Plaintes auprès de la Commission permanente de contrôle linguistique.

Plainte_MinSante_2020-05-24

Plainte_TEC_2020-05-24

Serf-arbitre.

Pendant longtemps, j’ai été l’adepte du libre arbitre. Avec le temps, je me rends compte de quelque chose qui cloche, à savoir, que les gens jettent à la poubelle des raisonnements logiques, par peur de la vérité.

Il y a un article intéressant ici, résumé ici, qui explique, d’un point de vue scientifique, que nous sommes en général irrationnels et irresponsables de notre manque de raison. En gros, c’est le serf-arbitre.

Cependant, il y a des moments dans la vie où nous vivons de vraies conversions. Vers le bien ou vers le mal. Probablement, ce sont quelques clairières de libre-arbitre, dans une vie de serf-arbitre.

Je ne me prends pas pour Dieu, pour dire si Dieu finira par sauver toute l’humanité, étant donné le manque de responsabilité (apocatastase), ou s’il condamnera quasi toute l’humanité, à cause du mal fait, peu importe le manque de responsabilité (calvinisme). Différents passages bibliques, même si l’on ne prend que les quatre évangiles, semblent tantôt en faveur de l’apocatastase, tantôt en faveur du calvinisme.

Triangle de l’éducation.

sorryJe suis étonné devant l’éducation des gens. Ou plutôt de leur manque d’éducation.

Les trois premières choses de base que l’on apprend à un enfant sont: «pardon», «s’il te plaît», «merci.» La plupart des adultes que je croise tous les jours ne connaissent pas ces trois notions. Certains sont devenus chefs ou gouvernants, avant de devenir adultes.

Pardon. Les gens ne se remettent pas en question. Comme des enfants, ils sont encore à l’état adamique post-lapsarien: «C’est pas ma faute. C’est la femme. — C’est pas moi. C’est la faute du serpent.» Au pire, ils se justifient: «J’ai dû faire tel mal, parce que…»

S’il te plaît. Comme des bébés en bas âge, les gens exigent au lieu de demander.

Merci. Le manque de reconnaissance, on le voit partout.

Le Pouvoir du prénom.

Dans les évangiles, on parle de l’apôtre «Thomas, appelé Didyme.» Une fois, j’ai eu sous les yeux l’évangile du premier dimanche après la Pâque en plusieurs langues, et j’ai constaté que plusieurs langues traduisent ce didyme non pas par “jumeau”, comme nous, en français, mais par «douteux.» J’ai eu comme un révélation. Ça me semblait logique. Si l’apôtre Simon a été surnommé «Pierre» à cause de l’épisode de la profession de foi, il me semblait tout à fait logique qu’un autre apôtre, appelé Thomas, soit surnommé «Le Douteux» en raison de l’épisode du «Je ne croirai pas…» Mais il y a quelques jours, en lisant la Bible en maltais, j’ai trouvé «Tumas» (du sicilien) appelé «Twami» (traduction du grec “didymos”). Je me suis vite rendu compte qu’on n’a pas affaire au prénom suivi du surnom, mais bien du même surnom, d’abord sous une forme sémitique transcrite en grec, puis du même surnom traduit en grec. Et, effectivement, les surnoms se traduisent et se transcrivent, cf. Pierre Céphas. Donc, le douteux devait avoir eu un prénom hébraïque au début.

Les Romains avaient prénom + nom de famille + surnom. Chez les chrétiens, le surnom est devenu le nom de baptême, se substituant au prénom. Mais en dehors des Latins, les noms de famille n’existaient pas. Et, heureusement, chez les Islandais comme chez certains Arabes, les noms de famille n’existent pas non plus.

Louis Remacle, dans sa thèse de doctorat publiée ultérieurement Le Parler de La Gleize, parle de la façon dont on connaissait une personne dans l’Ardenne de son temps. Il y a plusieurs cercles concentriques. Dans le premier cercle, c’est juste le prénom hypocoristique. Dans le deuxième cercle, la famille plus élargie, on connaissait la personne avec une référence. Dans le village, avec plusieurs références. Et plus le cercle s’élargit, moins on connaît la personne, et davantage c’est le nom de famille qui sort en évidence.

