2 heures 30 de sommeil.

2 heures 30 de sommeil.Hier je n’ai dormi que deux heures et demie. Nos voisines font des travaux, et c’est ainsi que lorsque leurs ouvriers ont commencé à forer les murs, je me suis réveillé.

Aller au travail après seulement deux heures et demie de travail, c’est pire que d’y aller soûl.

Aujourd’hui, je n’entends plus le marteau-piqueur, mais le marteau et la truelle.

Malheureusement, les syndicats ne font rien pour les travailleurs de nuit.

Nord – sud.

Nord - sud.Janne Håland-Matláry idéalise les pays de l’Europe de sud-est. Pour elle, les pays les plus chrétiens sont la Hongrie et l’Arménie; les gens y sont hospitaliers et généreux, pauvres et éduqués; le climat favorable. Au contraire, elle parle de sa Norvège comme d’un pays déchristianisé et païen, sans valeurs, consumériste et pas très éduqué, avec un climat rude.Quand je pense à moi, je vois le contraire. J’ai toujours été fasciné par les pays européens nordiques. Ce n’est pas pour rien que je suis tombé amoureux d’un blond-roux aux yeux bleus. Et je me dis toujours que je ne pourrais jamais vivre ailleurs qu’au Benelux ou en Suède. Oui, j’idéalise encore la Suède. Leur Église nationale est ouverte, tout en gardant un esprit liturgiquement haut. Là on peut être végétalien, sans être vu comme un extraterrestre. Leur conscience éthique me semble bien plus développée que chez nous, et à des années-lumière des Balkans.

Mais quand on idéalise, on ne voit pas toujours les défauts, et même les défauts sont vécus plus sereinement (par exemple, la politicienne norvégienne s’est heurtée au train hongrois, tout comme nous nous sommes heurtés au train suédois, mais sans trop râler).

Il faut faire la part des choses. Étant habitués avec les éléments positifs dans notre milieu de vie, nous finissons par les ignorer (nous n’accordons pas beaucoup d’importance à notre confort, pendant que 90% des gens de la planète vivent sans confort), mais nous gardons en tête tous les éléments négatifs de notre milieu. Lorsque nous sommes en vacances ailleurs, parfois l’absence temporaire d’éléments négatifs du quotidien nous fait rêver.

N’empêche, contrairement à tous les autres pays visités (hors du Benelux), en Suède je ne me suis pas senti étranger… tout comme la Norvégienne ne se sent pas étrangère aux Balkans.

Comme quoi, l’herbe est toujours plus verte ailleurs, et la poule du voisin est toujours comme une oie.

Photo: vue de Tranholmen (l’Île de la Grue), en Suède, vers minuit.

Belgique: la faute aux journalistes!

Belgique: la faute aux journalistes!La crise politique belge? La faute aux journalistes, qui vendraient bien leurs propre parents pour une croûte de pain!

Je ne lis plus Le Soir, depuis longtemps. Les journalistes, en quête de sensationnel, incitent les gens à la séparation. C’est à cause d’eux que les gens ont voté ainsi. Et ce sont eux les véritables dirigeants, le troisième – et le plus important – pouvoir en Belgique.

Et les journaux ne sont jamais neutres. Presque toujours payés par des riches qui y ont des intérêts, les journaux endoctrinent le peuple qui, en plus, les paie pour leur venin.

Le fameux texte de Thomas Gunzig circule depuis trois ans sur internet, et il est plus actuel que jamais.

Je suis un témoin vivant de la persécution. – Joseph Fadelle.

Je suis un témoin vivant de la persécution. - Joseph Fadelle.Je viens de trouver sur internet l’histoire de Mohammed Moussaoui, alias Joseph Fadelle.

Lorsque Mohammed Moussaoui, jeune Irakien aîné d’une grande famille chiite, se retrouve contraint de partager la chambre d’un chrétien à l’occasion de son service militaire, sa vie bascule. Fasciné par la bienveillance de ce dernier, il découvre petit à petit le Christ et demande le baptême. Sa propre famille tente alors de l’éliminer. Ayant miraculeusement réchappé à la mort, et toujours sous le coup d’une fatwa, il a fui son pays et vit désormais en France … Suite ici.

Des Hommes et des dieux.

Des Hommes et des dieux.Nous avons vu le film Des Hommes et des dieux lors de sa sortie. D’une part, le film m’a impressionné pour la chose réelle dont il parle. Mais si ç’avait été une pure fiction, je ne l’aurais pas trop aimé.

