percepteur d’impôts pendant 38 ans. C’est un système biaisé où le pauvre subventionne le riche.»

Ce qui n’était pas dans le Times, mais que vous saviez probablement déjà – je sais que vous dévorez les pages internationales des quotidiens -, c’est que le Pakistan possède l’arme nucléaire. En fait, des dizaines de missiles nucléaires.

Donc, si je résume…

Le Pakistan est une oligarchie qui permet aux riches de ne pas payer d’impôts. Le Pakistan a du fric pour acheter des F-16. Le Pakistan a du fric pour entretenir un arsenal atomique capable de détruire la moitié de la planète?

Je ne suis pas naïf à ce point-là: le Pakistan a les moyens d’aider son peuple.

Beau temps, Jesus Freaks et mémoire.

Ce matin, en descendant du train, j’ai attendu mon bus en cuisant sous le soleil. Tant mieux! Ma pensée m’a emmené loin, au strand d’Amée et à la carrière d’Hastimoulin. Mais non, dommage, je devais rester à la maison pour travailler et dormir! 

Ces derniers jours j’ai bien avancé dans mon mémoire. Cependant je dors peu, pour pouvoir travailler, et je rebois beaucoup de café.

La musique qui me stimule le plus en ce moment, pour travailler, c’est Bluflame Special, un groupe de punk’n’roll d’Adélaïde, que j’ai découvert il y a sept ans sur un site de sous-cultures chrétiennes. J’arrive à écouter en boucle la chanson «Calm After the Rain».

Et du coup, je suis nostalgique après le festival Freakstock. Cette année-ci, le festival n’a duré que quatre jours et a eu lieu à Burbach. L’évêque copte Damien d’Allemagne a aussi tenu un discours, car les vêpres du monastère copte de Hoexter-Brankhausen ont fait partie intégrante du festival. Malheureusement, cette année-ci, les ateliers du festival ont été dispersés en cinq endroits différents. Je ne sais pas pourquoi; j’imagine qu’il y a dû y avoir un problème financier.

900ème article: Qoudouss.

Me voici au 900ème article de ce blogue. À cette occasion, je voudrais expliquer le titre du blogue. Pourquoi «qoudouss»?

C’est mon Nicolas qui m’a donné l’idée de créer un blogue. Mais je en savais pas quel tire je lui donnerais. Nicolas m’a fait remarquer que son blogue portait le nom d’une chanson: «Oops I Did It Again», sa chanson préférée. Mais quelle était ma chanson préférée, ou plutôt mon chant préféré? Le Sanctus de la messe.

Le Sanctus est le seul morceau de l’anaphore (ou canon eucharistique, ou prière eucharistique) réservé aux fidèles laïcs. Et l’anaphore est la prière d’action de grâce de l’Église. Pourquoi donc, dans tous les rites de toutes les traditions d’Occident et d’Orient, les fidèles laïcs chantent la même hymne? D’ailleurs non seulement eux, mais même le clergé, puisque dans la plupart des anaphores, le post-sanctus commence aussi avec ces mots: «saint… es-tu…».

C’est parce que, je crois, la meilleure façon d’acclamer Dieu, c’est de lui dire qu’il est saint. Et notre vocation est aussi d’être saints, mis à part pour Dieu, mis à part du monde, mis à part pour son service. C’est également la vocation des anges, qui glorifient Dieu de la même manière: le Sanctus a d’abord été chanté par les anges.

Donc mon chant préféré, que j’allais donner comme titre au blogue, est le chant eucharistique par excellence: le Sanctus.

Peu avant de commencer le blogue, j’avais une discussion avec un ami musicien suisse d’origine juive. Nous parlions de la sainteté. Et il me montrait que la plupart des langues, en traduisant la notion sémitique de sainteté, ont utilisé des termes qui expriment d’autres choses. Dans les langues sémitiques, QDS signifie «mis à part», tandis que le latin sanctus, qui a donné des mots similaires dans toutes les langues romanes et slaves, renvoie plutôt à la notion de sacrifice sanglant. Sanctus est le participe passé du verbe sancire, dérivé de sanguis «sang».