Sur un mur, il y a les photos de plusieurs collègues décédés en service. Sur leurs photos, un certain con a juste marqué les noms de famille des gens. Sans doute, un Ardennais. Chez les Ardennais, je trouve encore cette impolitesse d’appeler les gens par leur nom de famille. Ce qui me choque le plus, c’est d’entendre cela de la bouche de chrétiens pratiquants (voir prêtres), qui devraient savoir mieux que quiconque que c’est uniquement par le prénom que l’on baptise quelqu’un. Même de grands théologiens anglophones ont commis cette erreur, en écrivant sur les couvertures de leurs livres: CS Lewis, GK Chesterton etc.

Cependant, je fais également l’apologie du surnom en tant que substitut du prénom. Si quelqu’un a eu le malheur que le prêtre qui l’a baptisé ait épelé une connerie à la place, personne ne devrait vivre avec la connerie. De plus, il y a des Aline qui s’avèrent être des Alain, ainsi que des Daniel qui sont en réalité des Dalia. Ou, par exemple, Cleave Staples a toujours été prononcé Jack. Dans ce cas, le prénom et le surnom de substitution sont la même chose.

Le nom de famille peut être quelque chose de très positif, lorsque l’on a des racines, et que ces racines sont importantes. Cette importance peut même être plus interne à la famille qu’externe. (J’ai même un petit-petit cousin qui a tatoué son nom de famille sur son bras, qui est le nom de famille de notre trisaïeul commun, un autre Georges.) Mais le patronyme peut être nocif lorsqu’il y a eu des abus dans la famille. Pourquoi la société doit-elle imposer à une victime le nom de son bourreau?

Je pense que le prénom devrait être revalorisé dans la société. Nous vivons dans une société individualiste, et c’est l’individu qui doit être mis en évidence, non pas sa “race”.

Crucifixion.

Il y a quelques années, pendant qu’il savourait sa tartine jambon-fromage, un vieux prêtre me racontait à quel point il était scandalisé par ces “traditionalistes” qui croient que Dieu [le Père] eût agréé voire exigé la mort de son Fils en rançon pour notre salut. «Un tel Dieu serait un monstre!», dit-il.

Je rencontre d’autres personnes, qui nient Dieu, en disait que si Dieu “existait”, ilchretien_moderne ne permettrait pas autant de souffrance [humaine], et ces mêmes personnes n’ont aucun problème avec l’exploitation des animaux.

Pourquoi projette-t-on nos propres failles sur les épaules de Dieu ?

Pourquoi je ne fais pas grève.

Lorsque nous avons été voter, c’était presque un tabou que de demander aux amis et collègues comment ils avaient voté. Mais le mal a été commis. Voilà pourquoi nous avons un tel gouvernement. C’est ce qu’ils appellent une démocratie représentative, et je respecte leur droit. En votant maladroitement, beaucoup de collègues et amis m’ont fait beaucoup de mal: nos pensions sont remises en question.

Si ce mal n’avait pas été fait, “l’aspirine” d’une grève intersectorielle de 24 heures n’aurait pas été nécessaire. Ou je dirais ceci: cette grève ne sert à rien du tout. Ou bien elle sert à moins que rien.

Croyez-vous que le gouvernement sera intimidé par une action comme celle-ci? Non. Au contraire, cette grève est tolérée par le gouvernement: «Arrête de crier. Bon, puisque tu ne veux pas t’arrêter, va dans ta chambre pendant 24 heures, crie autant qu’il te plaira, puis reviens quand t’auras fini.» Cette grève est la pilule pour apaiser les nerf des gens, afin que, par la suite, le gouvernement soit tranquille pour mettre en œuvre la réforme des pensions. Je ne jouerai pas à ce jeu.

Plutôt qu’une grève de 24 heures, je propose quelque chose de plus efficace. Vous n’aimez pas ce gouvernement, qui est au pouvoir à cause de votre vote? Désistez-vous de lui. Nous autres, nous avons voté PTB et Écolo.  Certes, ces deux partis sont loin de la perfection. Mais au moins on aurait avancé vers la bonne direction. Pourquoi ne sont-ils pas au pouvoir? Soit nous regrettons que PTB et Écolo ne soient pas au pouvoir, et alors quasi tout le monde soit se repentir de ses votations, soit nous ne voulons pas de ces partis-ci, et dans ce cas, je ne vois même pas pourquoi on fait grève.

Grève de 24 heures ou pas grève, le gouvernement actuel introduira la réforme des pensions, comme d’autres nombreuses iniquités. Seul un virement à gauche pourrait nous sauver, et alors les lois iniques seront remplacées par des lois plus justes.

Me voici au 700ème article sur ce blog. Et de quoi vais-je vous parler ce jourd’hui? Je vous parlerai du mariage. Pas dans l’abstrait, mais concrètement, de mon mariage avec Nicolas.

