Hier, c’était la fête de saint Matthias, l’apôtre qui a pris la place de Judas.
Le récit des Actes donne la raison du choix qu’on a fait pour lui: il devait avoir accompagné Jésus, tout comme les onze, durant toute la mission terrestre de Jésus. Autrement dit, Matthias a dû être d’un des témoins occulaires du mystère pascal. Autrement dit, Matthias a dû avoir pris part à la sainte Cène.
D’où la question: combien de personnes ont été là, à la Cène? Plus que les douze. Sinon Matthias n’aurait pas pu prendre la place de Judas. Donc impérativement, contrairement à l’iconographie, il y a eu plus de monde à la Cène.
Et si les femmes myrophores ont été témouines de la résurrection, elles ont dû avoir participer à la Cène aussi. Il n’y avait absolument aucune raison pour faire de la ségrégation sexiste pour manger la Pâque.
«Faites ceci en mémoire de moi.» Si les myrophores ont été là à l’institution des saints ordres, la question est résolue.
Ce passage est un passage-clef. Je souligne: «Il faut donc que, parmi ceux qui nous ont accompagnés tout le temps que le Seigneur Jésus a vécu avec nous, depuis le baptême de Jean jusqu’au jour où il a été enlevé du milieu de nous, il y en ait un qui nous soit associé comme témoin de sa résurrection. Ils en présentèrent deux: Joseph appelé Barsabbas, surnommé Justus, et Matthias.» (Actes 1:21-23).
Une dernière chose que je veux dire, et j’insiste là-dessus, c’est que trop souvent, les iconographes sont incultes comme des échelles. Sur l’iconostase byzantine, il devrait y avoir les douze apôtres. Trop souvent, les iconographes éliminent Matthias, Jacques le Jeune et Thaddée, pour mettre à leur place Paul, Marc et Luc, qui n’ont jamais fait partie des douze. (Par exemple, ici et ici.) À vrai dire, je n’ai vu qu’une seule et unique iconostase correcte, qui comptait Matthias parmi les apôtres.


Depuis plusieurs jours, une dame, ayant fait sa réservation par une agence de voyage, se plaint du flou qui entoure sa réservation. Elle avait demandé avec déjeûner, mais cela ne ressort ni de son bon, ni de ma feuille reçue de l’agence.

Que pourrais-je dire de cette fête? Elle tombe dix jours après l’anniversaire de mon amoureux. Saint-Nicolas, Noël, Nouvel-An, anniversaires, Saint-Valentin… autant d’occasions pour s’offrir des cadeaux. Finalement, ce n’est pas plus mal. Car ce sont des moments de l’année où nous sortons de la routine, pour exprimer nos sentiments envers ceux et celles que nous aimons tant.
Aujourd’hui, c’est le 