Les langues sémitique, par contre, n’ont que la notion de «mettre à part». En hébreu qadoš (קדוש), en syrien/araméen qadiša, en arabe qoudouss (قديس), en guèze et amharic qidouss, en maltais qaddisa.

Et pourquoi, de toutes les langues sémitiques, ai-je choisi le terme arabe? Pour plusieurs raisons. D’abord, le quartier où j’habitais à l’époque, à Etterbeek, était peuplé de beaucoup de chrétiens arabophones, qui, quels que fussent leurs rites d’origine et leurs juridictions d’origine, eucharistiaient ensemble à la paroisse de Saint Jean-Chrysostome. Beaucoup d’entre eux avaient souffert des persécutions à cause de leur foi, dans leurs pays d’origine. À l’époque, lorsque j’étais libre les dimanches matin, c’est là que j’allais à la messe. (D’ailleurs, c’est ainsi que j’ai appris un peu d’arabe classique.) Et les seules fois que j’ai chanté le Sanctus en une langue sémitique, ce fut là-bas, en arabe.

Mon blogue ne s’appelle pas Al-Qoudouss, mais tout simplement qoudouss. Le Saint par excellence, Al-Qoudouss, est Dieu seul. Mais il communique sa sainteté à son Église, son corps, dont nous sommes les membres. Dieu est mis à part de toute sa création. Il ne fait pas partie de la création, et sa création n’est pas engendrée, mais bien créée. Il n’y a que les trois religions monothéistes ou révélées qui témoignent de cela. Mais par l’adoption filiale, il permet à l’homme d’être mis à part avec lui, par la grâce.

Vegans: modern day witches.

Saviez-vous que trop de végétalisme peut vous rendre gai?

«The Bible makes clear that God created animals for one purpose only – our nutritional and intestinal satisfaction. Just as God created woman solely to be the servant of man, meaning women are to obey their husbands at all times, keep their mouths shut in church and never teach (1 Timothy 2:11-15; Ephesians 5:22-24), so, too, God created animals so we would have something to fill our stomachs with after a hard day’s work.»

«You see, veganism offers a place of solace for sodomites every bit as attractive as a Catholic confessional. Fruits and vegetables are what housewives and sissies on Weight Watchers eat, whereas meat, cheese and butter are what real men eat. If every meal you eat doesn’t contain something that lives in, or comes out of something that lives in, a barn, you aren’t a real man. Jesus warned us that the men who would one day call themselves “vegans” are nothing more than nancy-boys looking for refuge somewhere.»

Pour plus de détails, cliquez ici.

Qu’en pensez-vous?

Frédéric Lenoir

Snoopyitsme soulève des questions intéressantes dans ses derniers commentaires, c’est pourquoi, en faisant une pause, j’essayerai de dire ce que j’en pense. (J’écris cet article, au lieu d’envoyer un mail privé à Snoopyitsme, afin que ça puisse être utile à d’autres.)Pour ce qui est des « extraterrestres », je crois fermement que ce sont des démonophanies, des apparitions de démons. Je recommande le site Paapsi.org, qui contient des témoignages de gens qui ont subi des « abductions ». Je vous recommande le témoignage de Max Ouellet. Il y a également un bel article ici.

* * *

Pour ce qui est du livre «Comment Jésus est devenu Dieu» par Frédéric Lenoir, je l’ai déjà eu en main et feuilleté pendant une vingtaine de minutes. J’allais à la librairie Club de la Place de l’Ange à Namur, et ce livre se trouvait et dans la vitrine, et sur le stand circulaire au milieu du magasin, et sur une autre étagère. Manifestement, il fallait encore un livre « choque », pour gagner de l’argent. (D’ailleurs dans la librairie vous ne trouverez aucun livre chrétien.)

