Hier soir, arrivés en gare de Hal, un voyageur, en descendant du train, est tombé entre le rail et le quai, sous le train. J’ai tout de suite fait trois choses simultanément: immobilisé le train, pris ma trousse de secours, fait l’annonce dans le train. On a tout de suite appelé les secours. Grâce à mon annonce, des voyageurs sont descendus du train pour donner un coup de main.

Il semble qu’il n’y pas eût de médecin dans le train; cependant, jusqu’à ce que l’ambulance arrivât, on a retiré le blessé d’entre le rail et le quai, cinq voyageuses ont pris les choses qu’il y avait dans la trousse de secours, et ont bandagé le voyageur. Quelques minutes plus tard, l’ambulance est arrivée.

Imaginez que le train ait roulé sans accompagnateur. Le conducteur n’aurait pas vu l’homme tombé. Il aurait fermé ses portes, et roulé sur le blessé.

taalwetenMa seconde réflexion est la suivante. La loi inique du 18 juillet 1966 m’a obligé à faire l’annonce exclusivement en néerlandais. Dieu merci, les voyageurs (et surtout voyageuses d’origine africaine) qui sont venus aider ont compris la langue d’Henri Conscience, alors que la très grande majorité des voyageurs était faite de Wallons. Si l’accident avait été plus tragique, un blessé aurait pu mourir à cause d’une loi stupide imposée par des politiciens fanatiques déconnectés de la réalité.

Beste landgenoot, stel bijvoorbeeld dat gij den trein neemt tussen Halle en Kortrijk; te Opzullik, zijn branden uitgebroken; de treinwachter heeft het alleen in het Frans aangekondigt, maar, dankzij den onrechtvaardigen taalwet, verstaat gij er niets van. Zou het niet beter zijn als wat de veiligheid betreft zou in beide talen aangekondigd zijn over gans het land?

Montres.

zone griseJe me demande toujours pourquoi, surtout dans les grandes gares de Bruxelles, Flandre et Namur, il y a toujours des gens qui arrivent en retard, après que j’ai donné le départ. Les pires sont Bruxelles-Central, Anvers-Central et Louvain, où, pendant la zone grise, il y a toujours des gens qui veulent monter à bord, alors que le départ a été donné, et qu’ils risquent de se faire faucher les jambes, à l’instar de l’accident de Dinant.

Et je pense avoir trouvé la réponse à ma question: l’industrie horlogère! Les voyageurs pensent être à temps sur le quai, pour prendre leur train, mais à cause des mauvaises montres, ils ne sont pas à l’heure.

Lorsque j’ai commencé à rouler, je me suis rendu compte que la montre à cadran, que j’avais reçue en cadeau, bien que précise, avait deux grands défauts. 1. Il m’était quasi impossible de lire les minutes avec précision: «Est-il dix heures vingt-et-une, ou plutôt dix heures vingt-trois?» 2. Le cadran était immense, sans raison aucune.

casioJe me suis acheté une montre Casio, sans cadran, avec affichage alphanumérique. L’utilité est évidente. Étant donné que je dois fermer les portes du train assez à l’avance pour que dix secondes avant l’heure de départ je tourne l’IOT, la précision est importante. Cependant, cette montre accumule tous les jours un retard d’une seconde. Une seconde de retard par jour, c’est énorme. Cela veut dire que je devrais la remettre à l’heure tous les jours, ce qui est une énorme perte de temps.

Pire encore, au-delà de l’utilité, cette montre Casio se moque un peu de l’usager. Sur l’écran il y a plein de messages inutiles: «alarm chrono», «Lithium», «water resist», «50M». Ces indications auraient dû figurer uniquement sur l’emballage et dans la vitrine du magasin, mais absolument pas sur la montre elle-même. D’ailleurs, je n’ai jamais compris ce que «50M» ou «5OM» pourrait signifier. L’utilité d’un produit ne réside pas en l’auto-louange de celui-ci. En conclusion, une telle montre Casio, pour afficher l’heure avec la même taille de caractères, aurait pu être plus petite, et donc plus pratique. En revanche, une plus haute précision aurait rendu cette montre utile. J’aurais pu tolérer un retard d’une seconde par semaine.