J’ai lu plusieurs commentaires, mais le seul qui m’a touché est celui de Soufiane Zitouni:
http://oumma.com/Une-lecture-musulmane-du-Testament

Je pense qu’il y a eu un conflit de vision entre l’ex-moine Henry Quinson et l’acteur – croyant pratiquant – Michael Lonsdale, concernant la liturgie dans le film. La vision de Quinson a été adoptée, et je ne sais pas si c’est elle qui reflète la vérité historique. Si c’est le cas, alors je ne peux que déplorer la décadence des trappistes dans l’autolatrie. Si c’est Michael Lonsdale qui a raison, ça veut dire que Quinson a offert au public une vision conformiste et consumériste de la liturgie.

Un autre point: des moines trappistes rasés qui se promènent en ville sans l’habit monastique, ça ne correspond pas non plus à la réalité historique des moines de Tibhirine, mais plutôt à ceux de Tamié.

Chiné?

Chiné?Hier matin, j’ai assisté au dialogue suivant, dans la gare de Bruxelles-Luxembourg, entre une voyageuse sud-américaine et la guichetière:

– Bonjour, Madame; jé voudrais dé tickets pour Chiné.
– Chimay ou Ciney?
– Madame, né vous moquez pas dé mon accent.
– Mais je ne me moque de rien du tout! Ciney n’est pas Chimay, et Chimay n’est pas Ciney! Et puis, il y a une différence de prix…
– Madame, moi, jé paye, j’ai de l’argent. Jé vé seulment dé tickets pour Chiné, Chiné comme la biére…

Là, la guichetière pète un câble, les autres voyageurs s’agitent et essayent de médiatiser le dialogue. Il s’agissait bel et bien de Ciney. Et si la guichetière avait été un peu plus professionnelle, elle aurait dû se rendre compte qu’elle ne savait plus vendre de tickets pour Chimay, car cette gare-ci n’est plus desservie depuis 1998.

Nouvelles en vrac.

Nouvelles en vrac.J’ai eu beaucoup de sujets sur lesquels j’aurais eu envie d’écrire ces derniers temps. Cependant l’énergie me manque. En plus, j’ai de plus en plus mal aux yeux lorsque je reste trop longtemps devant l’ordi.J’ai fini mes examens; il me reste la défense de mon mémoire, le 22 octobre. D’ici là, je dois encore me préparer.Je voudrais écrire des réflexions sur le film Des hommes et des dieux, sur un resto végétalien qui fonctionne avec des bénévoles, sur le neveu de Vangheluwe, sur la presse francophone, mais le temps et l’envie me manquent.

Mais l’anniversaire de notre mariage approche à pas rapides. Vraisemblablement, nous fêterons ça à Paris. Je pense beaucoup à la Suède, où nous nous trouvions il y a deux ans. J’aimerais qu’on se promène på stranden en admirant la nature autumnale et le coucher du soleil.

En ce moment, mon Nicolas et moi pensons à nos projets. Oui, il faut refaire la maison, il faut que je change de boulot, mais ça ne nous empêche pas de faire les premiers pas vers l’adoption. Et du coup, nous râlons: l’ « aquisition » d’un gosse coûte très cher: de 375 à 500 € pour la première prépa, l’agence d’adoption 2500 €, puis pour l’État de 1750 à 2500 €, plus le juge 50 €. En tout, ça fait entre 4675 et 5550 €. Malheureusement, l’État encourage seulement la procréation, fut-elle médicalement assistée (et totalement remboursée par la mutuelle), alors qu’il pénalise les parents qui adoptent. Nous devrons suivre des cours et ainsi acquérir un certificat de parentalité, puis un certificat d’aptitude… alors que pour procréer les gens n’ont besoin de rien. Quelle injustice, quelle discrimination!

Quel gosse voudrions-nous adopter? En principe, nous n’avons pas de préférences. C’est le bonheur de l’enfant qui compte. Nicolas a soulevé la question d’un enfant handicapé. Personnellement je ne me sens pas à l’aise avec un premier enfant handicapé (peut-être l’un des suivants, éventuelement). Cependant, ça ne me dérangerait pas qu’on adopte soit un enfant sourd (en même temps, on apprendrait le langage des signes), soit un adolescent qui a été rejeté par ses géniteurs en raison de son homosexualité

Mémoire rendu.

Mémoire rendu.J’ai rendu mon mémoire. Dans à peu près un mois je devrai le défendre.

Encore deux examens, dont un difficile, samedi prochain, puis je commencerai la préparation de la défense du mémoire.

Marathon études.

Marathon études.C’est hier soir que j’aurais dû rendre mon mémoire. Mais vu que certains occupent leur temps à chercher misère aux autres, j’ai été très déstabilisé pendant quelques jours (heureusement que mon Nicolas a été là, pour me remonter le moral!) et je n’ai pas pu écrire. Je restais là, devant l’écran de l’ordi, en pensant à d’autres choses, sans pouvoir sortir une phrase. Quelques jours plus tard, Dieu aidant, j’ai pu sortir partiellement de cet état lamentable, et c’est ainsi que j’ai avancé dans mes travaux. J’aurais pu finir tout juste. Mais la direction a été indulgente avec moi, en m’accordant quelques jours supplémentaires sans pénalisation.