Donc je disais que je l’ai feuilleté. Sauf que sur toutes les pages consultées il y avait des inexactitudes historiques, ainsi que des affirmations grotesques. Mais le fait le plus surprenant est que l’auteur ne connaît même pas le Nouveau Testament! Je trouve cela désolant pour quelqu’un qui est un « historien des religions ». Le livre me semble tout aussi bien documenté que «Le Monde des religions» qu’il édite.

Le Nouveau Testament est plein d’affirmations de la divinité de Jésus, ainsi que de la Trinité. Effectivement, tout est exprimé dans la terminologie théologique de l’époque, que d’ailleurs Mr Lenoir n’a pas l’air de connaître.

Prenons quelques exemples. «Les vrais adorateurs adoreront le Père en Esprit et Vérité» (Jean 4). Dans saint Jean le Christ apparaît comme la vérité personnifiée. Saint Paul met le Christ avant le Père, lorsqu’il mentionne la Trinité, en disant: «Que la grâce du Seigneur Jésus Christ et l’amour de Dieu et la communion du Saint Esprit, soient avec vous tous.» (1 Corinthiens 13:13). Mais peut-être le fait le plus remarquable est celui de Thomas qui se met à genoux devant le Christ ressuscité en lui disant: «Mon Seigneur et mon Dieu!» (Jean 20:28). Saint Paul affirme également «le Christ est issu selon la chair, lequel est au-dessus de tout, Dieu béni éternellement! Amen.» (Romains 9:5).

Lorsque je dis que la divinité du Christ est exprimée selon la terminologie de l’époque, il s’agit du fait suivant: les écrits du Nouveau Testament attribuent à Jésus la plupart des titres et toutes les prérogatives de Dieu, qu’on trouve dans l’Ancien Testament. Par exemple:
– «C’est moi, moi qui suis YHWH, et il n’y a point de Sauveur que moi.» (Isaïe 43:11).
– «Tu lui donneras le nom de Jésus [= Sauveur], car c’est Lui qui sauvera son peuple de ses péchés.» (Matthieu 1:21)

Ou bien le même titre appliqué à la fois au Christ et au Père dans le même livre:
– «Je suis l’alpha et l’oméga, dit le Seigneur Dieu, celui qui est, qui était, et qui vient, le Tout-Puissant.» (Apoc. 1:8)
– Jésus dit: «Je suis l’Alpha et l’Oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin.» (Apoc. 22:13)
– «Ainsi parle YHWH, roi d’Israël et son rédempteur, YHWH Sabaoth: Je suis le premier et je suis le dernier, et hors moi il n’y a point de Dieu.» (Isaïe 44:6).

Le monothéisme hébreu aurait été complètement incompatible avec le fait d’invoquer dans la prière qui que ce soit, à part Dieu. Or partout dans le Nouveau Testament vous lisons que les chrétiens priaient Jésus.

Tout cela pour dire que le livre de Frédéric Lenoir est bidon. Je ne le condamne pas s’il ne croit pas au Christ, mais un scientifique doit être honnête par rapport à ceux dont il parle. Par exemple, je ne suis pas obligé d’être un chat, mais si je suis vété et je dis que le chat aime le chocolat, je suis un scandale.

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Mais pourquoi est-il si important de savoir si Jésus était Dieu ou pas? Parce que, justement, le christianisme n’est pas une religion au sens stricte du terme. Dans une religion classique, c’est l’homme qui fait des efforts pour trouver Dieu. Dans les religions révélés, c’est Dieu qui prend l’initiative, pour sauver l’homme.

Et pour sauver l’homme, la seule manière possible a été que Dieu devienne lui-même homme; que le créateur devienne lui-même créature.

En même temps, si Dieu est amour, il ne peut pas être seul. Un dieu qui s’embêtait et se tournait les pouces avant la création n’est pas un dieu d’amour, car l’amour implique la communion. C’est pour cela que Dieu, depuis l’éternité, engendre le Fils et procède le Saint-Esprit, dans une communion d’amour. Cependant ce mouvement est dans on intérieur, de sorte qu’il n’engendre pas de nouveaux êtres, mais deux personnes de la même essence; non pas trois dieux, mais il reste unique, tout en étant trois. Ainsi, 1+1+1=1.