À une époque où nos autres outils, comme les GSM, se mettent tous seuls à l’heure tous les jours grâce à internet, je trouve inacceptable que les montres – dont la seule utilité est d’indiquer le temps – ne se mettent pas à l’heure tous les jours toutes seules.

Nicolas vient de m’acheter une montre radio-pilotée. Toujours Casio, car les autres marques soit ne connaissent pas le concept, soit leurs montres radio-pilotées sont immenses.

Alors si vous arrivez encore trop tard à la gare, et que le départ a déjà été donné, blâmez le fabricant de votre montre, et non plus le chef (la cheffe) de train. Une montre ne devrait pas être un bijou. Si vous voulez des bijoux, faites-vous percer les oreilles. Appelons un chat un chat. Les industriels horlogers fabriquent des bijoux – au lieu de fabriquer de vraies montres – parce que nous nous y complaisons. Nous devrions arrêter d’acheter de tels objets. Si tout le monde achetait uniquement des montres alphanumériques radio-pilotées, les horlogers se remettraient en question.

Automotrice 843.

Les automotrices quadruples de la série 800 sont en cours de modernisation. Pour l’instant, seule la 843 roule. Dans cet article, je voudrais vous la présenter.

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L’accouplement se fait comme avant la modernisation, avec un attelage Henricot. La 843 ne peut être accouplée qu’avec deux city rails.

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Les portes d’accès sont maintenant munies d’un signal sonore et de bords sensibles. Le contacteur est au même endroit, mais modernisé.

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Le PC n’a, apparemment, pas beaucoup changé. L’accès au PC1 a l’air plus koel.

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Il y a des toilettes classiques, très propres, et une toilette PMR. Malheureusement, il y a un réservoir de rétention, donc il faut passer souvent avec le crotte-avale.

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Les siéges sont confortables, comme dans les breaks, et il y a 8 prises à 220V dans chaque voiture. Les tablettes ne manquent pas non plus.

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Il y a aussi des compartiments pour les PMR et les vélos.

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Le SIV est le même que dans les breaks. De même, plusieurs postes d’interphonie. Le local des accompagnateurs de train est modernisé aussi, à l’image des breaks.

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Tout le monde se demande pourquoi les cheminots font grève. Deux de mes collègues l’ont bien expliqué:
Nous ne faisons pas grève uniquement parce que nous perdons 4 jours de congés (c’est déjà pas mal hein), mais aussi pour les dizaines d’autres mesures, telles que:
– l’allongement de + de 10 ans de notre carrière,
– du calcul en 60ème de notre pension au lieu de 48ème,
– du calcul de celle-ci sur l’ensemble de la carrière au lieu des dernières années,
– de la suppression des heures de nuit,
– de la possible suppression des allocations pour travail du dimanche,
– pour pouvoir effectuer mon boulot avec du matériel entretenu correctement (impossible actuellement, vu la suppression de personnel),
– pour un réel service à la clientèle, plutôt que d’installer des automates et retirer le personnel en gare,
– pour que l’on investisse dans le rail plutôt que de diminuer continuellement les dotations pour avoir un outil correct à proposer à la clientèle, …

Un autre collègue explique:

Pour un peu expliquer la réalité, à la SNCB nous sommes payés 36h/semaine.

Au roulant, nous effectuons des journées jusqu’à 9h de travail (souvent), et nous pouvons faire 7 jours de travail d’affilé, ce qui fait que nous prestons souvent des semaines de 45/h voir jusqu’à 63h (ce qui est rare, j’en conviens).

Dans n’importe quelle entreprise, tout le monde trouverait normal que ce surplus d’heures soit: soit payé, soit récupéré (ce qui est notre cas). Mais en écoutant ou lisant les gens sur Facebook, il est anormal que le personnel de la SNCB souhaite continuer à récupérer ces heures, et devrait plutôt les prester gratuitement. (Ces gens-là le font-ils dans leur société?)