Sur la blogosphère, j’ai vu des articles qui disaient les choses suivantes:

  • Dans aucun mariage il n’y a de vérité à 100%;
  • Dans tous les mariages, il y a des secrets et mensonges délibérés;
  • Dans peu de mariages (entre 10% – 0,2%, selon les auteurs), il y a une vraie compatibilité; or – disent-ils – le Prince charmant n’existe pas, et quasi tout le monde projette la perfection sur son partenaire au début, mais doit vivre par la suite avec la triste réalité.
  • Il y a des couples où les deux sont d’accord de manger à tous les râteliers, et puis ils n’étonnent de ce qu’ils ne se désirent plus, et après il y a inévitablement la rupture.

Je suis également gêné par l’expérience suivante: nous marchons dans la rue, main dans la main, et des gens nous demandent depuis combien de temps nous sommes ensemble, et puis nous déclarent leur étonnement devant la pérennité de notre couple. Toujours ensemble? Bah oui, toujours ensemble. Pourquoi en serait-il autrement?

Je suis également triste (ou, parfois, content) devant autant de mariages et couples en cohabitation légale qui se séparent. Statistiquement, pour 4 mariages, il y a 3 divorces chaque année. Dans certains cas, je vois les gens malheureux dans leur couple, et j’ai envie de leur dire de chercher leur bonheur, mais j’ai peur de les vexer. Dans d’autres cas, les gens cachent si bien leur malheur avec une façade impeccable, que je tombe des nues lorsque j’apprends la séparation.

Georges_et_NicolasMon expérience est tout le contraire. Dès le premier jour, Nicolas et moi avons décidé que nous nous dirions la vérité en tout temps, coûte que coûte. Et ça marche. Parfois la vérité fait mal, mais c’est une douleur momentanée, supportable. Les mensonges ne s’accumulent pas, et ne font pas boule de neige.

Nous gardons la fidélité absolue et exclusive. Monogamie à 100%. Les tricheries, les aventures – même avec l’accord du partenaire – et les soi-disant “polyamours” relèvent d’une immaturité de caractère. Si un tel n’aime plus son mec, il n’a qu’à plier bagage. Ça ne sert à rien de faire semblant.

Nous ne nous cachons pas, et grâce à cela, nous avons acquis le respect de ceux qui nous entourent.

Affamement des abeilles.

C'est tout ce qu'elles méritent?

C’est tout ce qu’elles méritent?

Je connais une dame qui travaillait dans un magasin de croissants (improprement appelé “boulangerie”), où les vendeuses devaient apporter leur déjeûner de chez elles, car elles n’avaient pas le droit de manger des croissants. Aberrant, non? Malheureusement, pour les abeilles, c’est la même chose, dans la plupart des cas.

Que mangent les abeilles? Pour la plupart des gens, il est évident que les abeilles mangent du miel.

Or la très grande majorité des apiculteurs avec lesquels j’ai parlé, même ceux qui font du bio, enlèvent la quasi-totalité du miel récolté et conditionné par les abeilles, et en échange leur donnent du sucre. Si je prends cet exemple-ci, l’apiculteur veut justifier sa pratique par la lucrativité de son métier. Et dans un cas pareil, on n’est pas dans l’échange équitable entre l’apiculteur et les abeilles, mais tout simplement dans l’exploitation.

Une abeille vit seulement un mois en été. Aux différents stages de sa courte vie, chaque abeille remplit des rôles différents. Lorsque la température descend en-dessous de 14°C, elles ne sortent plus de la ruche. Les toutes jeunes vivront tout le long de l’hiver, au ralenti, et le but de leur vie sera d’élever celles qui naîtront vers la fin de l’hiver, ainsi que de toiletter la ruche etc. Mais ces abeilles hivernales ont besoin de manger la nourriture qui leur est propre: miel et tourtes de pollen. Elle doivent hériter cela de celles qui ont travaillé en été et qui sont mortes.

J’ai rencontré des apiculteurs qui ne se soucient pas des abeilles hivernales; la plupart de leurs ruches se meurent; au printemps, ils repeuplent les ruches vides par des essaims artificiels. Ils voient l’extinction des ruches “plus faibles” comme une fatalité, et non comme résultat de la mauvaise alimentation.

Abeilles et eau.