Snoopyitsme, le livre qui m’a fait comprendre la logique de l’incarnation de Dieu et sa nécessité est Cur Deus homo de saint Anselme. J’espère pouvoir te l’offrir à l’occase.

Et moi, pourquoi crois-je au Christ? Au bout du compte, ç’aurait pu être juste une belle vision de ce que doit être le Messie, mais sans plus. Je crois que toutes ces braves gens qui, au Ier siècle de notre ère, ont donné leur vie pour une conviction, l’ont fait suite à un événement central de l’histoire: la résurrection du Christ, dont ils ont été témoins. Ce qui importe dans les écrits narratifs du Nouveau Testament, ce n’est pas le nombre des miracles, ni l’exactitude de la généalogie du Christ, ni plein d’autres choses; mais un épisode central: la résurrection de Jésus, alors que ses disciples pensaient que tout était fini. C’est pour ça que cet événement les a bouleversés si fort, c’est pour ça qu’ils le décrivent chacun de son expérience et de son point de vue. Et, d’après moi, ici il ne peut pas s’agir d’une fiction, mais d’un fait historique. Ces gens-là auraient pu continuer leur vie tranquillement, mais ils ont préféré parcourir le monde avec ses dangers, et finalement être tués pour avoir affirmé ce fait historique.

Mais à quoi sert de croire que ce train va à Ostende, si on ne monte pas dedans? Ce serait une foi inutile, car autrement c’est comme si on ne croyait pas que le train va à Ostende. C’est pourquoi, malgré toutes les suppositions que nous pouvons faire à travers nos raisonnements, rien ne nous donnera la certitude à 100%. Par contre, par la prière nous pouvons expérimenté une relation personnelle avec le ressuscité, une expérience qui diffère substantiellement de l’imprécation adressée à l’ordi qui a planté. Seul celui qui l’expérimente sait de quoi il s’agit.

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Maintenant pour ce qui est du monothéisme et du polythéisme, je crois que l’humanité a été dès le début monothéiste. Elle a gardé le protévangile, c’est à dire l’annonce de la venue du Messie pour racheter l’humanité. Mais les différents peuples se sont mis à adorer les démons, et c’est ainsi qu’est né le polythéisme.

Mais pour accomplir la promesse, Dieu a choisi une nation-pilote, le peuple juif. Or ce peuple, malgré les différents rappels, n’a cessé de s’abattre vers le polythéisme. Au bout du compte, le Messie a été la personnalité corporative du peuple d’Israël et de toute l’humanité. En tant qu’humain à 100%, il a accompli la promesse, mais à cause de l’état de péché de l’humanité il a dû être également 100% Dieu.

Pélerinage marial.

Dans le temps, le lieu marial par excellence était la basilique de Hal. Les gens partaient à pied, pour arriver à Hal le 15 août. Ce n’est qu’au XXème siècle que toutes sortes de gens ont prétendu des apparitions. Les évêques flamands n’en ont approuvé aucune dans leurs diocèses; les évêques wallons ont tout approuvé chez eux; et c’est ainsi que Hal a perdu son importance, au profit de Beauraing, Banneux…

Cette potale (photo) se trouve à Rhisnes, mais on en trouve un peu partout en Belgique.

Dans le temps, les pélerinages à Hal ou ailleurs pour le 15 août étaient des choses plutôt positives, parce que les gens y allaient pour se confesser et communier, à une époque où ils avaient l’habitude de se confesser et communier très rarement.

Mais il y a un autre point essentiel. Les paysans travaillaient tout le temps et ne prenaient jamais le temps pour eux. Or lorsqu’ils partaient en pèlerinage, ils se mettaient en route plusieurs jours avant la fête, ce qui leur permettait de se récréer. Ceux qui partaient en pélerinage confiaient la ferme à d’autres membres de leur famille.

Mémoire dans 15 jours.