Nous avons beaucoup de congé, semble-t-il? Les gens oublient que quand ils se reposent le week-end, une partie du personnel travaille et récupère en semaine (des jours que nous ne choisissons pas), et là on nous dit: «T’es encore en congé!» T’as juste envie de leur dire: «Ben, j’ai fait mes 5 jours cette semaine, comme toi!» Mais souvent la personne qui te dit ça est soit à mi-temps soit au chômage, et te dit encore: «Vous êtes bien à la SNCB!» Ce à quoi tu réponds: «On engage, si tu veux»; mais là, c’est une autre histoire.

Se lever à 2h du matin quand on a déjà du mal à se lever à 6h, ce n’est pas pour eux. Prester les week-ends, jours fériés, Noël et jour de l’an, encore moins. Mais quand tu récupères ces jours travaillés, ils seront les premiers à te dire: «T’es encore en congé!»

Quand tu leur expliques que beaucoup travaillent dans un dépôt à plus de 100 km de leur lieu d’habitation, et qu’il n’est pas rare que certains dorment sur leur lieu de travail plusieurs fois par semaine car ils n’ont: soit pas le temps de rentrer chez eux et de revenir pour la prestation suivante, soit pas de moyen de faire cet aller-retour! Nous n’avons pas de remboursement de frais de transport. «Mais vous avez les transports en train gratuits!» Certes, mais comme nous commençons avant le premier train, ou nous finissons après le dernier train, la voiture reste le mode de déplacement le plus fréquent.

Nous n’avons pas de pauses prédéterminées pour ce qui est de se nourrir ou aller aux toilettes. C’est à nous de trouver un créneau horaire ou un lieu pour le faire. On ne va pas arrêter le train pour une envie pressante; on serre les fesses, et on prie pour avoir un peu de temps avant le train suivant.

Donc au final, nous n’avons pas plus de congés que les autres personnes en régime 36h/semaine en Belgique. Mais comme nous ne faisons pas du 8-16 en semaine, on nous croise à des heures inhabituelles pour le commun des mortels. Si on nous voit à 14h, on nous dit: «Il est bien, lui!» Ben oui, levé à 1h30 du matin pour bosser à 3h et finir à midi, et le lendemain je commencerai à 4h30 pour finir à 13h30, et si tu me croises à ce moment-là: «Il est encore en congé!»

Ce qui est amusant, c’est lors des journées d’information à l’embauche, quand les gens entendent réellement les conditions de travail: pourvoir être muté n’importe où en Belgique, travailler à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, et 365 jours par an, tu ne choisis pas ta période de vacances… «Cette année, tu peux partir en vacances aux congés de Pâques… Ha, tu voulais en juillet-août? Bah, l’année prochaine sera peut-être le cas!» Tu repasses tes examens oraux tous les trois ans, et si tu commets une faute, tu es mis à pied avec perte de salaire, et dois repasser tes examens également (pour les petites erreurs ce n’est qu’une retenue sur le salaire). Quand les gens entendent réellement ces conditions de travail, eh bien, tout d’un coup, la moitié de la salle se vide!

Sinon, on ne se plaint pas; on veut juste garder nos droits: être payé les heures qu’on preste, et récupérer celles où l’on n’est pas payé. Mais pour le bobo moyen qui trouve qu’il se lève tôt à 6h du mat´, qui fait du 8-16 dans un bureau climatisé, et qui souvent le vendredi part plus tôt, parce que c’est vendredi, qui part trois fois par an en vacances, on en demande de trop, on est juste une bande de privilégiés…. Donc pour eux, je leur dis: «On engage!»

Zwankendamme.

Je viens d’apprendre que le pang de Zwankendamme n’est plus. Zwankendamme est un village attesté dès 1429, entre Zeebruges et Lisseweghe. Quasi chaque fois que je prenais le train pour Zeebruges-Plage, il y avait quelqu’un qui montait ou descendait à Zwankendamme.

Pourvu qu’on ne supprime pas les trains voyageurs sur cette ligne! Déjà qu’en été, en pleine saison touristique, il n’y en a qu’un train doutes les 2 heures!