Aujourd’hui et demain je dois finir le mémoire; vendredi je devrai l’imprimer. Samedi j’ai deux examens, et samedi soir je travaillerai. Toute la semaine prochaine je serai encore occupé à étudier pour les deux derniers examens, dont un difficile, que je devrai passer dans dix jours. Puis je devrai me préparer à défendre mon mémoire.

Autrement dit, j’aurai encore trois semaines dures, mais qui me donneront sans doute la satisfaction du travail accompli.

Mes yeux sont las devant l’ordinateur. Ordinateur au boulot, odinateur à la maison, ordinateur partout. Parfois j’écris à la main, dans le train, et Nicolas transcrit mon texte à l’ordi. Ça m’épargne un peu de lassitude.

Ce soir je ne compte pas travailler trop tard. Une promenande s’impose, sauf s’il pleut.

Limites du commonitorium.

La plupart des Églises traditionnelles font appel à la formule du Commonitoriumde saint Vincent de Lérins: «Id teneamus, quod ubique, quod semper, quod ab omnibus creditum est; hoc est etenim vere proprieque catholicum.» ( «Nous tenons ce qui a été cru partout, toujours et par tous; car ceci est vraiment et à proprement parler catholique.»)Avant de commencer, il faudrait préciser que saint Vincent de Lérins n’était pas très orthodoxe. Il était semi-pélagien et s’opposait à saint Augustin. Bien souvent, ceux qui crient à l’hérésie…

Au fait, bien souvent, lorsqu’une Église cite saint Vincent de Lérins, il s’avère qu’elle refuse d’avoir innové. Elle considère que son innovation n’est pas une innovation, ou que l’innovation n’est pas importante, mais ne veut pas pour autant se débarrasser de l’innovation, ce qui démontre qu’il s’agit réellement d’une innovation.

Mais revenons à saint Vincent de Lérins.

Au début, l’Église ne tenait pas partout et par tous la même opinion sur la conversion des païens. Certains voulaient imposer aux païens la Loi de Moïse, d’autres ne ne voulaient pas. Et finalement on ne l’a pas imposée (ou bien on a fait un compromis à l’éthiopienne).

Pendant à peut près 150 ans, on n’a baptisé que des adultes. Puis la question du baptême des enfants est venu petit à petit. L’Église a vu qu’il n’y avait aucun obstacle dogmatique, donc on a innové. On a commencé à croire ce qui n’avait pas été cru toujours et par tous et partout.

Il a été question de l’introduction de la fête de Noël. Tetullien témoigne à quel point il y avait une hostilité contre cette innovation. Eh oui, la plupart des fêtes n’ont pas été tenues toujours, partout et par tous.

Ensuite, aux 4ème et 5ème siècles, trois quarts des Églises locales étaient tombées dans l’hérésie arienne. Les Pères cappadociens étaient seulement une poignée. Pourtant, la foi orthodoxe n’a pas été crue par tous partout, car seule une partie de l’Occident était resté orthodoxe.

Les icônes ont été adoptées petit à petit, puisqu’il n’y avait pas de problème doctrinal pour les introduire. Mais certains rigoristes ont crié à l’idolâtrie. L’innovation, pourtant orthodoxe, n’avait pas été tenue toujours et par tous et partout. (L’Église arménienne, par exemple, n’a ni icônes, ni statues; mais en même temps elle ne s’y oppose pas à ce que d’autres en utilisent. Voilà un exemple de sagesse, si rare de nos jours!)

Il peut y avoir beaucoup d’autres exemples, positifs comme négatifs. L’hésychasme, les indulgences, les nouveaux dogmes mariaux, la prédestination, le Filioque, les styles liturgiques… et beaucoup d’autres choses, dogmatiques ou liturgiques, pastorales ou théoriques, ont été des innovations, bonnes ou mauvaises.

Innover ne veut pas dire rejeter pour remplacer. Innover veut dire compléter. Par exemple, baptiser des enfants est ok, si on ne s’oppose pas au baptême des adultes; utiliser des icônes est ok, si on n’oblige pas les autres à les utiliser, etc.

La règle de saint Vincent n’est pas applicable à la lettre, même au niveau doctrinal. Car sinon tous les chrétiens se trouvent dans le cas de croire et pratiquer des choses qui n’ont été crues, ni pratiqués, toujours, partout, par tous.

L’Église fait trop souvent abstraction du Saint-Esprit. Le Saint-Esprit guide l’Église, dans la mesure où elle se laisse guider par lui. Le seul critère évangélique est le suivant: chaque arbre se connaît à son fruit. Chaque innovation, après un temps de mûrissement, montrera ses fruits.