Il me reste 15 jours pour rendre mon mémoire. D’une part je suis un peu angoissé à cause de ça, et même le compte à rebours me stresse lorsque j’écris. Mais d’autre part, c’est toujours le compte à rebours qui m’a motivé pour finir les choses en temps utile.

Tommy Tiernan et les prêtres.

Je viens de trouver un sketch de Tommy Tiernan. À mon avis, c’est la fatigue qui l’a fait dire Zebedée au lieu de Zachæus.

Ma phrase préférée, c’est: «What kind on priest do you want? You want somebody who looks as if the decisions he has made in his life have had some consequences on his face!»

Pour la petite histoire, le comédien Tommy Tiernan a été séminariste à un moment donné de sa jeunesse. L’année passée il a battu le record du plus long one-man-show, qui a duré 36 heures.

Dom Gregory Dix: The Shape of the Liturgy.

Pour les fans de la théologie: si vous n’avez pas encore le classique The Shape of the Liturgy du Père Grégory Dix, vous pouvez le télécharger ici gratuitement en PDF.

Je suis toujours consterné de savoir que, si en anglais, il a connu 7 éditions successives, en français il n’a même pas été traduit…

Saint Tugdual le Jeune.

Hier c’était la fête de saint Laurent, grand martyr et archidiacre à Rome. Je voulais donc écrire un article sur le diaconat. Mais je ne trouve pas opportun cet article en ce moment.

Aujourd’hui, les orthodoxes celtiques fêtent saint Tugdual le Jeune.

Je suis bouleversé par les luttes intestines qu’il y a aussi chez les orthodoxes. Ledit Tudgual, de son vrai nom Jean-Pierre Danyel, venant d’un milieu athée, converti au Christ, a été prêtre chez vieux-catholiques et chez les orthodoxes-de-France, et enfin il a été sacré évêque par trois évêques d’affiliations vieille-catholique, orthodoxe et je ne sais quoi encore. Il n’a pas été évêque vagabond, mais ermite, puis abbé du monastère fondé par lui dans une pauvreté nue. Mais c’est ainsi qu’il a fondé l’Église orthodoxe celtique, qui a aujourd’hui 8 paroisses et monastères.

Dans ce monde qui devient de plus en plus sourd au message du Christ, je ne peux que me réjouir de cette fondation. Cela ne veut pas dire que je serais nécessairement d’accord avec le rite « restauré » dit « de Glastonbury » qu’utilise l’Église orthodoxe celtique, ni avec ses positions sexistes. Mais s’ils œuvrent pour la vigne du Christ, je me réjouis. «Jean, l’un des douze, dit à Jésus: « Maître, nous avons vu quelqu’un chasser les esprits mauvais en ton nom, et nous avons voulu l’en empêcher, car il n’est pas avec nous pour te suivre. » Jésus lui répondit: « Ne l’empêchez pas: celui qui n’est pas contre vous est pour vous. »» (Luc 9:50, Marc 9:39).

Par contre, ce qui m’attriste, c’est de voir d’autres évêques dits orthodoxes, dits canoniques, qui non seulement refusent de reconnaître les Celtiques, mais également se mettent à les critiquer: «Pour nous, Sa Blancheur est une anecdote, mais aussi un scandale. Ce n’est pas parce qu’un évêque orthodoxe s’est engagé dans cette aventure par naïveté, que lui est maintenant devenu évêque. L’évêque orthodoxe ukrainien n’avait aucun droit de le consacrer; et un évêque qui sort de la communauté n’est plus ni évêque, ni prêtre.» Or celui qui écrivait cette critique caricaturale, se trouvait d’une certaine façon dans une situation similaire d’un point de vue ecclésiologique. Et c’est là le scandale!

Pour la petite histoire, le successeur de l’évêque « crtitqueur » a perdu beaucoup de paroisses, pendant que le successeur du critiqué ne fait qu’augmenter les siennes.

Malheureusement nous voyons de moins en moins de charité chez les chrétiens, et parfois c’est tellement déstabilisant!