Moi, qui aime ce coin-là de la place belge, je reste nostalgique…

Zwankendamme

Depuis plusieurs mois, je me propose de vous parler un peu de mes préférence en matière de matériel roulant.

AM66Tout d’abord, j’adore les automotrices* (AM) classiques doubles, ou AM66. Lorsque les portes sont défectueuses, elles sont très faciles à isoler. Les toilettes sont propres; le chauffage est puissant. Du vieux matériel fiable. Utilisées dans les relations omnibus, les AM66 me plaisent aussi en IR, et même en IC. L’été passé, j’ai fait un train de l’aéroport vers Tournai avec ce type de matériel; les étudiants étrangers qui se rendaient à Lille via Tournai ont eu assez de place pour mettre tout leur brol. Le seul inconvénient que je leur trouve, c’est ne ne pas y trouver de prises électriques pour les voyageurs.

Ensuite, j’aime bien les AM800, quadruples, appelées aussi AM75 ou « nez de cochon ». Je les préfère pleines, dans la relation IR vers Turnhout, plutôt qu’en omnibus vers Quévy. Les portes sont également faciles à isoler. À part le manque de prises, les toilettes sont particulièrement mal conçues.

 

Mais il y a mieux! On commence à les moderniser. La seule AM modernisée de ce type, la 843, a beaucoup de prises pour les voyageurs, ainsi que des toilettes propres!

* Automotrice veut dire que la rame de voitures accouplées n’a pas besoin de locomotive, mais qu’elle contient elle-même des moteurs électriques. Lorsqu’un rame de voitures sans locomotive est mue par ses propres moteurs Diesel, on parle d’autorail.

 

M4_HVREnsuite, j’aime bien les voitures tractées de type M4. Les toilettes sont propres; le train peut rouler à 160 km/h; les portes sont assez faciles à isoler en cas de pépin. Dans les M4 il y a beaucoup d’espace pour les voyageurs, les bagages et même les vélos. Les compartiments de première classe sont très confortables. Petit bémol: pas de prises de courant pour les voyageurs.

Ce que vous voyez dans l’image, ce n’est pas une automotrice. Les rames tractées sont composées de voitures sans moteur, donc elles doivent être tirées (tractées) par des loco, ou encore poussées par la loco qui se trouve en queue ou au milieu. Mais s’il n’y a pas de loco en tête, et que donc la loco pousse, alors elle est commandée depuis une « voiture-pilote ». C’est ce que vous voyez dans l’image. La voiture-pilote a un poste de conduite, ainsi qu’un large fourgon à bagages, où l’on peut entasser des vélos.

M5_HVREnsuite, j’aime beaucoup les les M5, qui sont également des voitures tractées (tirées ou poussées par une loco). Ce sont des rames étagées, modernisées, et ont des portes de salle automatiques. Ça chauffe bien; il y a 8 prises par voiture. Avant la modernisation, elles étaient rouges, et n’avaient pas de portes de salle. Les trois inconvénients sont les suivants: il n’y a qu’un seul « convertisseur » (transfo) par rame, et il se trouve au milieu de la voiture-pilote; donc, si le convertisseur est foutu, le train est supprimé (alors que dans d’autres types de matériel, les voitures adjacentes fournissent l’électricité à la voiture défectueuse). Ensuite, les toilettes sont minuscules, et la vitesse potentielle n’est que de 140 km/h. Le jour où j’ai connu Nicolas, je suis venu d’Etterbeek à Namur, en prenant le 8600, en voitures M5 non-modernisées; voilà aussi pourquoi j’ai un petit penchant pour ce genre de matériel.

J’aime bien aussi les automotrices Break. Elles sont par trois voitures, et les rames Break peuvent s’accoupler très vite; donc très pratiques pour scinder les trains. L’inconvénient, c’est de ne pas avoir l’intercirculation, si l’on a, par exemple, des trains de six voitures formés par l’accouplement de deux breaks, ou des trains de neuf voitures contenant trois breaks accouplées. En général, surtout en relation IC, j’aime contrôler mon train entre chaque deux arrêts; donc je déteste voir les fraudeurs monter au-delà du point d’accouplement à la dernière seconde, pour que je ne puisse pas les verbaliser avant leur descente.