Il n’est pas rare que je voie des abeilles boire de l’eau du Houyoux, de la Meuse, de la Sambre etc. Il y a des ruches juste en bord des ruisseaux, sans abreuvoir, et les abeilles boivent l’eau non-potable des ruisseaux. En 2012, en visitant le jardin botanique de Meyssche, j’ai vu les abeilles du botanique boire des eaux usées, et ai tout de suite écrit à la direction, qui m’a répondu que l’employé était parti en vacances, et que, du coup, personne n’avait pu changer l’eau de l’abreuvoir.

J’ai eu l’occasion de parler avec plusieurs apiculteurs qui font du “bio”. Lorsque je leur ai posé la question sur l’abreuvoir, un seul m’a répondu qu’il avait mis un tonneau à côté des ruches, et les autres m’ont dit que les abeilles trouvent assez d’eau de pluie dans la nature! Si les abeilles essaient de boire l’eau du tonneau, beaucoup se noient, leurs cadavres se décomposent dans l’eau du tonneau, et les suivantes n’en boivent plus.

Voici à quoi doit ressembler un abreuvoir correct. Les abeilles doivent pouvoir boire, sans se noyer, de l’eau potable. Elles ont besoin d’eau non seulement pour elles, mais également pour diluer le nectar. Donc si l’apiculteur n’a pas mis d’abreuvoir correct, non seulement les abeilles seront malades, mais en plus le miel que vous consommez contiendra de l’eau d’égout.

 

Abeilles 1.

Image réaliste, source wikimedia.org

Image réaliste, source wikimedia.org

J’ai une certaine expérience directe avec l’apiculture, mais je n’ai pas beaucoup écrit là-dessus. Celui-ci sera probablement le premier de plusieurs articles sur les abeilles et le miel.

En tant que végétalien responsable, celui qui me gène le plus, c’est le végéconnard (ou la végéconnasse), qui prend quelques cas isolés, pour généraliser, ainsi qu’une bonne dose de mensonges. À l’autre bout du spectre se trouve l’apicide, qui ne se gène pas de tuer littéralement des abeilles, pour manger leur miel, mais cette espèce est relativement rare en Europe. Au milieu du spectre se trouve l’apiculture d’exploitation, que je mets moralement sur le même plan que l’esclavage.

Plusieurs questions s’imposent:
1. L’apiculture est-elle nécessaire?
2. L’apiculture peut-elle être morale?

La pollinisation de la plupart des fleurs est effectuée par les abeilles. S’il n’y a plus d’abeilles, il n’y aura plus de pommes, plus de cerises, plus de potiron, plus d’oranges, plus d’huile de colza, tournesol etc. Sans les abeilles, l’agriculture serait morte.

Les végéconnards aiment beaucoup parler d’autres pollinisateurs, mais à part l’abeille domestique, les autres font très peu. Par exemple, la guêpe – qui est l’abeille sauvage de chez nous – butine très peu, car elle ne met rien de côté. Mais l’abeille domestique saurait-elle vivre à l’état sauvage? J’en doute très fort. Lorsque les abeilles essaiment, tous les essaims périssent en hiver, s’ils ne sont pas récupérés par quelqu’un.

Mais si les abeilles sont indispensables, cela ne justifie pas ce que font la plupart des apiculteurs. Les apiculteurs commettent en général deux grosses erreurs de maltraitance d’abeilles: ils prennent aux abeilles la quasi-totalité de leur production; ils ne leur donnent pas d’eau.

Comment faire de l’apiculture morale? Ben, de la même façon dont on produit du café équitable, du chocolat équitable, des bananes équitables, ou même du pain équitable.

L’apiculteur moral fournit aux abeilles: une demeure convenable (ruche), de l’eau, des soins médicaux; s’il a le moyen, il déplace les abeilles sur le champ de culture, ce qui réduit énormément les déplacements des abeilles, et du coup, elles ramassent plus vite, et avec beaucoup moins de fatigue. En échange, l’apiculteur moral prélève la moitié de la récolte de miel, et laisse aux abeilles l’autre moitié. Cela me semble très raisonnable. Quand je pense que pour chaque € de produits du commerce équitable de supermarché, l’agriculteur touche 3 eurocents ou un peu moins (contre seulement 1 eurocent pour le non-équitable), je pense que l’échange entre l’apiculteur et la famille d’abeilles est tout à fait raisonnable, pour autant que l’apiculteur remplisse son devoir envers les abeilles.

Voici un article intéressant, par Jérémy Anso: La Traite des abeilles par les apiculteurs esclavagistes.

Dans les prochains articles, je parlerai des deux grosses immoralités apicultrices: l’assoiffement et l’affamement des abeilles.