AM96J’aime aussi, plus ou moins, les automotrices de type 96, surnommées « boudins ». Elles sont aussi par trois voitures, à la différence que, lorsqu’on accouple plusieurs AM96, on sait replier les postes de conduite, et ainsi permettre l’intercirculation. Les AM96 sont confortables. Par contre, je leur reproche d’avoir trop peu de prises de courant, ainsi que des toilettes avec bac de rétention, c’est pourquoi parfois elles sentent mauvais.

AM96_robinet_isolement_portesMais ma plus grande crainte, qui m’a fait tergiverser pendant six ans avant de devenir cheminot, c’est d’isoler une porte défectueuse d’AM96. Pour ce faire, il faut démonter le plafond (qui me tombe sur la tête), et le robinet d’isolement est très, très haut, et qu’il faut atteindre avec une tige. La seule fois où j’ai dû isoler une porte d’AM96, des gens m’ont aidé, et ça a quand même pris un quart d’heure.

 

i6Je n’ai jamais eu ça en chef de bord, mais j’ai énormément voyagé en voitures de type i6. Même si elles n’ont qu’une prise de courant par voiture, leur confort est exceptionnel. La voiture i6 est composée de 11 compartiments pour six personnes chacun, avec des portes, et un corridor latéral. Les siéges peuvent être allongés pour dormir. Lorsque d’autres voyageurs se déplacent dans la voiture, par exemple pour aller à la toilette ou pour monter et descendre, ils ne dérangent pas, car ils ne doivent pas passer dans les autres compartiments. Malheureusement, on n’utilise les i6 que pour les trains de Belgique vers la Suisse.

Pourquoi les cheminots font-ils grève?

Il y a quatre ans, j’écrivais ceci à propos de la Suède:

Nous avons attendu la correspondance à Hallsberg. Sauf que ce train est arrivé avec un retard d’une heure et demie. Vous vous demandez peut-être pourquoi nous n’avons pas pris un autre train, genre le suivant. […] Quand tu achètes un tiquet valable pour un train de la SJ, c’est ton train que tu dois attendre, même s’il a vingt-quatre heures de retard. D’autres trains, appartenant à d’autres compagnies privées, peuvent partir avant le tien: tu n’as pas le droit de les prendre. Voilà l’époque d’or du libéralisme! Bientôt, en Belgique, on arrivera à la même chose! Alors, au moins les grèves pourront freiner la machine libérale avant qu’il ne soit trop tard. En Suède, c’est déjà trop tard!

Rendez-vous sur le site www.SauvonsNosTrains.be

Saint-Ghislain.

Depuis une semaine, je suis au dépôt de Saint-Ghislain. Le point négatif, c’est la distance. Le point positif, c’est que les collègues du dépôt de Saint-Ghislain sont charmants comme tout.

Accompagnateur de train en stage.

Je suis à nouveau dans une nouvelle étape de ma vie. Depuis une semaine, je suis accompagnateur de train en stage.

Tout d’abord, le chemin de fer m’a passionné depuis tout petit. Je n’oublierai jamais le jour où, à mes trois ans, j’ai été pour la première fois dans ma vie dans une vapeur. À cet âge-là, j’étais fasciné par les aiguillages.

Depuis la fin 2008, la carte ci-contre trône chez nous. Depuis la même époque, je suivais le blogue de Paul V. Jean-Julien m’a encouragé maintes et maintes fois à franchir le pas. Puis j’ai repris contact avec un ancien copain de fac devenu accompagnateur. Lorsque j’ai vu que je n’arrivais plus à trouver du travail dans le privé, j’ai franchi le pas. Le recrutement a été assez long au niveau de la période, et maintenant je suis en formation. De nombreux examens m’attendent.

Futur accompagnateur de train.

Ces derniers temps, j’ai passé des tests de recrutement à la SNCB. La dernière réponse que j’attendais vient d’arriver par la poste: j’y suis! Je commence la formation à Salzinnes le 5 janvier!